Message adressé par le Commandant en chef aux participants à la célébration de ses 80 ans
Chers compatriotes et chers amis du monde entier,
PENDANT toute cette période j’ai travaillé intensément pour garantir dans notre pays les objectifs contenus dans la Proclamation du 31 juillet.
Nous sommes aujourd’hui confrontés à un adversaire qui a conduit les États-Unis à un désastre d’une telle ampleur qu’il est presque certain que le peuple nord-américain ne lui permettra pas de terminer son mandat présidentiel.
Au moment de m’adresser à vous, intellectuels et prestigieuses personnalités du monde, je me trouvais face à un dilemme: il était impossible de vous réunir dans un petit local; pour accueillir tous les visiteurs il nous fallait rien moins que le théâtre Karl Marx, et mon état ne me permettait pas encore, selon les médecins, de me présenter devant une assistance aussi colossale.
J’ai donc opté pour vous parler à tous par cette voie. Chacun connaît mon point de vue sur la gloire et les honneurs, inspiré de José Marti qui disait que tous les honneurs du monde tiennent dans un grain de maïs.
Je me sens dépassé par votre générosité: je voudrais citer ici tant de noms qu’une fois de plus je préfère n’en mentionner qu’un, celui d’Oswaldo Guayasamin, qui est en quelque sorte la synthèse des vertus les plus élevées que vous incarnez tous.
De moi il a fait quatre portraits. Le premier, qui date de 1961, est perdu. Je l’ai cherché partout sans jamais pouvoir le retrouver, et j’en ai souffert amèrement lorsque j’ai compris ce que la personne de Guayasamin avait d’exceptionnel. Le second fut peint en 1981 et a été conservé à la Maison Guayasamin de la Vieille Havane. Le troisième, de 1986, se trouve au siège de la «Fondation Antonio Nuñez Jiménez de la Nature et de l’Homme». Nous étions, lui et moi, bien loin de savoir, lorsque nous nous sommes rencontrés, qu’il ferait de moi un quatrième portrait en août 1996: son cadeau d’anniversaire.
Quelle profonde inspiration lui a dicté ces paroles: «À Quito et en n’importe quel parage de la Terre, laissez une lumière allumée, je rentrerai tard.»
Un jour, pour l’inauguration de la Chapelle de l’Homme, j’ai dit de Guayasamin: «C’est la personne la plus noble, la plus transparente et la plus humaine que j’aie jamais connue. Il créait à la vitesse de la lumière, et sa dimension d’être humain était illimitée».
Tant qu’existera la planète et que des être humains respireront, l’œuvre des créateurs perdurera.
Aujourd’hui, grâce à la technologie, les œuvres et les connaissances que l’homme a accumulées au fil des millénaires sont à la portée de tous, bien qu’on ne sache pas encore quels seront les effets sur l’homme des radiations émises par des milliards d’ordinateurs et de téléphones portables.
Tout récemment, la prestigieuse Fondation mondiale pour la vie sylvestre (WWF International, son sigle anglais), dont le siège est en Suisse et qui est considérée comme la plus importante ONG pour la défense de l’environnement mondial, a déclaré que l’ensemble de mesures appliquées à Cuba pour protéger l’environnement en faisait le seul pays de la Terre à respecter les conditions minimales de développement durable. C’est pour nous un honneur et un encouragement, mais de faible importance mondiale compte tenu du poids relatif de notre économie. Voilà pourquoi, le 23 novembre, j’envoyais au président Chavez le message suivant:
«Cher Hugo,
«En adoptant un programme intégral d’économie d’énergie, tu deviendras le plus prestigieux défenseur mondial de l’environnement.
«Le fait que le Venezuela soit le pays disposant des plus grandes réserves de pétrole du monde revêt une importance énorme et fera de toi un exemple qui entraînera tous les autres consommateurs d’énergie à te suivre, économisant ainsi des sommes incalculables.
«Si Cuba, pays producteur de nickel, peut mobiliser des milliards de dollars pour son développement, le Venezuela peut tirer de ses exportations d’hydrocarbures des billions.
«Si les pays riches et industrialisés réalisaient l’exploit, d’ici à quelques dizaines d’années, de reproduire dans la planète la fusion solaire, après avoir détruit l’environnement à force d’émanations d’hydrocarbures, comment les peuples pauvres, qui constituent l’immense majorité de l’humanité, pourront-ils vivre dans ce monde ?
« Jusqu’à la victoire, toujours!»
En dernier lieu, chers amis qui nous avez fait l’immense honneur de venir nous rendre visite, je prends congé avec le regret douloureux de n’avoir pas pu vous remercier personnellement ni donner l’accolade à chacun de vous. Nous avons le devoir de sauver notre espèce. •
Fidel Castro Ruz
28 novembre 2006
Face à l'indécente campagne menée contre Cuba socialiste et son dirigeant historique, le CISC souhaite un prompt et total rétablissement au camarade Fidel Castro, assure de sa confiance le PCC et le camarade Raul Castro, et réaffirme sa solidarité politique indéfectible avec le peuple cubain et sa révolution.
le bureau national du CISC
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LES AMIS DE KARL MARX
Vive la Révolution cubaine !
Face à la situation créée à Cuba par les problèmes de santé du Commandant Fidel Castro, à la délégation de ses responsabilités et de ses engagements internationaux au sein de l’Etat cubain,
- Les Amis de Karl Marx réaffirment leur solidarité avec le peuple cubain et sa Révolution et demeurent convaincus que le développement et la continuité de l’œuvre entreprise demeurent indépendants de l’état de santé de quelque dirigeant que ce soit. Et ce, sans vouloir diminuer tant soit peu l’importance historique de la figure du Commandant Fidel Castro à qui nous souhaitons un prompt et complet rétablissement.
- Les Amis de Karl Marx suivent avec une grande attention les évènements en cours et s’inscrivent dans une défense sans faille de la Révolution cubaine face à une éventuelle agression de l’impérialisme américain ou de groupes contre révolutionnaires protégés par les Etats-Unis et à la solde de ces derniers.
- Les Amis de Karl Marx dénoncent la campagne de désinformation orchestrée par les médias à la botte du capital et continuent plus que jamais à appuyer le processus révolutionnaire cubain, exemple de dignité, de justice sociale et de solidarité internationaliste.
Boucau le 3 août 2006
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Traduction non-officielle
PROCLAMATION DU COMMANDANT EN CHEF AU PEUPLE CUBAIN
En raison de l’énorme effort réalisé afin de visiter la ville argentine de Cordoba, de participer à la réunion du Mercosur, à la clôture du Sommet des Peuples à l’historique Université de Cordoba et à la visite d’Altagracia, la ville où le Che a vécu son enfance, ainsi que le fait d’assister immédiatement à la commémoration du 53ème anniversaire de l’assaut des casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes, le 26 juillet 1953, dans les provinces de Granma et Holguín, des jours et des nuits de travail continu sans à peine dormir, ont fait que ma santé, qui a résistée à toutes les épreuves, ait été soumise à un stress extrême et se soit affaiblie.
Ceci a provoqué une crise intestinale aiguë avec saignement soutenu qui m’a obligé à affronter une intervention chirurgicale compliquée. Tous les détails de cet accident de santé figurent dans les radiographies, les endoscopies et les matériels filmés. L’intervention m’oblige à rester au repos pendant plusieurs semaines, éloigné de mes responsabilités et postes.
Étant donné que notre pays est menacé lors des circonstances comme celle-ci par les Gouvernement des Etats-Unis, j’ai pris la décision suivante :
1) Je délègue provisoirement mes fonctions de Premier Secrétaire du Comité Central du Parti Communiste de Cuba au Second Secrétaire, Raúl CASTRO RUZ.
2) Je délègue provisoirement mes fonctions de Commandant en Chef des héroïques Forces Armées Révolutionnaires au collègue cité ci-dessus, Général de l’Armée Raúl CASTRO RUZ.
3) Je délègue provisoirement mes fonctions de Président du Conseil d’État et du Gouvernement de la République de Cuba au Premier Vice-président, Raúl CASTRO RUZ.
4) Je délègue provisoirement mes fonctions de promoteur principal du Programme national et international de Santé publique au Membre du Bureau Politique et Ministre de la Santé publique, José Ramón BALAGUER CABRERA.
5) Je délègue provisoirement mes fonctions de promoteur principal du Programme national et international d’Éducation aux collègues José Ramón MACHADO VENTURA et Esteban LAZO HERNANDEZ, Membres du Bureau Politique.
6) Je délègue provisoirement mes fonctions de promoteur principal du Programme national de la Révolution énergétique à Cuba et de collaboration avec d’autres pays dans ce domaine au collègue Carlos LAGE DAVILA, Membre du Bureau Politique et secrétaire du Comité Exécutif du Conseil de Ministres.
Les fonds correspondants qui seront destinés à ces trois programmes, Santé, Éducation et Énergétique, devront continuer à être gérés et avoir un caractère prioritaire, comme je l’ai personnellement fait jusqu’à présent, par les collègues Carlos LAGE DAVILA, Secrétaire du Comité Exécutif du Conseil de Ministres, Francisco SOBERON VALDES, Ministre Président de la Banque Centrale de Cuba, et Felipe PEREZ ROQUE, Ministre de Relations Extérieures, qui m’ont accompagné dans ces démarches et qui devront constituer une commission pour cet objectif.
Notre glorieux Parti Communiste, avec le soutient des organisations de masses et de tout notre peuple a la mission d’assumer la tâche confiée dans cette Proclamation.
Le Sommet du Mouvement des Pays Non-alignés qui se tiendra entre le 11 et le 16 septembre devra être l’objet de la plus grande attention de l’État et de la Nation cubaine pour qu’il ait lieu avec un maximum de splendeur à la date retenue.
Je vous prie de reporter la célébration de mon 80ème anniversaire, que des milliers de personnalités ont si généreusement décidé de fêter le 13 août prochain, pour le 2 décembre de l’année en cours, date de la commémoration du 50ème anniversaire du débarquement du Granma.
Je demande au Comité Central du Parti et à l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire le soutient le plus ferme à cette Proclamation.
Je n’ai pas le moindre doute du fait que notre peuple et notre Révolution lutteront jusqu’à la dernière goutte de sang pour défendre ces idées et autres encore, ainsi que les mesures nécessaires à la sauvegarde de ce processus historique.
L’impérialisme ne pourra jamais anéantir Cuba.
La Bataille d’Idées continuera.
¡Vive la Patrie!
¡Vive la Révolution!
¡Vive le socialisme!
¡Jusqu’à la victoire toujours!

Fidel CASTRO RUZ
Commandant en Chef
Premier Secrétaire du Parti et Président des Conseils d’État et des Ministres de la République de Cuba.
31 juillet 2006 18h22
Allocution (version complète) prononcée par Fidel Castro Ruz, président de la République de Cuba, au meeting central pour le cinquante-troisième anniversaire de l'attaque des casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes, sur la place de la Patrie de Bayamo (Granma), le 26 juillet 2006
Chers compatriotes de Granma et de Cuba
Quatre programmes importants de la Révolution ont été inaugurés du 28 au 30 mars 2002 dans cette province héroïque dont les succès nous remplissent aujourd'hui d'admiration, voire d'étonnement (exclamations).
Et je n'exagère pas, parce que les choses que je signale ici sont difficiles à croire.
Le programme d'introduction de l'informatique dans l'enseignement primaire, annoncé dans une école de Pilón - une toute petit école, plutôt - ne comptant que dix-huit élèves et un seul ordinateur alimenté par système photovoltaïque, bénéficie maintenant à 74 364 écoliers du primaire qui disposent de 2 021 ordinateurs.
Le programme audiovisuel mis en route dans la province au profit de l'enseignement primaire et secondaire a été doté à ce jour de 7 460 téléviseurs, de 5 581 magnétoscopes et de 5 054 ordinateurs. Des cellules photovoltaïques - autrement dit les panneaux solaires - alimentent 485 écoles ne disposant pas d'électricité, dont 167 comptent moins de cinq élèves et 24 un seul élève et un instituteur, au nom du principe en vertu duquel aucun enfant ne peut manquer d'une école, aussi éloigné qu'il vive. Ces écoles ne dépensent pas un gramme de combustible pour garantir l'électricité nécessaire aux appareils et à l'éclairage tout court. Quand le cours de perfectionnement intégral pour jeunes (les élèves de ce cours présents sur la place se font entendre) a été lancé - voilà donc quatre ans, ici même, ce soir-là, à Manzanillo, dans cette province de Granma - il comptait 12 124 élèves. Il en compte aujourd'hui 17 930. Un total de 17 950 élèves issus de ces cours sont entrés à l'université, si bien que la province Granma compte aujourd'hui 47 409 étudiants, soit trois fois plus que le pays n'en comptait au triomphe de la Révolution. Les trente-neuf carrières universitaires qu'on y étudie comptent bien plus d'étudiants grâce au programme d'universalisation de l'enseignement supérieur qui dispose de cinquante-quatre nouveaux collèges universitaires dans toutes les communes de la province (applaudissements).
Le taux de chômage de la province, qui était de 10,7 p. 100 à ce moment-là, s'est réduit au niveau du plein emploi : 1,6 p. 100 (applaudissements). Je me rappelle qu'à un moment donné, le chômage dans la province, ou du moins à Manzanillo, atteignait 17 p. 100, un chiffre impressionnant, parce que de nombreuses usines avaient dû arrêter leur production durant la Période spéciale.
On y avait aussi inauguré ces jours-là le programme des salles de vidéo pour amener la télévision à la population paysanne isolée. La province comptait alors 171 installations, et il faut voir combien nous en étions fiers : or, elle en compte aujourd'hui 454, le chiffre le plus élevé du pays, qui ont accueilli plus de quatre millions de spectateurs.
Ces installations, de pair avec leur fonction récréative, sont devenues dans la pratique des centres de pratique et d'apprentissage des échecs - pour développer les muscles du cerveau (rires) - de l'éducation sanitaire et d'autres importantes activités sociales, au point que 364, grâce aux équipements et aux personnels pertinents, prêtent aussi des services de physiothérapie et de réhabilitation communautaire (applaudissements).
