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Communiqué du Comité Internationaliste pour la Solidarité de Classe          

4 juin 2007

(CISC, présidence d’honneur : H. Alleg, militant anticolonialiste, a. dir. d’Alger Républicain, dénonciateur de la torture en Algérie ; Margot Honecker, résist. antifasciste, a. ministre de l’Education nationale de RDA ; Mumia Abu-Jamal, militant des droits civiques, condamné à mort par la justice raciste US ; président national, Désiré Marle, 11 rue Desrousseaux, 62320 Rouvroy ; secrétaires, Vincent Flament et Georges Gastaud ; contact 0321424372).

 

Avant d’encenser de son vivant un contre-révolutionnaire polonais,

la municipalité d’Arras ne doit-elle pas enfin honorer sérieusement

le révolutionnaire arrageois qui a fondé la République ?

 

La municipalité d’Arraset le conseil général à majorité PS/PCF du Pas-de-Calais accueillent ce lundi en grande pompe L. Walesa, dont elle veut attribuer le nom à un site d’Arras. Le CISC s’interroge sur cette initiative.

 

1°) il est heureux que Walesa ait de chauds supporteurs en Artois ; en Pologne, il a eu 2% des voix la dernière fois qu’il s’est présenté aux présidentielles, un record que seul Gorbatchev (moins de 2% !) a battu en Russie, tant ces deux figures de la contre-révolution à l’est sont méprisés par leur classe ouvrière respective.

 

Et pour cause : en Pologne, y compris à Gdansk et aux ex-chantiers Lénine, le plein emploi socialiste a cédé le pas au chômage massif propre au capitalisme; des ouvriers s’expatrient en masse pour survivre (comme ils étaient forcés de le faire avant-guerre) ; de leur côté, les capitalistes occidentaux, y compris ceux du Pas-de-Calais, délocalisent en Pologne (par ex. en ce moment même, Knorr !) où la protection sociale est détruite ; car les acquis du socialisme (plein emploi, grande industrie, logement bon marché, soins médicaux gratuits, crèches, égalité hommes/femmes, laïcité, démocratisation de l’Université…) ont été arasés au profit des nouveaux riches et en adoration devant Bush et le Vatican. La petite paysannerie est elle aussi en passe d’être détruite par l’U.E., totalement favorable aux gros agriculteurs capitalistes !

 

Quant à la démocratie et au pluralisme, parlons-en ! La constitution polonaise de 97, renvoie dos-à-dos les nazis, qui ont commis le crime absolu d’Auschwitz, et les communistes soviétiques, qui ont libéré ce camp ; le communisme étant criminalisé, il est interdit aux Polonais de dresser librement le bilan objectif du socialisme polonais, de ses carences, mais aussi de ses avancées. A plusieurs reprises, le CISC a dû intervenir contre le projet d’interdire le PC polonais. Enfin, sous le nom de lustration, les gouvernants d’ultra-droite, les frères Kaczynski, animent une chasse aux sorcières anticommuniste digne de Mac Carthy qui menace les libertés des citoyens d’Europe et diabolise les millions de citoyens polonais qui ont construit la Pologne populaire.

 

Sur le plan international, la Pologne, qui menait avant 1990 la lutte pour la détente, participe aux côtés de Bush à l’occupation de l’Irak ; elle offre son territoire à Bush pour y installer sa prétendue « défense anti-missiles »  qui permettrait aux USA d’attaquer la Russie quand bon leur plairait !

 

Si les édiles d’Arras et le conseil général PS/PCF veulent honorer un Polonais cher à la fois à ses compatriotes et à nombre de Français d’origine polonaise, que n’honorent-ils la mémoire de l’ancien Premier communiste Edward Gierek, qui fut ouvrier mineur dans le Pas-de-Calais avant-guerre, et dont un sondage réalisé en Pologne montre qu’il reste le dirigeant le plus populaire de l’après-guerre en Pologne ?

 

Enfin, il est étrange que les édiles d’Arras et le conseil général PS/PCF, qui remercient Walesa d’avoir fait grève à Gdansk, restent muets devant la répression syndicale à Arras même : avec le soutien de l’ex-ministre UMP Delevoye, les édiles UMP qui bénissent le gréviste Walesa, applaudissent Sarkozy qui étouffe le droit de grève en France !

 

2°) en même temps, l’Arrageois le plus connu au monde, Robespierre, n’a toujours pas d’avenue à sa mesure dans sa ville ! Contre-révolutionnaires de tous les pays unissez-vous, serait-ce là la nouvelle devise de l’Union européenne, de Gdansk à Arras ? Le CISC propose aussi que les édiles d’Arras attribuent à une avenue le nom de Marc Lanvin, militant arrageois de la J.C. assassiné par la droite dans les années 70 ! Chiche ?

 

3°) Enfin, est-il d’usage républicain de baptiser une rue du nom d’un vivant quel qu’il soit ? Cette pratique relève typiquement du « culte de la personnalité » qu’il est d’usage de brocarder pour dénigrer l’URSS !

 

Le CISC est certain qu’au nom du « pluralisme » dont ils se sont réclamés pour combattre le communisme, les médias nationaux et locaux permettront au grand public de prendre connaissance du présent communiqué 

 

Pour le CISC,

Désiré Marle,

Vincent Flament,

Jacques Olzsanski,

Georges Gastaud.

