Les déclarations d'autres organisations que la notre n'engage pas notre organisations et son donner a titre informatif
Jeanne Moreau critiquant Hortefeux
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Le couteau entre les dents ?
Non : le canif dans la poche ! Mais pour certains policiers français, c’est pareil ! Le 24 août, 21 sans papiers en grève de la faim depuis 69 jours sont présentés devant la Cour d’Appel de Douai. Le Juge des Libertés et de la Détention avait auparavant décidé leur libération, mais le Procureur et le Préfet du Nord avaient fait un appel suspensif.
Parmi les nombreux militants syndicalistes et venus à Douai pour soutenir ces esclaves des temps modernes, se trouve une délégation des métallos CGT de Renault Douai. Gérard Six, responsable du Collectif Auto du Nord/Pas de Calais, est alors pris à partie par la police et amené manu militari au Commissariat central de Douai au motif qu’il possède une« arme blanche » - en fait un canif que n’importe quel ouvrier de ce pays a dans sa poche pour le casse croûte du midi ou de la pause ! Placé en garde à vue, il est convoqué au Tribunal de Grande Instance de Douai le 5 octobre.
Manifestement, les militants syndicaux combatifs gênent ceux qui ont planifié la casse de l’industrie automobile dans le Nord-Pas-de-Calais..
Dans un communiqué, le Collectif des Sans Papiers du Nord déclare notamment : « Nous sans-papiers savons ce que nous devons aux Métallos CGT du Nord/Pas-de-Calais, lesquels en 2000 nous avaient ouvert les portes fermées de la bourse du Travail de Lille pour nous accueillir après l’expulsion manu militari de l’Institut d’Etude Politique de Lille. Encore une fois Merci aux Métallos.
Nous sans papiers, et nous l’espérons les Juges, connaissons cette culture du canif pour manger et boire dans la taule au moment des pauses alors que la classe ouvrière subie les rythmes et cadences infernales de travail, cadences et rythmes qui ont causé de multiples suicides ces temps ci dans les entreprises de l’automobile à Renault et Peugeot.
Pour toutes ces raison, le CSP59 appelle à une présence massive le vendredi 05/10/07 au Tribunal de Grande Instance de douai pour dire aux patrons et à leurs amis politiques : Respectez la vie, la culture ouvrière, relaxez notre camarade G. Six ! »
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halte à la répression aveugle contre les militants basques, respect des libertés démocratiques!
Le CISC dénonce la répression aveugle, et juridiquement douteuse, dont sont la cible des militants basques indépendamment de toute imputation de crimes et de violences. Quoi qu'on pense des méthodes d'ETA (mais l'Etat espagnol, fortement suspect d'avoir armé les GAL et pratiqué l'assassinat d'Etat extra-judiciaire, n'a aucune leçon à donner en la matière), les méthodes des polices de Sarkozy et de ses homologues espagnols, constituent une menace sur les libertés de l'ensemble des citoyens des deux côtés des Pyrénées.