Je me souviens du jour où cette idée a pris naissance : si ces salles existaient, si elles étaient en dur, si elles possédaient l'électricité, la télévision et les chaises, il suffisait dès lors de disposer d'un local pour y installer l'équipement dont tant de gens ont besoin mais qui n'ont pas toujours la possibilité de descendre de la montagne ou d'un endroit reculé pour se rendre dans une polyclinique de Media Luna ou de Niquero ou de Pilón et y recevoir le traitement requis pour une lésion ou pour toute autre chose. Et ces besoins sont bien plus fréquents qu'on ne le croit.
Dix nouvelles salles de vidéo sont en chantier.
On a conçu et inauguré le programme d'enseignement des arts plastiques à l'académie Carlos Enríquez, un édifice reconstruit et agrandi de Mazanillo, puis à l'académie Oswaldo Guayasamín, de Bayamo, dans un nouvel édifice. Ces deux institutions ont diplômé 83 élèves et en comptent aujourd'hui 171 (applaudissements).
On travaillait à ce moment-là à la restauration du théâtre de Manzanillo, fermé depuis trente ans, qui a donné à ce jour 580 représentations suivies par plus de 120 000 spectateurs.
On a donné une impulsion à la formation de fanfares et on a créé l'école de cette spécialité, la seule du pays, au point que toutes les communes de la province disposent aujourd'hui d'une fanfare (applaudissements). On a constitué dix fanfares sur les treize territoires qui n'en disposaient pas, deux fanfares d'enfants et deux dans des prisons.
C'est à partir de cette dernière idée que des détenus ont suivi les cours de perfectionnement, dont 243 ont conclu la terminale et 140 ont reçu le diplôme émis par les Clubs d'informatique pour jeunes (applaudissements). Au lieu de la violence et de la drogue, avec quoi vous ne pouvez rééduque personne, ou plutôt éduquer personne. Parce que celui qui se retrouve dans cette situation, c'est en règle générale quelqu'un qui n'a pas reçu d'éducation. Éduquons, et nous verrons combien la quantité de gens qui se retrouvent en prison diminue. (Exclamations de : Vive Fidel !) de 524 ordinateurs, qui ont formé 59 473 personnes (applaudissements), et sept autres Clubs sont en chantier (vivats).
Durant cette période, on a construit dans la province 614 ouvrages dans le cadre de la Bataille d'idées, et quatre autres grands ouvrages à fort impact social, à savoir :
L'aqueduc de Manzanillo, avec ses 350 kilomètres de canalisations et plus de 500 kilomètres de branchements, bénéficiant déjà à plus de 105 780 habitants, car il n'est pas encore complété. Ceci doit nous pousser à réfléchir à ce qu'est l'eau, à ce qu'elle coûte, pour nous rendre compte combien il est injustifié et irresponsable de la gaspiller.
Le périphérique sud de Bayamo, avec ses 6,7 kilomètres de route, qui permet de soulager l'entrée dans la ville et de mieux en préserver le patrimoine historique et urbain. Et ce n'est pas tout.
Que ne reste-t-il encore à faire à Bayamo ! Mais ça ne veut pas dire que nous nous repentirions ou qu'il nous semblerait absurde que les Bayamais mettent un jour le feu à leur ville plutôt que de la livrer à l'ennemi (cris de : Vive Fidel !). Mieux vaut l'incendier et qu'il n'en reste rien, parce que c'est sur la dignité qu'on peut édifier un monde. Nous sommes en butte à un blocus, nous sommes menacés depuis plus de cinquante ans, et nous pouvons dire à nos petits voisins du Nord : « Montrez-moi une photo, une carte d'un pays, d'une province où l'on ait fait quelque chose d'approchant à ce que vous avez fait, vous les habitants de Granma, en quatre ans ! » (Slogans de : Fidel, Fidel !)
Le drainage nord de Bayamo, dont les services hydrauliques et d'urbanisation dans leur première étape bénéficient 33 794 habitants et permettront de traiter les eaux usées de 80 000 personnes. Le tronçon réparé de la route Veguitas-Yara-Manzanillo, qui était en un état critique, de 14,3 km de long. On travaille actuellement au tronçon Dátil-Université.
On a reconstruit 27 écoles, qui accueillent plus de 14 229 élèves.
On a terminé de construire 8 polycliniques, bénéficiant 241 596 habitants, et on travaille à 21 autres qui prêteront des services de première qualité au reste des habitants de la province, dont 13 seront conclues dans les quatre prochains mois et les 8 derniers dans dix mois au maximum (applaudissements).
La province a reçu en plus de nombreux équipements médicaux de pointe qui ont permis d'élever la qualité des soins.
Les huit polycliniques conclues en Granma comptent, de même que les 165 autres déjà terminées dans le reste du pays, de nouveaux services d'échographie, de thrombolyse, de traumatologie, d'endoscopie - sans lesquels vous ne pouvez pas voir de nombreux problèmes de l'appareil digestif, bien qu'ils servent à d'autres fins, car c'est toute une branche de la médecine - et des laboratoires d'allergie. Combien d'asthmatiques, par exemple, dans n'importe quelle province de notre pays, une île qui se caractérise par des niveaux d'humidité élevés et par un taux d'asthme élevé. Ça arrive au Japon, en Angleterre, et ailleurs. Tous ces services, donc, n'existaient avant 2002 que dans les hôpitaux. De plus, des services de rayons X, de régulation menstruelle, de petite chirurgie, d'électrocardiographie, d'optométrie, d'ophtalmologie, de stomatologie qui ne se prêtaient que dans un nombre réduit de polycliniques. De même que le laboratoire clinique, ces services disposent de la technologie la plus moderne et sont ouverts 24 h x 24.
Pourquoi les fermer à un moment donné, alors que la douleur, l'infarctus, la maladie surviennent à toute heure ? Ou est-ce que nous allons suivre une espèce de norme syndicale digne d'une usine d'automobiles ou de chantiers navals ? On ne peut jamais oublier que ce sont des êtres humains qui vont dans les hôpitaux et les polycliniques, des hommes et des femmes, des enfants, des femmes enceintes, de gens de tous âges et sujets à n'importe quel problème de santé ou à un accident.
À l'époque de l'indien Hatuey , je peux vous assurer que personne ne mourait d'un accident de la route (rires). Et aujourd'hui, on assassine même les gens dans des accidents de la route ! Comme ce camionneur qui, voilà pas si longtemps sur la route Sud, aux abords de Guamá, roulait sans autorisation et allez savoir dans quelles conditions, qui a capoté et qui a tué des femmes, des enfants, des hommes. On en a parlé aux nouvelles. Quelle tristesse ! Un irresponsable, pour ne pas dire un de ces si nombreux irresponsables...
Vous écoutez les nouvelle de ce qui se passe à Cartagena , quand vous pouvez, et vous devez donc savoir qu'Eddy Martin a souffert un grave accident parce qu'un bus n'a pas respecté un stop. Pourquoi des choses pareilles arrivent-elles ? Peut-être que notre pays, à mesure qu'il acquière plus d'éducation, plus de connaissances, plus de conscience, se montrera plus sévère, peut-être qu'une population mieux éduquée s'arrangera pour réduire ces cas au minimum.
Je ne vous signale que certaines choses. En fait, même avec un ciel couvert, je n'aurais pas assez de temps à ce meeting pour vous explique ce qu'on peut faire dans la lutte contre le délinquance. Ou plutôt, pas tant dans la lutte contre la délinquance que dans la lutte pour empêcher que les délinquants ne se développent dans notre pays, et quels sont les phénomènes culturels et éducationnels, et même génétiques, qui poussent à la délinquance, indépendamment de la nécessité de discipline de tout peuple, de toute nation et de toute société.
Le jour où il existera des sociétés vraiment justes dans le monde - et l'heure approche, faute d'alternative - ce jour-là on pourra recourir d'une façon rationnelle à toute la force de l'éducation pour créer des valeurs et en particulier pour les transmettre. Telle est la tâche de l'instituteur, de l'éducateur, du professeur, depuis le primaire jusqu'à cent ans et quelques.
Car notre pays compte aujourd'hui je ne sais combien des milliers de citoyens qui ont atteint cent ans et plus, et il y en aura, logiquement, toujours plus. Mais que notre petit voisin du Nord ne s'effraie pas : je ne pense pas continuer d'exercer des fonctions à cet âge ! (Rires) En plus, celle que j'exerce, ce n'est pas par ma volonté, tant s'en faut, je n'ai jamais lutté pour ça. En revanche, oui, je lutterai toute ma vie jusqu'à la dernière seconde, tant que j'aurais l'usage de ma raison, pour faire quelque chose de bon, quelque chose d'utile, parce que nous avons tous appris, nous les révolutionnaires, à être meilleurs à chaque année qui nous tombe dessus (slogans de : Vive Fidel !), et que l'être humain gagne en dignité quand il fait quelque chose pour autrui. (Slogans de : Vive le 26 juillet !)
Aujourd'hui, donc, les polycliniques offrent les services et la technologie qui ne se trouvaient il y a quatre ans que dans les hôpitaux.
Voilà pourquoi on a établi des services de soins intensifs dans toutes les communes ne disposant pas d'un hôpital. À ce jour, 118 communes en disposent, et on continuera d'étudier la question et la possibilité d'élargir ce services, parce qu'il se peut qu'une seule polyclinique par commune ne suffise pas, si celle-ci est très grande, et même s'il y existe un hôpital.
À La Havane, par exemple, une commune peut compter cent ou cent cinquante mille habitants. L'idée de départ : au moins une polyclinique par commune, ne sera peut-être pas suffisante ; il peut y en avoir trois ou cinq...
A La Havane, la commune Diez de Octubre compte plus de deux cent mille habitants. Et d'autres villes aussi : Camagüey en compte environ quatre cent mille.
Bref, toutes ces idées vont se perfectionner peu à peu, tous ces services vont devenir aussi de plus en plus rationnels, parce que je pense qu'il faut faire les choses chaque fois mieux, et quand nous estimons que tout est parfait dans un secteur, il faut aller voir dans un autre. Il reste toujours beaucoup d'imperfections, il en restera toujours, parce que les besoins se renouvellent.
Jadis, personne n'avait besoin d'un téléphone, personne n'avait besoin de l'électricité. Quand les Bayamais ont mis le feu à leur ville, tout ce qu'il y avait là c'était le télégraphe, et je crois que c'est par le télégraphe que Carlos Manuel de Céspedes a appris qu'il existait un mandat d'arrêt contre lui. À cette époque, l'électricité n'existait pas, on s'éclairait à la lampe à huile, et je crois que même le carbure servait à éclairer. Bah, tout le monde se couchait plus tôt. Il n'y avait pas de coupes du monde ni de jeux olympiques ni de toutes ces choses qui maintiennent les gens debout jusqu'à minuit et plus. Quelle chance si je pouvais me coucher à cette heure-ci, moi aussi. (Rires et slogans de : Vive la Révolution et de Vive Fidel !)
On a aussi revitalisé dernièrement dans la province Granma dix salons de chirurgie, sept laboratoires cliniques, 5 salles de soins intensifs, et les équipements de stérilisation dans les hôpitaux généraux, pédiatriques et maternels. Seize magasins d'optique couvrant toutes les communes ont reçu de nouveaux équipements.
Des 28 600 travailleurs de la santé en missions internationalistes dans soixante et onze pays, 2 232 sont de Granma (applaudissements).
Car notre pays compte aujourd'hui le taux le plus élevé de médecins par habitant, et de loin, au monde. Quelle tristesse, hélas, de savoir que l'Afrique subsaharienne, avec ses presque 700 millions d'habitants, ne compte que 50 000 médecins, tandis que Cuba, avec ses 11 200 000 habitants, en compte plus de 70 000. Nos universités accueillent plus de 20 000 élèves de médecine, sans compter les dizaines de milliers d'étudiants du tiers monde, surtout d'Amérique latine, qui font des études à Cuba. De fait, une part importante des médecins du tiers monde est en train de se former à Cuba !
On a conclu l'école provinciale d'art, ce qui augmente la quantité d'élèves dans l'enseignement artistique : en 2000, il n'existait dans la province que deux écoles d'art de niveau élémentaire accueillant 202 élèves ; aujourd'hui, on compte 501 élèves de plusieurs provinces de l'Est et du centre du pays aux niveaux élémentaire et secondaire, et dans seize disciplines musicales. Le niveau secondaire en danse débutera l'an prochain.
On a réparé l'école d'animateurs culturels, qui accueille 651 élèves et qui a diplômé à ce jour 385 animateurs, qui travaillent dans 21o écoles et encadrent plus de 52 000 enfants dans des ateliers d'appréciation artistique.
Rien de tout ça n'existait avant ici, voilà quatre ans, car tout a démarré dans le cadre de la Bataille d'idées, et la première promotion d'animateurs est sortie le jour de mon élégante chute à Villa Clara (rires) voilà bientôt deux ans. Pensez un peu si j'ai dû en faire, de la physiothérapie ! Que serait-il devenu de moi si je n'avais pas eu un physiothérapeute qui m'oblige à marcher et à utiliser mon bras ! Il n'a peut-être pas autant de punch qu'avant, mais il me reste du moins le gauche, qui est un bras très symbolique (rires et vivats à Fidel).
On a construit les écoles militaires Camilo Cienfuegos à Bayamo et à Manzanillo, de trois cents élèves chacune.
On a formé ces quatre dernières années 3 151 travailleurs sociaux de la province (exclamations), qui ont participé activement à d'importantes tâches de la Révolution en Granma et dans tout le pays.
Vrai, la province Granma n'a besoin d'aucun plan de transition yankee pour alphabétiser, vacciner et soigner sa population (exclamations de : Non). Nous avons aujourd'hui ce que la population des Etats-Unis n'a pas, ce que des dizaines de millions d'Étasuniens, plus de 40 millions, n'ont pas. Et on verra bien ce que fera Granma ensuite avec toutes ces avancées spectaculaires. Car il me reste encore quelques chiffres. Un peu de patience, et vous verrez (vivats).
Il faudrait dire à Bush et compagnie qui parlent de plan de transition pour Cuba de venir voir un peu ici en Granma ce qu'est un programme d'éducation, un programme de santé, un programme de développement de l'art, de la culture (exclamations). Ils peuvent venir voir n'importe où dans le pays, nous les invitons (exclamations).
Trois ans après le lancement de tous ces programmes, en juillet 2005, un cyclone dévastateur catégorie 4 s'est abattu sur le province de Granma. En fait, les appareils de mesure sont restés coincés à des vents de 238 km/h. On a estimé qu'ils ont pu atteindre 300 km/h. Les vents soutenus de presque 240 km/h avec des rafales de jusqu'à 260 km/h ont rasé, comme le fil d'un rasoir, des zones entières des forêts couvrant le versant sud de la Sierra Maestra.
Personne ne peut me dire le contraire, j'ai vu les photos de notre poste de commandement de La Plata : il n'en est rien resté ! Des forêts arasées, des forêts vierges. Je ne sais quel phénomène a pu se passer là. Peut-être le vent s'est-il concentré dans les canyons des cours d'eau qui descendent de la montagne, a-t-il cerné les versants, mais il a dû certainement se passer quelque chose. Je ne pouvais pas m'imaginer qu'un cyclone était capable de causer tant de dommages à la nature ! Je crois qu'on est en train de relever tout ça là-bas. Oui, je parle de rasage, de fauchage, ça ressemblait à un champ de canne fraîchement coupé. Et tout ceci est survenu alors que vous étiez attelés à ce programme, voilà un peu plus d'un an.
Donc, le cyclone a aussi frappé furieusement l'ensemble de la province Granma, ce qui l'a contrainte de détourner son attention des principaux ouvrages et de se concentrer sur la réparation ou la reconstruction des 46 300 logements touchés, dont 14 186 s'étaient totalement écroulés, soit plus de 90 p. 100 des logements des communes Pilón et Niquero, 75,5 p. 100 de ceux de Media Luna, en plus des dommages incommensurables causés aux installations de santé, d'éducation et de commerce, dont 389 établissements d'enseignement, 119 maisons de médecins de la communauté, 17 pharmacies, 250 épiceries, 630 kilomètres de route, 5 ponts, 101 salles de télévision, 3 installations touristiques, des centaines d'hectares de cultures et plusieurs installations industrielles. Oui, tout ceci dans le cadre de ce programme dont le succès a permis à la province d'obtenir cette reconnaissance de la nation.
Les premières ressources sont arrivées dans la province dès la fin du cyclone, dont, le jour même, douze groupes électrogènes envoyés par la direction de la Révolution pour faire face aux graves problèmes de courant électrique.
Tous ces mois-ci, la province a reçu 215 331 tôles de zinc, 102 175 tôles de fibrociment, 1 416 tonnes d'acier et 14 661 tonnes de ciment ; ainsi que 25 233 matelas pour les sinistrés et 3 800 téléviseurs.
Ces ressources ont permis de relever 18 225 toits endommagés en tout ou en partie, et 1 307 logements totalement détruits. C'est là un des plus grands efforts qu'a dû faire le pays. Sans ça, nous aurions sans doute modernisé bien plus de polycliniques. Il reste plusieurs milliers de logements à reconstruire ou à réparer.
La province travaille aussi à une série de tâches stratégiques de la Révolution.
Dans le cadre de la révolution énergétique, elle a travaillé à l'installation de groupes électrogènes pour imprévus, qui produisent 7,9 mégawatts, de groupes en sous-stations rurales produisant 5,2 mégawatts, et de batteries de huit groupes chacune à Bayamo, qui produisent 30 mégawatts. La puissance installée actuellement en Granma est de 43,1 mégawatts, alors que la demande totale oscille entre 86 et 89 mégawatts. Le mouvement de terre pour les seize groupes électrogènes de Manzanillo est terminé, si bien que leur mise en marche augmentera la capacité de production de 30 mégawatts.
Toujours dans le cadre de la révolution énergétique, on a distribué 262 435 autocuiseurs électriques polyvalents, autant de réchauds électriques, d'autocuiseurs à riz et de chauffe-eau, bénéficiant autant de familles. 97 p. 100 des logements électrifiés cuisinent à l'électricité dans une province où 93,5 des familles utilisaient avant des réchauds à pétrole.
La province dispose des équipements nécessaires pour compléter la totalité des foyers compris dans la première étape, autrement dit ceux qui disposent des conditions électriques requises.
On a commencé récemment à remplacer en Granma les réfrigérateurs gros consommateurs d'électricité, à faible rendement ou trop vieux, à raison de 14 000 à ce jour, soit 10 p. 100, et on espère avoir conclu l'opération dans les huit prochains mois. Peut-être même avant, mais il faut se donner une marge. Soyez sûrs en tout cas que la province de Granma ne sera pas oubliée (applaudissements). On a commencé par celle de Pinar del Río, qui est la province expérimentale et qui a prêté de grands services au pays.
On a remplacé des centaines de milliers d'ampoules incandescentes par des ampoules à basse consommation. Et ce n'est pas fini.
On a remplacé 114 957 ventilateurs artisanaux (donc gros consommateurs) par des ventilateurs efficaces.
On a aussi livré 3 800 téléviseurs, la priorité ayant été donnée aux familles touchées par le cyclone Dennis.
On a bâti six silos et on travaille à dix-huit autres, pour une capacité totale de presque 50 000 tonnes. Il n'en existait aucun. Ce sont des silos réfrigérés très modernes, extrêmement économiques, et qui seront dotés de leurs moulins à marteau correspondants.
La télévision municipale de Manzanillo a commencé à fonctionner le 8 septembre 2004. Deux ans après le lancement des programmes dont je vous ai parlé, on a envoyé les équipements requis en Granma, à Manzanillo, à titre expérimental. Les résultats ont vraiment été splendides, et ils ont prouvé que les gens voulaient entendre des nouvelles locales. Y interviennent des poètes, des écrivains, des agriculteurs, des producteurs, de tas de gens émérites, car, en général, les journaux télévisés nationaux ne parlent pas de ce qui se passe dans une commune.
Pratiquement toutes les communes du pays ou presque toutes, en fonction de leur emplacement géographique, disposeront de leur station de télévision municipale (applaudissements). Calculez un peu à quoi ça peut servir en matière d'éducation, d'enseignement, de programmes récréatifs, d'information, à quoi ça peut contribuer à la lutte contre des problèmes donnés. Oui, il existe déjà des dizaines d'équipements de ce genre, et on procède aux études dans chaque commune pour les installer. Celui de Manzanillo, donc, a été inauguré le 8 septembre 2004. Des sondages d'opinion prouvent que plus de 80 p. 100 de la population préfèrent ses émissions, parce que communautaires, à raison de six heures par jour de lundi à vendredi. Il faut bien entendu respecter certains horaires nationaux pour informer la population et dans d'autres objectifs. Le Centre similaire de Niquero devra être conclu à la mi-août.
On travaille à la conclusion de la télévision provinciale, non loin de la place de la Patrie, et où fonctionnera aussi la télévision municipale. La province dispose aussi de Televisión Serrana, qui touche les plus de 93 000 habitants des régions montagneuses.
Pour pouvoir faire parvenir la télévision jusqu'aux endroits les plus reculés de la province, on a installé 227 récepteurs de télévision par satellite dans des écoles, des salles de télévision, des cercles sociaux et des cliniques des zones de silence acoustique, et 137 dans des logements de Santa Cruz, durement touché par le cyclone Dennis.
L'école technique d'informatique Ruben Bravo accueille 1 3o3 élèves. Terminée à 78 p. 10o, elle sera conclue en septembre.
La province de Granma a envoyé 533 élèves à l'Université des sciences informatiques (applaudissements), qui est l'une des meilleures institutions ayant jamais existé. Les élèves y ont tout ce dont ils ont besoin, les meilleurs moyens d'éducation, les meilleurs professeurs. Elle compte d'ores et déjà 8 000 étudiants, et en comptera 10 000 à la prochaine rentrée universitaire. De plus, on va créer des mini-UCI dans toutes les provinces, si bien que le pays disposera sans doute de dizaines de facultés de ce genre.
Les étudiants ont participé aux préparatifs de la Mission Miracle, ils ont fait des tas de choses. Ce sont des talents en pleine action. Personne ne sait exactement tout ce que des institutions de ce genre vont apporter au pays, sans parler du fait qu'elles se convertissent en sources de revenus importants pour un pays comme le nôtre, et ça sera sûrement comme ça.
Pour la prochaine année scolaire, on ouvrira dans cette province, à titre expérimental, une faculté de cette université, qui recevra 300 élèves provenant de Guantánamo, de Santiago de Cuba, d'Holguín, de Las Tunas et de Granma, qui sera installée provisoirement à l'école technique d'informatique de Manzanillo et transférée pour l'année scolaire 2007-2008 à l'école technique générale Luis Milanés, à Bayamo (applaudissements).
L'ouverture de cette faculté régionale de l'UCI, plus celle qui seront ouvertes à Ciego de Avila et à Artemisa, permettra à la prochaine rentrée scolaire à 1 050 jeunes de plus issus des instituts techniques d'informatique de toutes les provinces du pays de faire des études supérieures.
Granma est une province si chère à tous ceux d'entre nous qui y ont débarqué et se sont battus presque deux ans dans ses montagnes, et qui a remporté cette année l'Émulation nationale pour le 26 juillet, hommage légitime à ceux qui sont tombés ce 26 juillet 1953 à la caserne Moncada ou à Bayamo, puisque Santiago et Bayamo étaient les deux objectifs fixés pour lancer cette Révolution (exclamations).
C'est dans cette province que nous avons livré le premier combat victorieux, c'est ici que nous avons repoussé la dernière offensive de la tyrannie, c'est ici que son appareil militaire a failli s'effondrer dans le triangle Santo Domingo-Las Mercedes-Arroyones, dans le bassin du Yara (applaudissements).
C'est à quelques kilomètres de Bayamo que cent quatre-vingts homme ont encerclé Guisa et ont combattu pendant dix jours contre le gros des meilleures troupes ennemies en opération, frappant et décimant les renforts, à commencer par des chars moyens et lourds qui, avec le secours constant de l'aviation, tentaient en vain d'éviter que Guisa ne tombe entre nos mains (exclamations).
Mais ce n'est pas seulement en Granma que la Révolution a entrepris une ouvre sociale colossale. De fait, c'est tout le pays qui est en train de répondre à ces programmes avec un enthousiasme croissant. Dans le cadre de l'émulation nationale du 26 juillet, en plus des succès extraordinaires de Granma et de son parti, sous la direction de Lázaro Expósito, un dirigeant brillant, distingué et respecté (applaudissement et vivats au parti, et d'autres slogans), les provinces de Camagüey, de Villa Clara et de La Havane (applaudissements) ont mérité la condition d'éminentes, tandis que celle de Pinar del Río a obtenu une reconnaissance pour sa contribution à la révolution énergétique et pour d'autres mérites (applaudissements).
Des données irréfutables avalisent ces avancées dans tout le pays :
- 51 633 enfants sont nés à Cuba au premier semestre de 2006, soit 11 pour 1 000 habitants, 99,9 p. 100 des accouchements ayant été institutionnels, et ce depuis 1986, alors qu'en 1970, ce taux n'était que 91,5 p. 100.
- Au 23 juillet courant, le taux de mortalité infantile à Cuba a été de 5,56 décès pour 1 000 naissances vivantes (applaudissements), alors qu'il avait été 6,4 p. 100 à cette même date de l'an dernier, cette différence de 0,80 p. 100 signifiant 86 enfants de plus gagnés pour la vie.
- En 1952, selon la revue Bohemia du 27 avril, le taux de mortalité infantile à Cuba était de 118 décès pour 1 000 naissances vivantes.
- Le taux de mortalité infantile actuel de 5,6 signifie que 994 enfants sur 1 000 nés vivants ont atteint leur première année de vie.
- En 1970, sur 1 000 enfants nés vivants, 956 atteignaient l'âge de cinq ans : ils en mourait donc 44. Ces cinq dernières années, 992 ont atteint cet âge-là.
- À ce jour, sept provinces : Matanzas, Villa Clara, Cienfuegos, La Havane, Camagüey, Holguín et Granma enregistrent un taux de mortalité infantile de 5 ou moins pour 1 000, les chiffres les plus bas correspondant à Holguín (4,08) et Granma (4).
- Le taux de mortalité infantile à La Havane est à ce jour de 4,5.
Nous pourrions demander à Bûchette (rires), à supposer qu'il le sache, quel est le taux de mortalité infantile dans la capitale des Etats-Unis, ou même à New York, une ville si fameuse. En tout cas, cette Havane qui aurait censément besoin, selon lui, d'une période de transition et bien entendu d'un programme de santé, enregistre un taux de mortalité infantile de 4,5 décès pour 1 000 naissances vivantes.
Il est bon de le rappeler, parce que ces messieurs ne cessent de mentir comme des arracheurs de dents, et il ne suffit pas de leur clouer le bec en démentant leurs mensonges : nous allons leur marteler la vérité. C'est par la vérité que cette Révolution s'est faite, c'est par la vérité qu'elle a remporté la victoire, c'est par la vérité qu'elle s'est défendue pendant presque cinquante ans. (Vivats à la Révolution et à Fidel.)
- La mortalité infantile par malformations congénitales était de 3,8 décès pour 1 000 naissances vivantes en 1970. Onze années de Révolution s'étaient alors écoulées. Bien sûr, Cuba ne disposait pas de beaucoup de médecins, puisque 3 000 des 6 000 étaient partis aux USA, et il n'existait qu'une seule université, un seul CHU. Ce taux a été de 1,9 en 2003, soit la moitié ; de 1,7 en 2004 ; de 1,5 en 2005, et en juillet 2006, de 1,3 (applaudissements). Les Etats-Unis, l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne, le Portugal, le Danemark, la Finlande et les Pays-Bas affichent des taux supérieurs. C'est la province de Granma qui enregistre le taux de mortalité infantile par malformations congénitales le plus bas du pays : 0,4.
- Des enfants atteints de malformations congénitales nés cette année-ci, 44 ont été sauvés par intervention de chirurgie cardiovasculaire et 35 par intervention de chirurgie néonatale.
Sur l'espérance de vie à la naissance
- On estimait l'espérance de vie à la naissance à Cuba en 1950-1955 à 59,6 ans, alors que ce chiffre pour l'ensemble du monde développé était de 66,1 ans, soit 6,5 de plus qu'à Cuba. Un demi-siècle après, l'espérance de vie à Cuba est de 77 ans, soit 1,2 an de plus que l'âge estimé en 2000-2005 pour l'ensemble des pays développés, qui est de 75,8 ans.
Nous ne sommes pas encore le pays à espérance de vie la plus prolongée, mais nous avons en tout cas dépassé l'espérance de vie moyenne des pays développés. Oui, il nous faut sans aucun doute une « transition » à la Bûchette, parce que tout ceci est vraiment insupportable ! (Applaudissements.) C'est vraiment là une violation trop cruelle des droits de l'homme, un crime impardonnable que notre petite île, en butte à un blocus, enregistre une espérance de vie supérieure de 1,2 an à la moyenne des pays développés !
- En 1970, l'espérance de vie à Cuba était de 70,4 ans ; trente ans après, elle est, je l'ai dit, de 77 ans, soit un gain de 6,96 ans. Durant cette même période, le gain de vie dans les pays développés n'a été que 4,4 ans, soit une moyenne annuelle de 0,15 an, contre 0,22 à Cuba. Et aucun de ces pays ne souffre de blocus ni n'a traversé une Période spéciale.
- Cuba fait partie aujourd'hui des vingt-cinq pays au monde à espérance de vie plus élevée et ne réunissant, selon des estimations de 2005, que 14 p. 100 de la population mondiale.
Dépistage actif des handicapés à Cuba
Vous allez voir maintenant du sérieux. Et vous allez vous demander : « Et tout ça d'avant, ce n'était pas du sérieux ? » Eh bien, ce que je vais dire est encore plus sérieux, au sujet de la santé.
J'ai parlé de dépistage actif à Córdoba . De quoi s'agit-il ? Il s'agit du véritable diagnostic de l'état de santé d'une population et de la plus grande avancée qu'on puisse concevoir de nos jours pour élever les perspectives de vie de l'être humain.
Et Cuba est le seul pays au monde à avoir fait un pas en avant si profond à partir du moment où elle s'est décidée à connaître le nombre exact de ses handicapés. Nous l'avons fait partout, et ici aussi en Granma, en particulier dans les montagnes, dans le bassin du Cauto et à tous ces endroits, pour vérifier les causes de l'arriération mentale, si cela se devait à un problème du sol, à des problèmes en rapport avec la boisson, ou avec la consanguinité, ou à d'autres raisons. Les chiffres sont les suivants :
- 366 864 cas d'handicap physique, dont : - 140 489 (38,2 p. 100) à arriération mentale.
Vous savez que les écoles spéciales accueillent plus de 50 000 enfants, que l'arriération mentale n'est pas un motif de déshonneur, que dans une société comme la nôtre, un enfant arriéré mental doit aller à l'école, se former et bénéficier au maximum de conditions de vie normales. Ce n'est la faute de personne. Des parents, peut-être, à supposer que certains ne soient pas encore arrivés à bien comprendre qu'à l'étape de la grossesse, on ne doit pas consommer de boissons alcooliques par exemple. Les parents peuvent être un peu fautifs, mais pas l'enfant, en tout cas. Ce sont donc là les chiffres d'arriération mentale légère, sévère et profonde. Les cas d'arriération mentale profonde sont bien moins nombreux.
- 92 506 (25 p. 100) à handicap physique et moteur. –
46 455 (12,6 p. 100) à handicap visuel.
- 23 620 (6,4 p. 100) à handicap auditif.
38 869 (10,05 p. 100) à handicap mental.
- 1 831 (0,50 p. 100) à insuffisance rénale chronique.
- 25 094 (6,8 p. 100) à handicap mixte.
Ces données nous ont permis de lancer un programme de santé pour nos handicapés sans parallèle dans le monde.
Dépistage actif des affections ophtalmologiques en Pinar del Río (au 14 juillet 2006)
Aucune information n'avait été donnée jusqu'ici sur ce point, parce que tout était encore en marche. J'en ai parlé au Sommet du Mercosur, et je crois qu'à l'Université de Córdoba aussi .
La population de la province de Pinar del Río âgée de plus de cinq ans a fait l'objet d'une évaluation logement après logement :
- Population totale à évaluer : 685 961 personnes.
- Population évaluée : 593 406, soit 86,5 p. 100. Il en manque encore plus de 13 p. 100. - À diagnostic de cataracte : 42 753, soit 6,24 p. 100.
Il s'agit d'un dépistage actif, non d'une statistique de patients s'étant rendus en consultation, comme cela s'est fait tout au long de l'histoire, à supposer qu'il y ait un médecin, une polyclinique, un hôpital.
- À diagnostic de glaucome, une maladie sérieuse : 19 609, soit 2,86 p. 100.
-À diagnostic de ptérygion : 43 875, soit 6,4 p. 100.
-À diagnostic de rétinite diabétique : 1 038, soit 0,16 p. 100.
- À diagnostic de défauts réfractifs (myopie, astigmatisme et autres affections de la vue) : 152 371, soit 22,22 p. 100.
Bref, les dépistages effectués dans le cas des handicapés ont été étendus aux problèmes de la vue. Et ils s'étendent maintenant à d'autres problèmes. Voyez un peu.
Dépistage actif de l'insuffisance rénale chronique
Vous savez que ce sont des problèmes qui exigent, si on ne les soigne pas à temps, un rein artificiel, tant qu'il n'existe pas la possibilité d'une greffe, par exemple.
Dans la municipalité Cerro, de La Havane, on a mené un dépistage actif à domicile auprès de 13 098 personnes à risque de maladie rénale, sur un total de 26 629 personnes dans ce cas, en leur faisant un examen d'urine avec un réactif cubain spécifiquement conçu pour détecter à temps le dégât des vaisseaux sanguins.
- On ne connaissant dans la municipalité que 168 personnes souffrant d'insuffisance rénale chronique. - Des 13 098 personnes à risque, 1 608 se sont avérées positif au dommage rénal, soit 12,2 p. 100.
- De ces 1 608 personnes, 98 avait moins de quatre ans ; 30 de cinq à quatorze ans ; 30 de quinze à vingt-quatre ans ; 532 de vingt-cinq à cinquante-neuf ans ; 918 de soixante ans et plus.
- 1 140 personnes du secteur sous enquête ignoraient qu'elles souffraient d'une maladie des reins.
- Des 1 608 diagnostiqués positifs, 1 268 (78,8 p. 100) en étaient à une étape initiale, et donc à temps pour éviter l'insuffisance rénale et ses graves conséquences.
Sur l'île de la Jeunesse, ce même dépistage a été réalisé auprès de 77 398 personnes, soit 96,6 p. 100 de la population totale : 14 322, soit 18,5 p. 100, souffrait de problèmes rénaux, dont 13 460 étaient en mesure d'éviter par ce dépistage précoce les conséquences de l'insuffisance rénale.
Voici un exemple de ce que peut signifier le dépistage actif pour une population : en Pinar del Río, du 2 mai 2006 (soit quinze jours après le démarrage du dépistage actif) au 22 juillet, 6 650 personnes non diagnostiquées à ce jour ont été opérées de cataracte, retrouvant la vue ou l'améliorant (applaudissements). Voyez un peu : rien que de cataracte, un problème qui peut se régler, et les autres aussi, mais encore plus simple. De fait, toutes les personnes diagnostiquées seront soignées et recevront le traitement adéquat.
Je ne vous ai parlé que de la cataracte, autrement dit de quelque chose d'aussi important que la vue, parce que bien des gens ne se rendaient pas compte qu'elles en souffraient du fait qu'elles en étaient à l'étape initiale. Le pays dispose aujourd'hui du capital humain et des équipements pertinents pour le faire.
Le dépistage actif est devenu le mot à l'ordre du jour. Les chiffres que je vous ai donnés sont incroyables, vous ne le trouverez nulle part ailleurs, parce que ça ne s'est fait nulle part ailleurs, tout simplement.
Calculez. Pinar del Río représente environ 14 p. 100 de la population cubaine. Si vous étendez son pourcentage de cataracte à l'ensemble du pays, vous aurez une idée. Mais il nous fait étendre ceci aux autres provinces, voir ce qu'il se passe en Granma, en Holguín et partout ailleurs. Pourquoi donc avons-nous pu réaliser ce dépistage actif en Pinar del Río ? Tout simplement parce qu'un millier d'ophtalmologues y font des études dans un édifice aménagé, en plus des centaines d'autres dans tout le pays, dotés de tous les équipements et de tous les moyens. Deux cents ont été envoyés en Pinar del Río pour effectuer ce dépistage actif, et aussitôt les opérations ont commencé à un certain nombre d'endroits.
Alors, imaginez un peu la quantité de problèmes cardiaques non diagnostiqués, de problèmes de cancer à l'étape initiale, tout ce qu'on peut régler. Eh bien, tout ce dont je vous ai parlé ici, j'en ai parlé au Sommet du Mercosur et à l'Université de Córdoba. Il est essentiel de s'occuper de ces problèmes et de travailler intensément.
Que va-t-il se passer dans les autres pays s'ils ne font pas ça, s'il n'y a personne qui le fasse, dans la mesure où tout y est essentiellement médecine privée, où le néo-libéralisme a liquidé la sécurité sociale et ses hôpitaux, et les hôpitaux publics, tout simplement, et a privatisé la médecine.
Quelqu'un de vous, compatriotes, pense-t-il qu'on peut régler ces problèmes en privatisant la médecine ? (Cris de Non.)
Chacune de ces opérations coûtent. Certains médecins font payer mille dollars, d'autres mille cinq cents, ou deux mille dollars. Une opération de la cataracte aux Etats-Unis peut vous coûter cinq ou six mille dollars, ça dépend. Le monde ne peut payer ça. Je vous assure que notre pays est en train d'acquérir la capacité d'opérer des millions de personnes, et qu'il dispose des équipements requis. Il compte pour l'instant trente centres d'opérations. Ça, c'était avant de connaître cette réalité que nous pourrions qualifier pratiquement de terrible. Il existe un nouveau concept : il ne suffit pas d'avoir les polycliniques, d'avoir les médecins, les médecins de la communauté, de tout avoir, si le citoyen ne se rend pas compte de ses problèmes, s'il ne voit pas les symptômes. Il est donc inéluctable d'introduire le dépistage actif comme un concept moderne. Et c'est un pays qui a opéré des changements sociaux énormes, comme le prouvent les chiffres, qui le dit : il faut changer radicalement la conception des services médicaux. Je vous le dis.
C'est absolument vital. Combien de personnes meurent-elle chaque année faute d'un diagnostic opportun ? De combien pourrait-on prolonger l'espérance de vie ? En prenant soin de l'enfant comme nous le faisons, de combien pourrons-nous réduire la mortalité infantile ? On ne peut la réduire à zéro, bien entendu, c'est très difficile, mais je suis convaincu en tout cas que nous allons la réduire encore plus dans tout le pays. Des 100 décès pour 1 000 naissances vivantes d'avant la Révolution, nous en sommes arrivés à 5.
Nous reparlerons de toutes ces maladies. En tout cas, la question est sur la table. Et à l'échelle internationale. Quant à ces idiots avec leur « transition ». ! Au contraire, le monde doit entrer en révolution s'il veut se sauver, parce que c'est la seule manière. Et encore, je n'ai parlé que de la santé. Ajoutez-y maintenant la pollution de l'environnement et la quantité colossale d'idioties que commet notre espèce à cause de ce système économico-social qui est de plus en plus anachronique, de ce capitalisme à sa phase développée d'impérialisme. C'est bel et bien ce système qui gaspille à tour de bras et qui a instauré cet ordre mondial de faim et de souffrance.
Heureusement, nous pouvons comprendre ces questions, en parler, et vous, écouter avec beaucoup d'attention, parce que nous ne sommes plus le peuple de 1959, nous ne sommes plus le peuple de l'ère capitaliste qui ne pouvait rien comprendre à tout ça. Les gens mouraient sans même savoir ni lire ni écrire ; la télévision n'existait pas, personne ne les informait, comme cela se passe dans de nombreux pays du monde où la seule chose que voient les gens, c'est la pub et rien d'autre.
Notre télévision, notre radio, nos journaux, vous le savez, ne font pas de pub. Ils peuvent faire une campagne pour telle ou telle chose, mais pas de la pub commerciale. Quelle différence ! Et nous voyons bien que tous ces médias, que tous ces mécanismes au service du peuple peuvent apporter des bénéfices énormes aux citoyens, au pays, aux familles, aux enfants.
Dans certains pays africains, l'espérance de vie est de trente-huit ou trente-neuf ans.
On réalise actuellement un grand effort pour réaménager, équiper et adapter aux nouvelles conceptions les installations de santé dans toutes les communes du pays :
- Ce réaménagement a déjà été conclu dans 173 polycliniques, dont 33 au premier semestre de l'année en cours. Soixante autres seront conclus en 2006. Compte tenu des enquêtes que j'ai signalées, il serait hautement utile d'accélérer ce programme.
Je suis convaincu que tous nos compatriotes, compte tenu des réalités que nous avons analysées ici, vont faire partout un plus grand effort, parce que nous disposons des équipements, des personnels, et de tout pour progresser rapidement dans cette direction.
- Les services de physiothérapie et de réhabilitation sont disponibles dans toutes les communes du pays grâce à 453 salles. 44 nouvelles seront aménagées pour atteindre 497 au total, 2 557 000 personnes ayant déjà bénéficié de ces services.
Je peux vous assurer que les centres de physiothérapie et réhabilitation disposent des équipements les plus modernes au monde et que le personnel technique a suivi des cours de recyclage et de perfectionnement intensifs pour prêter cet important service (applaudissements).
Je peux vous dire en passant que quand la brigade du contingent Henry Reeve est allée au Pakistan, elle comptait quatre cents physiothérapeutes de toutes les provinces - d'ici aussi.Et nous avons des milliers de physiothérapeutes. Et nous recevons toujours plus d'équipements, des équipements résolument modernes. Par exemple, pour des massages hydrauliques pour les parties inférieures du corps, ou pour les parties supérieures.
Six cents jeux d'équipements ont été achetés pour Cuba et six cents pour le Venezuela - certains sont là-bas et d'autres ici aussi (applaudissements) - des appareils d'électromagnétisme exceptionnels, qui produisent des vibrations ; d'autres appareils, aussi, environ quatorze jeux.
Voilà quelques mois - on n'en a pas encore parlé - que nous travaillons à la création de l'hôpital de l'athlète, mais qui servira aussi à d'autres personnes. Par exemple, les lanceurs au base-ball souffrent souvent de lésion des fibres musculaires qui les empêchent de jouer, et d'autres sportifs aussi.
Autre chose : on ne peut laisser ces athlètes de haut rendement se retirer comme ça sans plus. Personne n'a encore étudié à fond les conséquences des exercices quotidiens aussi durs que ceux que font les sportifs pour des courses de résistance, l'haltérophilie et bien d'autres disciplines.
Les sports sont très attirants. Tenez, le foot a passionné le monde entier, mais qui s'occupe des problèmes de santé des athlètes ? Eh bien, notre pays va s'en occuper et consacrer un hôpital à la recherche. Il fait les premiers pas dans ce domaine, et aussi dans bien d'autres domaines : la nutrition, la quantité de calories, de protéines, l'effet du cholestérol, des lipides, des aliments. Tout ça, nous allons l'étudier à fond et transmettre nos connaissances (applaudissements).
Salles de soins intensifs municipales
- Elles ont reçu 67 859 patients, dont 39 309, soit 57,9 p. 100, se sont rétablis sans avoir à les adresser à d'autres institutions de santé.
- 22 198 patients, soit 32,7 p. 100 du total, ont dû être envoyés à des institutions hospitalières hors de la commune.
- 18 737 patients ont sauvé la vie, compte tenu des risques qu'ils couraient à leur entrée dans la salle de soins intensifs.
Et depuis quand ces nouvelles salles de soins intensifs ont-elles été installées ? Car ce ne sont pas seulement les soins intensifs, mais aussi les services cardiologiques d'urgence, l'électrocardiographe et le défibrillateur installés dans la polyclinique tout près du lieu de résidence dans les villes - dans la campagne, c'est sans doute un peu plus éloigné. Vous imaginez un peu ce que ça veut dire de pouvoir recevoir un traitement immédiat ! À Cuba, la cause de décès fondamentale, ce sont les problèmes cardiaques, et la plupart de ceux qui meurent décèdent durant leur transport, faute d'avoir reçu un traitement immédiat, une demi-heure, une heure, une heure et demie, deux heures. Avec les médicaments pertinents, qui nettoient le caillot, la quantité de personnes qui en réchappent est très élevée à condition qu'elles soient traitées par du personnel expérimenté à partir du diagnostic établi, non par le médecin, mais par l'appareil lui-même.
- La survie pour asthme modéré ou sévère a été de 99,6 p. 100.
Une pneumonie, l'asthme, provoquent parfois une situation irréversible si vous ne disposez pas de l'équipement adéquat (applaudissements).
- La survie de polytraumatisés ou de patients à lésions sévères a été 97,1 p. 100 en moyenne, ce taux étant passé à 98,1 p. 100 durant le premier semestre de 2006.
- La survie pour maladie cérébrovasculaire a été de 95,5 p. 100.
- Des 2 815 patients soignés pour infarctus aigu du myocarde, 1 439, soit 45,2 p. 100, ont bénéficié d'une thrombolyse, la survie ayant été de 92 p. 100.
- On a conclu la mise en place de 166 centres d'ambulances municipaux qui ont reçu 402 véhicules pour transport de cas d'urgence.
Je ne veux pas m'étendre, parce qu'il y aurait encore beaucoup à dire aujourd'hui. Le soleil chauffe de plus en plus et ses rayons risquent de devenir insupportables. Sachez en tout cas que nous inaugurerons aujourd'hui, 26 juillet, où nous rappelons les attaques de Santiago et de Bayamo, à sept heures du soir, à Holguín, le plus grand système de groupes électrogènes synchronisés du pays, qui pourra produire plus de 200 000 kilowatts, soit l'équivalent de la centrale thermique de Felton, et qui a été construit en à peine cinq mois. J'aurais donc l'occasion d'aborder d'autres thèmes.
Permettez-moi, avant de conclure, de répéter ici, ce que j'ai dit le 30 mars 2002, à la Tribune libre de Buey Arriba, où j'avais promis des choses qui sont aujourd'hui des réalités encourageantes dans la province de Granma.
C'est une grande satisfaction d'avoir pu lancer aujourd'hui ces quatre programmes dans la province de Granma, si pleine d'histoire, si pleine de mérites.
On ne saurait oublier que c'est ici, dans cette province, à La Demajagua, que notre première guerre d'Indépendance a éclaté en 1898.
On ne saurait oublier que c'est ici que des esclaves ont été affranchis pour la première fois, quand Carlos Manuel de Céspedes, qui avait eu l'occasion de faire des études et donc de concevoir et de diriger une révolution, a eu ce geste révolutionnaire. C'est sa conscience qui l'a poussé à faire dès le premier moment ce geste de justice élémentaire. Une fois soulevés, ses hommes et lui ont marché sur Bayamo, s'en sont emparés et y ont écrit des pages glorieuses, parmi les plus glorieuses de notre histoire. C'est ici que l'hymne qui nous émeut tant et nous donne tant de fierté a été chanté pour la première fois. C'est ici que Máximo Gómez a réalisé la première charge à la machette contre les forces coloniales qui, en provenance de Santiago de Cuba, étaient parties de Baire pour attaquer Bayamo. C'est ici que les Cubains ont découvert leur arme numéro un : la machette, cette machette qu'ils utilisaient dans les champs, et ensuite la cavalerie. La machette et la cavalerie ont été leurs armes essentielles, avec lesquelles ils ont écrit les pages glorieuses de notre histoire. C'est ici, à Dos Ríos, qu'a donné sa vie José Martí, la cheville ouvrière de notre indépendance, un génie par ses idées les plus nobles que l'on puisse concevoir, le héros national de notre patrie, dont les idées ont inspiré la Génération du centenaire et qui inspirent aujourd'hui et inspireront toujours plus tout notre peuple.
Vive la Révolution ! (Vivats.)
La patrie ou la mort !
Nous vaincrons ! (Ovation.)
[1] Un cacique de l'époque précolombienne ayant lutté contre les conquistadores espagnols (NdT).
[2] Cartagena de Indias, ville colombienne où se déroulent les Jeux centraméricains et caribéens (NdT).
[3] Un fameux reporter et commentateur sportif (NdT).
[4] A l'occasion de sa participation au Trentième Sommet du Mercosur, tenue dans cette ville argentine quelques jours avant. (NdT)
[5] Dans la soirée, à la fin du Sommet de Mercosur, Fidel intervient avec Chavez à un meeting à l'Université de Córdoba.
L’avion et les droits humains…
Un avion qui vient d’Afghanistan atterrit à Guantanamo, Cuba. Des hurlements résonnent en anglais. La porte d’une cellule s’ouvre. Un homme
est poussé à l’intérieur, on lui met des fers aux pieds, des chaînes à la taille. L’interrogatoire commence : coups, lumière terrifiante, cigarettes qui brûlent, drogues qui font mal, insultes à un livre sacré, menaces de mort…
Un avion qui vient du Pakistan atterrit à La Havane, Cuba. Une voix susurre en espagnol. La porte d’une chambre d’hôpital s’ouvre. Un enfant unijambiste est porté à l’intérieur, couché sur des draps immaculés. On lui essaie une prothèse. Les soins commencent : massages, médicaments qui guérissent, jeux qui éveillent, mains qui caressent, rires, renaissance de la vie…
Qui coupe les ailes des droits de l’Homme?
Marie-Dominique Bertuccioli
Journaliste de Radio Havane Cuba
COMPTE-RENDU DE LA RENCONTRE AVEC ENRIQUE ROMÁN
VICE PRÉSIDENT DE L’ICAP
Le sujet de la rencontre était : Quelle(s) solidarité(s) avec Cuba
Intervention de Enrique Román
Enrique Román commence son intervention en remerciant la Coordination pour la réussite de la rencontre du 12 novembre.
1. 1er objectif prioritaire pour la solidarité : LA LUTTE CONTRE LE BLOCUS.
Enrique Román rappelle la politique agressive des Etats-Unis à l’encontre de Cuba qui, malgré le vote massif à l’ONU pour la levée du blocus, va continuer à traquer systématiquement toute relation avec Cuba. Cela va même jusqu’à l’interdiction faite à tout citoyen étasunien de consommer du rhum ou des cigares cubains dans un pays tiers…
2. 2ème objectif prioritaire : LA LIBÉRATION DES CINQ
Concernant les Cinq, la cour d’appel a fixé un calendrier de réexamen du cas. (voir calendrier sur le site http://www.freeforfive.org). Les juges vont prendre leur temps pour donner leur réponse. Pendant ce temps, les Cinq restent en prison illégalement.
Nécessité de faire connaître le cas de Cinq, d’amplifier les campagnes, de briser le mur du silence, de dénoncer la politique deux poids, deux mesures des Etats-Unis.
L’année prochaine, Cuba prend la présidence du sommet des pays non-alignés, lieu important de la lutte contre les superpuissances du Nord et Cuba y tiendra toute sa place.
3. Prochaine réunion de solidarité avec Cuba à Istanbul en novembre 2006 (nota : décidée par les 21 pays réunis en 2004 à Luxembourg).
Nous devons nous y préparer pour faire la démonstration de la solidarité avec Cuba et avec tous ceux qui luttent aux côtés de Cuba.
Discussion :
La discussion démarre sur une évaluation du 12 novembre. (nota : une réunion de bilan est prévue avec toutes les organisations ayant participé à la préparation)
Les points abordés :
- remarque sur le fait que la mobilisation s’est faite sur la base claire de la défense de Cuba socialiste
- nécessité de trouver des prolongements sur le plan national, d’élargir à un public plus diversifié, d’avoir le soutien officiel des syndicats, la présence d’élus nationaux et locaux…
- associer systématiquement à la solidarité avec Cuba la révolution bolivarienne,
- défendre le caractère socialiste de la révolution cubaine.
Une association replace la discussion sur la préoccupation de la solidarité matérielle. Les associations, même si elles soutiennent la révolution, ont une vocation de solidarité matérielle. Cette solidarité avec Cuba est un moyen pour aller au contact des gens et aborder les différents aspects de la révolution cubaine.
Réponse de Enrique Román
Cuba change. Le port de La Havane augmente son activité commerciale. De plus en plus de bateaux arrivent au port qui n’a pas, pour l’instant, les infrastructures nécessaires pour les accueillir dans de bonnes conditions. Il faut savoir que lorsqu’un bateau, pour des raisons diverses, ne peut pas entrer dans le port, lorsqu’un container reste sur le quai ou n’est pas rendu dans les temps, Cuba doit payer des frais.
Pour ce qui est des donations, leur acheminement pose problème : Parfois, il n’y a pas les moyens nécessaires pour acheminer la très grande quantité de petits colis dans tous les coins de l’île. La poste cubaine ne fonctionne pas aussi bien que la française.
Enrique Román apprécie et donne toute sa valeur, son utilité à ce type de donations qui sont des témoignages de solidarité mais explique aussi les contraintes et les difficultés pour l’ ICAP de gérer l’arrivée et l’acheminement des containers.
La solidarité matérielle existera toujours. Les envois doivent être préparés suivant une procédure à respecter très rigoureusement afin d’éviter au maximum les problèmes de distribution à Cuba.
Il n’y a pas de solution magique dans un pays aux infrastructures insuffisantes.
Maria Elena Silva rappelle que l’Ambassade ne dispose pas de locaux ni de moyens pour entreposer ou transporter les donations.
Des mesures extrêmes ont été prises pour limiter l’envoi de médicaments qui posaient trop de problèmes : médicaments périmés, médicaments inconnus à Cuba, retirés en Europe …
Dans les mois qui viennent, Cuba va orienter plus précisément la politique de solidarité matérielle. La politique des dons doit changer, les objectifs de travail en commun devront être réorientés.
La politique serait plutôt de se concentrer sur des financements de projets, résultat d’un échange entre les responsables cubains et les donateurs.
Plusieurs associations évoquent des projets mis en place, pensés par/avec les cubains, la possibilité d’entrer en contact avec l’ICAP qui peut aider à s’associer à des projets, ce qui permet d’éviter de concentrer les projets sur les zones les plus visitées.
Cependant, Enrique Román précise qu’il ne faut pas détruire le sentiment humanitaire porté par l’aide matérielle. Il faut expliquer les difficultés de la gestion de cette aide par Cuba.
Pour terminer, l’un des présents remercie Cuba d’avoir maintenu le drapeau de la révolution socialiste.
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rassemblement européen pour cuba socialiste
saint denis – France
12 novembre 2005
déclaration finale
Les organisations et les amis de Cuba présents au rassemblement européen du 12 novembre 2005 à Saint Denis, exigent la cessation de toutes les agressions et des pressions exercées contre la Révolution cubaine, visant à la détruire.
Le peuple cubain a le droit de choisir sa propre destinée. La maturité de la Révolution cubaine, renforcée par la lutte de résistance face à la politique d’hégémonie du gouvernement des Etats-Unis depuis 45 ans, a besoin de la solidarité et du soutien de tous les hommes et de toutes les femmes honnêtes d’Europe et du monde entier.
Cuba et sa Révolution socialiste a été et est toujours un rempart pour la coopération et la solidarité entre les peuples, comme en témoignent les milliers de Cubains qui apportent leur aide internationaliste désintéressée dans plus de 107 pays.
La situation présente demande une solidarité sans faille et concrète avec Cuba et sa Révolution.
Nous, participants à ce rassemblement de solidarité avec Cuba socialiste, lançons un appel solennel pour exiger :
- La levée du blocus illégal, véritable génocide, imposé à Cuba par les Etats-Unis.
- La restitution sans condition de la base de Guantanamo occupée contre la volonté du peuple cubain.
- L’extradition au Venezuela du terroriste Luis Posada Carriles réfugié aux Etats-Unis.
- La libération immédiate des Cinq Héros de la République de Cuba, prisonniers de l’Empire.
- Nous exigeons enfin que l’Union Européenne ait des relations normales avec Cuba, relations fondées sur le respect de l’indépendance, de la souveraineté et de l’égalité entre les peuples.
Les organisations participant à ce rassemblement, s’engagent à être présentes au Rassemblement européen de solidarité avec Cuba qui se tiendra en novembre 2006 à Istanbul.
Levée immédiate du blocas
Liberté pour les " 5 " de Miami
Vive la Révolution cubaine
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SUCCES DE L'EURORASSEMBLEMENT POUR CUBA SOCIALISTE
DU 12 NOVEMBRE 2005
Près de 1000 personnes ont bravé l'intimidant "état d'urgence" sarkozyen et la censure quasi-totale de la presse, Humanité comprise (à l'exception du gratuit é20 minutes") pour assister au grand meeting internationaliste pour Cuba socialiste tenu à St-Denis ce week-end. a l'appel de la coordination française de solidarité avec Cuba socialiste, dont fait partie le CISC, les participants ont riposté à la campagne de l'officine anticommuniste et pro-impérialiste "RSF", ainsi qu'à celle de Fabius, sur le thème hypocrite "Cuba si, Castro no". Venus de Russie, de Grèce, d'Espagne, de Yougoslavie, d'Italie, de Belgique, de Hollande, d'Angleterre, etc, les participants ont entendu les discours passionnés de Rogelio Sanchez, ambassadeur cubain, Danielle Bleitrach, sociologue, Prigarine (PCUS), du PC de Grèce, etc. ainsi que l'allocution de Georges Hage, président du meeting et membre du comité de parrainage de notre comité. Décision a été prise de renforcer la solidarité internationale et européenne autour de Cuba socialiste, d'exiger la libération des Cinq de Miami, le départ des USA de Guantanamo et la levée du blocus inhumain contre Cuba.
EURORASSEMBLEMENT POUR CUBA SOCIALISTE
A l’appel du Collectif de défense de la Révolution Cubaine et pour la Libération des Cinq, se tiendra à l’automne, à Paris, un meeting international de soutien à Cuba socialiste. La France, sous l’impulsion de Reporters Sans Frontières, est devenue une plaque tournante des attaques contre Cuba. Elle doit aussi devenir un bastion de la résistance aux calomnies de la CIA et de Robert Ménard. Si l’Oncle Sam s’empare de Cuba, la situation deviendra dix fois plus dure, non seulement dans toute l’Amérique Latine, mais en Europe et en France même ! Retenez dès maintenant votre Samedi 12 novembre pour ce meeting, souscrivez et faites souscrire pour sa préparation !
Les signataires de ce texte soutiennent le projet d’un grand rassemblement européen des amis de Cuba socialiste qui se tiendra à Paris le 12 novembre.Il s’agit, tout en apportant un soutien sans faille au peuple cubain et à sa Révolution,
-de riposter aux campagnes de diffamation anti-cubaines menées dans les médias,
-d’exiger la levée inconditionnelle du blocus US, des lois Helms-Burton et Torricelli,
-de dénoncer les ingérences de l’U.E. dans la politique intérieure cubaine,
-d’exiger la libération des Cinq patriotes cubains emprisonnés aux USA,
-d’exiger l’évacuation par l’US Navy de la base illégalement occupée de Guantanamo et la condamnation par l’ONU des graves atteintes aux droits de l’homme qui y sont perpétrées sous couvert de lutte antiterroriste.
NOM Prénom Adresse Signature Je verse , pour couvrir les frais d’organisation et d’accueil des représentants étrangers.
Signatures et chèques à l’ordre de " Ache Cuba "
à renvoyer à Daniel Antonini14 Square Monsigny 62200 Boulogne sur Mer.
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12 NOVEMBRE 2005: EURORASSEMBLEMENT POUR CUBA SOCIALISTE
LE 12 NOVEMBRE, LA COORDINATION FRANCAISE DE SOLIDARITE AVEC LES CINQ DE MIAMI ET AVEC CUBA SOCIALISTE dont fait partie le C.H.S.I. ORGANISE UN EURORASSEMBLEMENT A PARIS sur le thème : en défendant Cuba socialiste contre les menaces d'agression impérialiste, nous défendons le droit de tous les peuples d'Europe et du monde à la souveraineté nationale, au socialisme, à la santé, aux acquis sociaux, au plein emploi, à l'éducation et à la paix. Amis de la solidarité internationale, RESERVEZ CETTE DATE. Déjà, de nombreuses délégations européennes ont donné leur accord. L'euro-rassemblement sera l'occasion de réclamer la fin du blocus US, le départ des troupes US de Guantanamo et le respect sur ce territoire cubain illégalement occupé de la Convention de Genève sur les prisonniers de guerre, la libération des 5 jeunes Cubains emprisonnés aux USA alors qu'ils luttaient contre les menées terroristes de la mafia contre-révolutionnaire de Floride.
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ALLOCUTION PRONONCÉE PAR FIDEL CASTRO RUZ,
PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE CUBA,
POUR LA FÊTE DU TRAVAIL, LE 1er MAI 2005,
PLACE DE LA RÉVOLUTION DE LA HAVANE

(Exclamations.)
Ecoutez, écoutez, écoutez. Résistez un peu plus, parce qu’aujourd’hui, heureusement pour vous, je ne serai pas très long (exclamations de Non !). La nature nous aide, il fait frais, il y a de l’ombre, tout s’unit en faveur de notre noble cause.
Personnalité et militants de plus de soixante nations qui vivez avec nous ce 1er Mai historique ;
Délégués aux IVe Rencontres continentales de lutte contre la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) et en faveur de l’Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA) ;
Chers compatriotes de Cuba,
Face à l’empire le plus puissant dans l’histoire de l’humanité, acharné à détruire par le passé notre identité de nation indépendante puis une Révolution inéluctable, nous voici sur cette glorieuse place, au terme de quarante-six ans d’une lutte héroïque contre laquelle se sont brisées ses calomnies les plus perfides et ses crimes les plus éhontés.
À cent cinquante kilomètres de cette puissance, Cuba commet – et continuera de commettre, que nul n’en doute – le péché d’exister.
Les accusations fallacieuses selon lesquelles Cuba se préparait censément à mener une guerre cybernétique ; le grand mensonge selon lequel elle mettait au point des armes biologiques et dans lequel a été impliqué l’irascible menteur John Bolton que l’administration étasunienne prétend présenter, sans doute avec force raison, comme son parfait symbole, apparaissent toujours plus ridicules, indignes et impuissants.
Sa guerre idéologique renouvelée par radio et télévision interposées, et par une multitude de radios subversives qui ont envahi ou tenté d’envahir notre espace radioélectrique ; sa tentative d’isoler Cuba dans l’arène internationale ; sa promotion de mercenaires oisifs utilisés comme des chevaux de Troie dans le pays ; les actions impudentes de sa Section des intérêts à La Havane conduite par un provocateur choisi et instruit à dessein pour se faire expulser à coups de pied aux fesses bien mérités ; ses tentatives de nous asphyxier par une recrudescence du criminel blocus économique, commercial et financier, tout ceci a fait fiasco.
Bien au contraire, le crédit de Cuba se renforce ; ses relations économiques internationales s’élargissent ; son commerce avec des producteurs agricoles des Etats-Unis s’accroît malgré les nombreux obstacles interposés par l’escroc entré frauduleusement à la Maison-Blanche.
La manigance visant à empêcher notre pays d’utiliser le dollar, aujourd’hui expulsé honteusement de notre territoire sur lequel, à une étape très dure de la Période spéciale, il avait régné tel un Louis XV des monnaies, a elle aussi échoué.
Tous ses projets d’agression contre notre peuple ont fait long feu. Et nous voilà ici, plus forts que jamais, plus unis que jamais, plus décidés que jamais à faire avancer l’œuvre exceptionnelle consistant à bâtir une société plus juste, plus solidaire, plus humaine, plus prospère, telle la Terre promise désormais à portée de la main,
L’administration étasunienne a cyniquement recouru, parmi tant de stratégies sinistres contre notre pays, à l’expédient éhonté d’inclure Cuba sur une liste de pays terroristes.
Cette même semaine-ci, le département d’Etat vient, d’une façon digne de la canaille, de publier cette liste mise à jour où il affirme perversement : " Cuba continue de s’opposer activement à la coalition conduite par les Etats-Unis qui mène la guerre contre le terrorisme mondial. "
Pourquoi donc Cuba devrait-elle obtempérer aux ordres d’un gouvernement crapule et génocide ?
Après le 11 septembre 2001 et l’acte atroce planifié et exécuté contre les Tours jumelles par des chefs fanatiques liés financièrement à la dynastie régnant aujourd’hui à la Maison-Blanche, qui plus est entraînés et utilisés autrefois par les services spéciaux des Etats-Unis, l’empire s’est concentré sur ce qu’il a qualifié de croisade mondiale contre un terrorisme qui, inventé par lui-même contre Cuba, le Viet Nam et d’autres pays, était devenu une tragédie mondiale. L’empire a proclamé la doctrine nazie de l’attaque surprise et préventive contre " n’importe quel trou perdu du monde ". L’empire a fixé à une soixantaine ou plus les Etats qui pouvaient être des cibles éventuelles, Cuba apparaissant, bien entendu, aux toutes premières places de la liste.
Que nul ne s’étonne de nous voir utiliser, avec le plus profond mépris, les qualificatifs les plus durs contre des menaces éthyliques si insensées !
C’est sous ce prétexte que l’empire a déclenché des guerres destinées censément à combattre le terrorisme.
Cuba avait, dès le 11 septembre 2001, mis en garde contre des conceptions si extravagantes et averti que les guerres ne régleraient jamais ce problème.
De fait, de tout récents rapports du Centre étasunien contre le terrorisme indiquent qu’on a enregistré en 2004 trois fois plus d’actions terroristes significatives (651 contre 175) qu’en 2003.
Quand le gouvernement étasunien s’est lancé dans son invasion injustifiée de l’Iraq, il a prétexté d’un mensonge on ne peut plus conscient : la présence d’armes de destruction massive. En fait, l’empire cherchait du pétrole : il ne s’agissait que d’une guerre de conquête brutale. Le discours hypocrite de Bush, selon qui le monde est aujourd’hui plus sûr que voilà quatre ans, s’effondre sous le poids d’évidences douloureuses.
Quelle crédibilité peut mériter la liste-épouvantail impudente que rédige le département d’Etat, qui commet par ailleurs l’erreur d’y placer au premier rang le pays auquel l’empire inspire le moins de peur et qui peut le mieux démasquer ses mensonges méprisables ?
Qui plus est, cette administration est assez stupide pour affirmer : " Le plus préoccupant, c’est que ces Etats (parmi lesquels Cuba apparaît au premier rang) sont en mesure de mettre au point des armes de destruction massive et d’autres technologies déstabilisatrices qui pourraient tomber aux mains des terroristes. " Affirmer ça juste au moment où John Bolton, l’auteur désaxé de cette invention, est contesté par plusieurs des services de renseignements les plus importants des Etats-Unis parce qu’il s’est acharné sur d’honnêtes fonctionnaires qui avaient eu le courage de s’opposer à ses mensonges dépravés et insoutenables ! Des organes de presse sérieux et – ce qui est plus préoccupant pour cette mafia extrémiste, belliciste et génocide – les membres mêmes de la commission des Relations extérieures du Sénat sont stupéfiés d’une conduite aussi inouïe.
Nul n’ignore les visées sinistres de ces mensonges. Pour en rajouter encore à ce comportement hystérique, le très illustre président des Etats-Unis vient, selon une dépêche de presse de vendredi dernier, 29 avril, d’ordonner au département du Trésor de dégager une somme généreuse de fonds cubains mis sous séquestre aux Etats-Unis pour satisfaire à une autre demande légale de la mafia extrémiste et terroriste cubano-américaine de Miami.
Ce qu’il y a de vraiment incompréhensible et d’inexplicable dans cette conduite, c’est que le département d’Etat publie cette liste au moment même où l’administration Bush est impliquée dans un des épisodes – écoutez-bien ! - les plus embarrassants et les plus délicats de ses aventures terroristes, de ses agressions et ses mensonges contre Cuba ! Seraient-ils vraiment idiots ?
Le monde entier sait que Luis Posada Carriles, le terroriste le plus fameux et le plus sadique du continent, comme le reconnaissent les organes de presse les plus importants de cette région du monde, est entré aux Etats-Unis et a demandé l’asile politique au gouvernement de ce pays dont les soldats meurent tous les jours – quasiment deux mille à ce jour – au nom d’une guerre contre le terrorisme déclenchée à partir des événements du 11 septembre 2001 !
Nos compatriotes, qui ont suivi de près ce scandale inouï, savent bien de quoi je veux parler. Beaucoup d’entre eux doivent se demander aujourd’hui si l’administration Bush a enfanté le monstre qu’elle porte si pesamment en son sein. Eh bien, pas encore : la délivrance continue incroyablement de traîner, bien que ceci puisse mettre en danger la santé aussi bien de la mère que de l’enfant, et que la quantité d’accoucheurs et de ceux qui mettent la main dans cette question délicate s’accroisse de jour en jour !
Comme, ces trois derniers jours, nous étions occupés par les accords et les documents souscrits entre la République bolivarienne du Venezuela et Cuba, et, en particulier, par les événements ayant trait à la visite du chef de la Révolution bolivarienne, notre frère très cher Hugo Chávez Frías (applaudissements), et aux avancées historiques que nous avons faites en très peu de temps en vue de l’intégration rapide des peuples latino-américains et caribéens, qui ont lancé leurs guerres d’indépendance voilà bientôt deux cents ans, mais qui restent dominés et pillés par le colonialisme et l’impérialisme qui les ont conduits à une situation d’ores et déjà intenable, nous n’avons pas pu nous occuper de ce singulier épisode : le retour du monstre à l’endroit où il a été engendré puis entraîné à la longue série de crimes qu’il a perpétrés contre le peuple cubain et d’autres peuples.
On a parlé aujourd’hui du crime commis le 6 octobre 1976 à La Barbade, de cet avion saboté en plein vol et ayant causé la mort de plus de soixante-dix personnes. Entre ce jour-là et celui où un jeune Italien a été tué dans un hôtel de la capitale, il s’était écoulé vingt ans, autrement dit vingt ans d’assassinats, de crimes commis par les administrations étasuniennes en recourant à des mercenaires et à des terroristes de l’acabit de Posada Carriles.
Mais on ne saurait oublier non plus les plus de quarante-cinq ans d’agressions, d’invasions mercenaires, d’attaques pirates, de sabotages, de sale guerre qui, accompagnés d’un blocus atroce et impitoyable, ont coûté la vie de milliers et des milliers de nos compatriotes, victimes de ces actes de terrorisme. Comment l’administration étasunienne, à plus forte l’administration Bush, peut-elle accuser Cuba, la victime, et mettre en tête de sa liste de pays terroristes, alors qu’elle devrait au contraire la mettre au premier rang des pays qui ont été victimes, pendant presque un demi-siècle, du terrorisme impérialiste ? (Exclamations.)
Comme voilà presque soixante-douze heures que nous sommes sans nouvelles de l’accouchement, je vais vous offrir le plus brièvement possible – compte tenu du temps et des efforts que vous avez consentis ces douze dernières heures – les prémisses des dernières nouvelles que nous avons reçues.
Le journal El Nuevo Herald a informé le 29 avril que les complices du terroriste s’apprêtaient à étoffer son équipe juridique face à la demande d’extradition interjetée par le Venezuela, Santiago Álvarez, terroriste avéré et complice de Posada Carriles, ayant déclaré : " On est en train de renforcer la représentation légale par des avocats de diverses origines. " Selon le journal, on compte au nombre des avocats embauchés pour aider le terroriste : Kendall Coffey, ancien procureur de Miami qui avait dirigé la sinistre équipe d’avocats ayant tenté de perpétuer l’enlèvement d’Elián González, et Joaquín Charfadet, un avocat tout aussi mafieux, bien connu au Venezuela, qui a déjà défendu Posada Carriles lors du procès ouvert à Caracas pour le sabotage de l’avion cubain, étroitement associé à Ricardo Koesling, représentant de la Fondation nationale cubano-américaine au Venezuela et l’un des promoteurs de l’attaque contre l’ambassade cubaine durant l’éphémère coup d’Etat dans ce pays le 11 avril 2002.
Selon des versions citées par le journal, l’ " illustre " Posada Carriles devrait se présenter très prochainement à la presse.
Santiago Alvárez Fernández-Magriñat, l’individu qui a conduit Luis Posada Carriles de l’île Mujeres à Miami entre le 16 et le 18 mars, soit maintenant quarante-quatre jours, a affirmé hier à une chaîne de télévision de Miami, faisant preuve de la plus grande impudence, que Posada Carriles " allait très bien, qu’il peignait, qu’il écoutait les nouvelles et qu’il lisait ", et il a annoncé dans son langage propre d’un individu ignare et inculte : " Il est très probable que les services d’immigration le convoquent dans les prochains jours. Dès qu’il se présentera, on devra le voir, lui parler… On prépare les conditions pour qu’il puisse donner dans les prochains jours une interview limitée, dès que les avocats le jugeront opportuns, pour informer de certains points qui exigent une réponse. "
Et de fait, il y a des tas de points qui exigent une réponse, n’est-ce pas, monsieur George W. Bush !
Toujours selon le Herald, - dont vous n’ignorez pas les nombreuses connexions avec la mafia, surtout El Nuevo Herald - des sources de Washington ont assuré que la demande d’asile politique de Posada a fait l’effet " d’une douche froide " dans les milieux dirigeants. " Cela a créé de nombreuses frictions politiques. C’est arrivé au pire moment ", a affirmé un haut fonctionnaire sous le couvert de l’anonymat. Ecoutez bien ce fonctionnaire : " C’est arrivé au pire moment " !
Des informations indiquent que l’administration Bush ne sait pas comment sortir de ce guêpier, de cette situation embarrassante. Un vraie bombe à retardement ! À force de jouer avec le terrorisme, de l’engendrer, de le soutenir et de le développer, il n’est pas étonnant qu’ils se retrouvent avec une bombe à retardement dans les mains.
On affirme aussi que la Fondation nationale cubano-américaine elle-même, principale protectrice et financière de Posada Carriles, s’inquiète que cette question puisse ternir encore plus son image politique déjà bien mal en point, mais également que le terroriste, qui en connaît bien des ressorts, puisse lui formuler d’autres exigences.
Les milieux de presse new-yorkais commentent pour leur part que l’administration Bush réalise des démarches intenses devant plusieurs pays centraméricains pour y expédier le terroriste en secret.
On affirme par ailleurs que le gouvernement salvadorien aurait fait savoir à la Maison-Blanche, par diverses voies, qu’il ne voulait pas de Posada Carriles dans le pays et qu’il était peu probable qu’il accepte le terroriste. Tout le monde se défile, tout le monde joue les rats fuyant le bateau en train de couler ! Le pays qui l’accueillera finalement dépendra des pressions exercées par le département d’Etat. On saura bien quels résultats a obtenus la noble dame qui occupe le poste de secrétaire d’Etat et qui parcourt aujourd’hui le continent pour y aborder des questions telles que la démocratie et la gouvernance – ou l’ " ingouvernance ". Ces gens-là ne savent même pas ce qu’il se passe, ils ne se sont même pas rendus compte que trois gouvernements sont tombés dans des crises graves en une seule petite semaine !
Les journalistes commentent que la dénonciation de Cuba a pris de court les autorités étasuniennes qui savent pertinemment à quel point ce thème est sensible, si bien qu’elles ont dû renoncer à leur intention initiale d’accueillir Posada Carriles aux USA.
Un des orateurs qui m’a précédé, Schafick Handall, a dit que ces gens-là " marchaient sur des charbons ardents ". C’est tout à fait ça. Les charbons ardents, ça brûle, ça fait mal, tant qu’ils ne refroidissent pas, et je peux vous assurer que nous allons nous employer à ce qu’ils ne refroidissent pas ! (Applaudissements.)
On commente dans des milieux politiques salvadoriens que ce serait un problème pour certains dirigeants du parti au pouvoir, l’ARENA, de ne pas aider Posada Carriles. Ainsi, Mario Acosta Oertel, ancien ministre de l’Intérieur et gros planteur de café, " très ami de Posada et de ceux de Miami ", serait chargé de présenter la question du terroriste en El Salvador. En effet, sa femme est cousine germaine d’Otto René Rodríguez Llerena, terroriste incarcéré à Cuba.
Selon des journalistes d’une importante chaîne de télévision étasunienne, leurs collègues de Miami sont convaincus que Posada Carriles est caché dans une maison de la Floride, que le FBI sait où il se trouve et qui l’accompagne, et ils n’écartent pas l’hypothèse, entre autres variantes possibles, que la police accuse la personne chez qui il est réfugié pour le contraindre à abandonner le pays, ainsi que celles qui l’ont fait entrer, celles qui lui ont donné l’autorisation d’entrer, celles qui savent comment il est entré, où il se trouve, et qui ne disent rien.
Les journalistes disent ne pas comprendre pourquoi le FBI n’a pas arrêté Posada Carriles, car le terroriste a été réclamé par la justice vénézuélienne sous un gouvernement antérieur à Chávez. Ils affirment toutefois que l’administration Bush ne pourrait se résoudre à l’envoyer au Venezuela, car ce serait la même chose que de le livrer à Cuba.
Voyez un peu ce sophisme. Alors que, justement, Cuba a renoncé d’emblée à son droit de le juger, qui est le droit le plus légitime de tous, puisque ce sont ses enfants qui ont été, en grande quantité, victimes des crimes de ce monstre engendré et entraîné aux Etats-Unis et utilisés par eux pendant des dizaines d’années. Sinon, comment pourrait-on expliquer tout ça, ou comment pourrait expliquer le chantage impudent auquel cette mafia se livre sur le gouvernement de la superpuissance la plus forte de l’Histoire ?
Ces journalistes sont d’avis que le FBI doit être en train d’évaluer soigneusement les différents scénarios, que l’administration Bush n’a pas encore décidé de ce qu’elle fera – de fait elle est absolument muette, paralysée, déconcertée - mais que quand Posada Carriles apparaîtra en public, le FBI aura déjà un plan.
Des journalistes de la télévision de Miami commentent que les principales chaînes du pays sont sur la piste de Posada Carriles, et que certaines sont sur le point de découvrir son refuge. Selon certaines versions, il se cache dans une luxueuse villa évaluée à environ trois millions de dollars, située dans un quartier exclusif aux environs de Miami.
C’est sans doute là que cette crapule lit, écoute les nouvelles et peint comme un nouveau Picasso, dans les taudis de l’empire dont la politique et dont l’idéal culturel, du moins de cette administration-ci, est d’avoir des peintres aux mains tachées de sang et au cerveau capable de produire des affirmations aussi barbares que ce : " Nous avons posé la bombe, et après ? ", ou cette autre phrase sinistre relative au jeune Italien Giustino di Celmo : " Il était au mauvais endroit au mauvais moment. " Il semblerait maintenant que ce soit au tour de lui-même et du président de l’administration actuelle d’être au mauvais endroit au mauvais moment ! (Applaudissements.)
Ils affirment aussi que le FBI ne surveille pas les parages où se trouve censément Posada Carriles, et qu’Eduardo Soto, l’avocat du terroriste, a préféré faire des déclarations publiques et donner des interviews à la télévision hispanophone, ignorant que Posada Carriles est devenu la cible prioritaire de la plupart des chaînes de télévision du pays qui commencent à se mobiliser en vue de le retrouver et de le filmer, et que si le FBI ne le découvre pas, la télévision, elle, le fera.
Voyez un peu : ce que les cent quatre-vingts mille hommes qui travaillent au département de la Sécurité intérieure, ce que les vingt-deux organes qui coopèrent et participent à la lutte contre le terrorisme et à la protection de la sécurité intérieure, ce que les quinze agences de renseignements qui disposent d’un budget de centaines de milliards de dollars, n’ont pas pu faire, autrement dit découvrir son refuge, ce sont les organes de presse étasuniens qui vont finir par le faire !
Le sénateur républicain Norm Coleman, a confirmé dans une lettre récente que le Department of Homeland Security avait reçu une requête d’asile politique au nom de Posada Carriles.
Rappelez-vous que, voilà quelques jours, notre Université des sciences informatiques était en train de vérifier les conditions requises relatives au formulaire que doit remplir l’avocat ou quiconque présente un document de requête de droit d’asile, et elle signalait que quiconque violait ces conditions était passible de plusieurs années de prison. Que dira donc la loi au sujet de ceux qui, occupant de postes élevés, voire très élevés, sont complices de ce camouflage, sont complices de ce terroriste, complices au point de permettre ou d’autoriser son entrée aux USA, à moins que, et ce serait pis, qu’il ne soit entré sans leur consentement ? Et voilà donc un gouvernement paralysé depuis un mois et demi, incapable d’arrêter le terroriste en question et tous ses complices du genre menu fretin qui ont bafoué les ordres des autorités supérieures !
Cette lettre du sénateur veut dire que nous avons enfin des nouvelles d’un document jalousement conservé que nous avons cherché avec beaucoup d’intérêt ces derniers jours. Que dit donc cette lettre ?
Cher monsieur Hughes
Je vous remercie d’avoir pris de votre temps pour entrer en contact avec moi au sujet de M. Luis Posada Carriles.
M. Carriles, vous le savez, a été gracié par la présidente panaméenne Mireya Moscoso le 26 août 2004. L’avocat de M. Carriles a affirmé que celui-ci est entré aux Etats-Unis à travers le Mexique depuis plusieurs semaines.
J’ai fait part de vos préoccupations au Department of Homeland Security (DHS).
Le DHS m’a confirmé que l’avocat de M. Carriles avait présenté une requête d’asile politique pour son client. Néanmoins, compte tenu des actions terroristes qu’ils a commises par le passé et qu’il a admis lui-même avoir préparées et exécutées, Carriles n’est pas admissible au droit d’asile.
Le DHS ne peut confirmer que Posada Carriles soit entré dans le pays, mais il a alerté les principales agences chargées de l’application de la loi de sa présence éventuelle.
S’il veut le savoir, ce département n’a qu’à chercher ce Santiago Álvarez, qui l’a conduit bien camouflé dans son bateau de l’île Mujeres à Miami. Parce que ça, personne ne pourra jamais le démentir ; ils devront avaler ce qui pourrait sembler un cauchemar, mais qui n’en est pas un, et qui est une vérité irréfutable et incontournable. Ce département pourrait vérifier en cinq minutes où se tapit la créature que les autorités, les services spéciaux et le gouvernement de ce pays ont engendrées depuis bien des années.
Le sénateur poursuit :
S’il est découvert, Carriles peut être déporté sur-le-champ, compte tenu de ses activités terroristes passées.
Je vous remercie une fois de plus d’avoir pris le temps de me joindre. J’apprécie vos conseils. Si vous jugez que je puis vous être utile à l’avenir, n’hésitez pas à me joindre de nouveau.
Bien à vous.
Norm Coleman
Sénat des Etats-Unis
Comme on peut le constater, des nouvelles très intéressantes nous attendent ces prochains jours. L’administration étasunienne, soumise au chantage des serpents qu’elle a réchauffés dans son sein, n’a pas eu le courage de recourir à la seule méthode qu’il lui reste : arrêter sur-le-champ Posada Carriles, appliquer le droit national et international et le mettre à la disposition du tribunal vénézuélien qui doit le juger. J’ai dit que Cuba y avait renoncé, précisément pour ôter tout prétexte.
Il existe au Venezuela un gouvernement bolivarien qui jouit d’un énorme prestige dans le monde, le pays se remplit de journalistes autant de fois qu’il le faut. Puisque Cuba a renoncé à le faire, y aurait-il un meilleur endroit pour le juger ? Quel prétexte peuvent-ils maintenant avancer pour ne pas l’extrader là-bas ?
Nous avons affirmé que le Venezuela avait plus de droit ; mais que nous accepterions même un tribunal international, absolument impartial, à un endroit dont conviendraient les parties pour juger cet assassin. Non qu’il s’agisse vraiment de quelqu’un d’important, non, l’important de ce personnage c’est qu’il révèle au monde l’hypocrisie immense, les mensonges, l’immoralité et le cynisme avec lesquels l’empire subjugue le monde. C’est ça l’important, ne l’oubliez pas. Le monde exige qu’on juge l’injustice, qu’on juge l’hypocrisie, qu’on juge les méthodes par lesquelles l’empire trompe et domine, ou maintient une domination toujours plus intenable sur le monde.
J’ai promis de ne me pas m’étendre trop, il me reste juste à remercier ceux qui ont pris la parole ici (applaudissements).
Je craignais que ce meeting ne se prolonge. Je sais que nous sommes en été, que le soleil tape fort, que vous avez commencé à vous mobiliser, ceux de la Grande Havane, vers dix heures du soir, et que vous commenciez à vous mettre en route à deux heures du matin. Il ne fallait pas moins pour réunir le million trois cent mille compatriotes qui sont sur cette place et dans toutes les rues et avenues environnantes et dans tous les espaces vides. La vue s’y perd.
Vous méritez notre reconnaissance infinie pour votre esprit révolutionnaire et patriotique, pour votre soutien à une si juste cause, pour cet exemple de dignité et d’esprit révolutionnaire, pour votre silence et votre attention permanente aux orateurs qui ont prononcé des discours courageux, émouvants et éloquents qui nous ont permis de mieux nous informer et de mieux connaître les horreurs commises par l’impérialisme yankee contre les peuples latino-américains, et qui nous ont confortés dans notre confiance et dans notre conviction que nos peuples seront libres et qu’ils s’uniront étroitement pour défendre les mêmes causes que nous défendons ici, en utilisant la même langue que nous parlons ici, et même d’autres langues, anglaise par exemple, car nous devons penser que le peuple étasunien qui a lancé à son époque sa guerre contre le colonialisme et dont bien des fils sont morts en se battant contre le fascisme, s’unira à ses frères latino-américains dans la lutte pour la justice, dans la lutte pour la vérité, dans la lutte pour la survie de notre espèce, car c’est bien ça qui est en jeu.
Nous n’oublierons jamais ce meeting, nous n’oublierons jamais les phrases solidaires de nos frères du Sud, du centre et du Nord. La langue ne sera pas une barrière, car nous qui parlons espagnol ou portugais nous apprendrons l’anglais, et un jour ceux qui parlent anglais apprendront les langues des Latino-Américains, l’espagnol et le portugais.(Applaudissements.)
Comme je l’ai dit récemment – ce qui est devenu un mot d’ordre essentiel de ce 1er Mai : " Cette humanité a soif de justice. " C’est bien ce que vous avez démontré ici aujourd’hui (applaudissements et exclamations de : Fidel, Fidel !)
Contemplant cette foule gigantesque, insurpassable et émue, je me rappelle, comme si c’était aujourd’hui, cet inoubliable 15 octobre 1976, quand nous disions un dernier adieu aux victimes du monstrueux sabotage de l’avion cubain à La Barbade et que je me suis écrié : " Quand un peuple énergique et viril pleure, l’injustice tremble ! "
Nous verrons bien !
Vive le trentième anniversaire – que nous rappelons aussi aujourd’hui – de la victoire glorieuse et exemplaire du peuple vietnamien héroïque, un victoire que l’impérialisme ne devrait jamais oublier !
La patrie ou la mort !
Nous vaincrons !
(Ovation.)
(traduction: Jacques-François Bonaldi,La Havane )


«Aux USA, un pauvre ne peut pas être élu sénateur»
Felipe Pérez Roque, ministre cubain des Affaires étrangères
«Etre assuré de jouir des droits de l'homme de nos jours dépend de la sorte de pays développé ou pas développé où l'on vit, ainsi que de la classe sociale à laquelle on appartient. Voilà pourquoi il n'y aura pas de vraie jouissance des droits de l'homme pour tous tant que nous ne conquerrons pas la justice sociale dans les rapports entre les pays et au sein des pays mêmes.
Un petit groupe de nations représentées ici, les Etats-Unis et d'autres alliés développés ont déjà conquis le droit à la paix. Elles seront toujours les agresseurs, jamais les agressées. Leur paix repose sur leur pouvoir militaire. Elles ont aussi conquis le développement économique, fondé sur l'exploitation des richesses des autres pays pauvres, jadis colonies, qui souffrent et se saignent à blanc pour qu'elles puissent gaspiller. N'empêche que dans ces pays développés et cela paraît incroyable les chômeurs, les émigrés, les pauvres ne jouissent pas des mêmes droits que les riches.
Un pauvre peut-il être élu sénateur aux Etats-Unis? Absolument pas. Une campagne électorale coûte au bas mot huit millions de dollars. Les enfants de riches vont-ils à la guerre injuste et illégale d'Iraq? Pas du tout. Aucun des mille cinq cents jeunes Nord-américains tombés dans cette guerre n'était fils de millionnaire ou de ministre. Ce sont les pauvres qui meurent là-bas, défendant les intérêts privilégiés d'une minorité.
Si vous vivez dans un pays sous-développé, alors votre situation est pire : l'immense majorité de la population, parce que pauvre et démunie, ne peut y exercer ses droits. Et le pays n'a pas non plus droit à la paix. Il peut être attaqué sous l'accusation d'être «terroriste», ou d'être «un avant-poste de la tyrannie», ou au prétexte qu'on va le «libérer». On le bombardera et on l'envahira pour le «libérer». Le tiers monde, soit plus de cent trente pays, n'a pas non plus droit au développement. Il aurait beau faire les plus grands efforts, le système économique imposé au monde l'en empêche.
L'exemple dangereux de Cuba
Cuba est un exemple dangereux : nous sommes un symbole du fait que seule une société juste et solidaire autrement dit socialiste peut assurer l'exercice de tous les droits à tous les citoyens. Voilà pourquoi le gouvernement des Etats-Unis tente de nous condamner ici à la Commission des droits de l'homme. Il craint notre exemple.
Tout le monde sait dans cette salle qu'il n'y a pas la moindre raison de présenter une résolution contre Cuba à cette Commission. Cuba n'a jamais connu en quarante-six ans de Révolution une seule exécution extrajudiciaire, une seule disparition forcée. Pas une seule! Que quelqu'un cite le nom d'une seule mère cubaine cherchant encore les restes de son enfant assassiné! Que quelqu'un cite ici le nom d'un seul journaliste assassiné à Cuba! Que quelqu'un cite le nom d'une personne torturée! Que quelqu'un cite le nom d'un prisonnier torturé par ses gardiens, d'un prisonnier à genoux et terrorisé devant un chien entraîné à tuer!»
Pour terminer en force Pérez Roque renvoie la balle aux Etats-Unis: «Nous ne coopérerons pas avec la représentante personnelle du Haut-commissaire dont le mandat découle d'une résolution nulle et non avenue. Pourquoi ne nomme-t-on pas une juriste si prestigieuse Représentante spéciale du Haut-commissaire pour la base navale de Guantánamo? Pourquoi ne lui demande-t-on pas d'enquêter sur les violations flagrantes des droits des cinq Cubains, courageux et désintéressés, incarcérés aux Etats-Unis et de leurs familles ? (Cinq Cubains sont dans les prisons US parce qu'ils ont voulus défendre leur pays des attaques terroristes venant de Miami, ndlr.) Tout simplement parce que c'est impossible. Parce qu'il s'agit de violations des droits de l'homme commises par les Etats-Unis et que ces messieurs sont intouchables!»
Cuba à la Commission des droits de l'homme de l'ONU
03/24/2005 -- 17:03(GMT+7)
La Havane, 24 mars (AVI) - Le Secrétaire général de la Fédération syndicale mondiale (FSM) de l'Amérique latine, Jose Ortiz, et les dirigeants de plusieurs organisations syndicales du Chili ont condamné les accusations qui pèsent sur Cuba.
Lors de la 61e session de la Commission des droits de l'homme de l'ONU tenue à Genève (Suisse), ces dirigeants ont dénoncé "le complot des Etats-Unis contre Cuba", et affirmé leur soutien et leur solidarité à l'égard du peuple cubain.
M.Ortiz a souligné que "des millions de travailleurs d'Amérique latine se tiennent coude à coude avec le peuple cubain, soutiennent la cause révolutionnaire de Cuba, et protestent contre les Etats-Unis et ses
déclarations à la Commission des droits de l'homme de l'ONU".
Le président du Centre unifié des travailleurs du Chili (CUT) Arturo Martinez et le président de l'Association nationale des agents financiers de ce pays Raul de la Puente étaient convaincus que le peuple cubain obtiendra la victoire.
ENTREVUE AVEC SALIM LAMRANI
Ménard, associé aux terroristes à Miami et «conseiller» à Bruxelles
PAR JEAN-GUY ALLARD, spécialement pour Granma international
Les dernières attaques contre Cuba de Reporters sans Frontières (RSF) à l'Union Européenne sont le résultat d'une «obsession maladive» qui est « trop analogue à celle de la Maison-Blanche pour n’être qu’une simple coïncidence», affirme le chercheur français Salim Lamrani à l'analyse des dernières manœuvres menées à Bruxelles par cette organisation.
Dans une lettre datée du 28 janvier et adressée à l'Union Européenne, Robert Ménard, secrétaire général de RSF, dénonce les dernières décisions de la communauté européenne au sujet de Cuba et reprend des propos clairement inspirés par le Département d'État nord-américain.
Pour Lamrani, lorsque l’UE «décide d’adopter une position plus constructive a l’égard de Cuba et de s’éloigner quelque peu de la ligne violente prônée par Washington», Ménard «monte au créneau urgeant la UE de s’aligner» sur les États-Unis.
Le chercheur de la Sorbonne, auteur de plusieurs études sur la communauté cubano-américaine et sa droite extrémiste depuis 1959, signale les liens développés par RSF avec les cercles de Miami liés au terrorisme contre Cuba.
«Le 16 janvier 2004, rappelle-t-il, M. Ménard a été reçu triomphalement a Miami par l’ATREC, une organisation extrémiste. M. Ménard a ensuite effectué plusieurs visites chez Cubanet, l’organe de presse contrôlé par l’extrême droite cubaine, et Radio Mambí, dirigée par Armando Pérez Roura, ancien responsable de l’organisation Alpha 66 - que le FBI a considérée comme terroriste - responsable de multiples actions contre la vie de civils cubains».
Interrogé sur le fait qu'à l'UE on accorde une crédibilité à un groupe qui mène ce double jeu, prétendant à la fois défendre les droits de l'homme devant des organisations internationales et se lier à la droite extrémiste de la Floride, Lamrani confesse son incrédulité.
«Comment une personne qui dit défendre la liberté de la presse dans le monde peut-elle se réunir avec des personnes lourdement impliquées dans le terrorisme international? Comment peut-elle se permettre de donner une conférence de presse dans la maison Bacardi de l’université de Floride, en sachant pertinemment que l’entreprise Bacardi a financé des attentats contre Cuba?», demande l'universitaire.
Lamrani signale aussi comment RSF mène constamment des campagnes contre le tourisme à Cuba «secteur essentiel de l'économie cubaine», une opération qui coïncide avec les objectifs de l'administration nord-américaine «qui consiste à asphyxier la population cubaine».
La défense du journalisme et des journalistes est-elle réellement l'objectif de cette organisation ? «C’est totalement faux ! Mumia Abu-Jamal, le célèbre journaliste afro-américain qui croupit en prison depuis plus d’une vingtaine d’année pour un crime qu’il n’a pas commis n’a jamais intéressé RSF».
Quant à sa défense des soit-disant «journalistes indépendants», Lamrani indique que RSF essaie de «faire passer pour progressistes» quelques individus «stipendiés par Washington» alors que «les preuves a leur encontre sont accablantes», dans le but de «mettre en place les conditions nécessaires pour déstabiliser Cuba».
De nombreuses preuves soutenant les dénonciations cubaines selon lesquelles les soit-disant « journalistes indépendants » sont mercenaires des États-Unis, sont disponibles sur le site web de l'Agence étasunienne pour le Développement international (USAID) qui lie les récepteurs de fonds nord-américains à l'appui à ces «journalistes indépendants».
«La rhétorique des droits de l’homme est à l’évidence tendancieuse et a géométrie variable, commente l'universitaire français. Pendant que la communauté internationale envoie des soldats en Haïti pour renverser le président Aristide, Cuba envoie des centaines de médecins et de professeurs pour porter secours a la population désemparée.»
Lamrani s'interroge aussi sur le traitement fait à Cuba dans la presse française.
«C'est a la fois inique et unique. Quand vous voyez que 70 pour cent des articles que la presse française publie sur l’Amérique latine concerne Cuba et que 100 pour cent du contenu est négatif, il n’est pas nécessaire d’avoir fait des études a la Sorbonne pour comprendre qu’il y a un sérieux problème. Je vous assure qu’il m’arrive souvent de trembler d’indignation quand je vois la manière dont on traite la problématique cubaine dans la presse. Un sérieux problème d’ordre éthique se pose», dit-il.
Salim Lamrani a assisté à la Foire du Livre de La Havane pour présenter son ouvrage: El terrorismo de Estados Unidos contra Cuba, version en espagnol de Superpower Principles: U.S. Terrorism Against Cuba qui sera publié en avril aux États-Unis chez Common Courage Press (www.commoncouragepress.com). Il publiera aussi prochainement chez Lanctôt Éditeur, au Canada, Cuba face a l’Empire: Propagande, Guerre économique et terrorisme d’État. Ce livre est préfacé par Noam Chomsky
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