 

 

 

 

 

A BAS LA DICTATURE CLERICALE

ANTICOMMUNISTE EN POLOGNE !


La mise aux normes européennes de la petite agriculture polonaise aura des conséquences sociales désastreuses, et la mainmise de l’Eglise catholique sur le pays est de plus en plus insupportable à la population (ainsi, l’avortement, théoriquement légal, y est devenu pratiquement impossible).

Les frères jumeaux Kaczynski au pouvoir lancent donc une grande opération de diversion avec une loi de « décommunisation », dans le sillage de l’ancien nazi Ratzinger, plus connu aujourd’hui sous le nom de Benoît XVI, qui a forcé l’archevêque de Varsovie à démissionner pour avoir collaboré avec la police politique du temps du socialisme. 

 

C’est ainsi qu’« une loi entrée en vigueur le 15 mars, oblige les membres de toutes les professions ayant un pouvoir d'influence à déclarer leur collaboration, ou non, avec l'ex-police politique communiste », nous apprend Le Monde. « Jusqu'à présent, selon une loi de 1997, seuls les députés, sénateurs, ministres, hauts fonctionnaires et magistrats étaient soumis à l'obligation de déclarer leur collaboration, ou non, avec l'ancienne Sécurité communiste », mais aujourd’hui, « jusqu'à 700 000 Polonais - journalistes, avocats, directeurs d'école, universitaires, élus locaux, parlementaires, ministres, hauts  fonctionnaires de l'Etat ou magistrats » sont concernés. 
 «  Il est fort à parier que les employeurs seront tentés de se séparer des ex-agents », poursuit Le Monde. D’ailleurs, « la radio publique a déjà prévenu qu'elle licencierait les anciens collaborateurs »

 

 

 

La politique des Kaczynski inquiète le quotidien du soir, pourtant peu suspect de sympathie communiste, car « cette chasse aux sorcières s'appuie sur des documents pernicieux, incomplets et souvent falsifiés : l'objectif numéro un de la police politique était de compromettre pour mieux contrôler ». Du coup, les résistances montent contre cette chasse aux sorcières dont les dégâts collatéraux seraient incalculables. Par exemple, « le Conseil de l'Université de Varsovie a appelé jeudi 22 mars à la suspension de l'application de la loi ». 

 

 

LA JEUNESSE COMMUNISTE TCHEQUE NOUS ECRIT

 

 

Chers Camarades,

 

Le KSM a intenté une action contre cette violation des droits démocratiques fondamentaux, qui fait partie d’une immense  campagne anticommuniste dans la République Tchèque. La lutte  va se poursuivre au tribunal.  Le KSM attend toujours la réponse du tribunal et le commencement du procès.

 

Nous voulons également vous informer, qu’en dépit de la chasse aux sorcières exercée, ce mouvement de la jeunesse poursuit ses activités !  Ainsi, le KSM prend une part active dans le mouvement grandissant d’opposition au projet d’implantation d’une base militaire américaine en République Tchèque. Le KSM fut la PREMIERE organisation qui commença la lutte contre ce projet, avant d’être rejointe plus tard par d’autres organisations. Le KSM entretient des relations avec la société civile. Et lors de la dernière tenue du Comité Central du KSM en novembre 2006, le KSM constitua ses nouvelles sections locales. Ce sont nos réponses aux anticommunistes et à leurs attaques !

 

La situation en République Tchèque est très difficile et nous nous attendons à ce qu’elle se détériore. Après 7 mois de crise politique, sans un  gouvernement soutenu par une majorité au parlement,  une nouvelle majorité de droite, conduite par le parti de droite le plus dur de notre pays  -  le Civic Democratic Party  ( le Parti Démocrate Citoyen ?) – (ODS)  a pris ses fonctions il y a quelques jours. Ce gouvernement accentuera ses attaques contre les  conditions économiques et sociales des chômeurs et des travailleurs.  Et cela va renforcer les moyens de la répression anticommuniste. Ce  n’est en rien une coïncidence,  de vous faire savoir que l’exécutif des Etats Unis d’Amérique (USA) , attendit jusqu’à ce que fut constitué le gouvernement,  que nous avons déjà mentionné. Celui-ci, conduit par l’ODS , gagna  la majorité à la Chambre des  Députés  du Parlement de la République Tchèque. L’exécutif des Etats-Unis d’Amérique annonça alors officiellement sa décision de demander l’autorisation  au gouvernement de la  République Tchèque d’implanter des bases militaires dans notre pays.

 

 Cette annonce de la décision de l’exécutif américain a été communiquée quelques minutes à peine , après que le gouvernement de droite ne reçoive le support d’une majorité au Parlement ( grâce à l’apport  de 2 social democratic MPs – Sociaux Démocrates ( ?) –

 

L’avenir de notre pays tend vers une polarisation politique et sociale et le KSM continuera à jouer son rôle actif dans la lutte des classes  aux côtés de ceux qui sont opprimés par le Capitalisme.

 

Camarades, nous voulons vous renouveler notre gratitude pour le soutien que vous  nous avez exprimé.

 

Fraternellement

 

Radim GONDA

Vice Président du KSM

République Tchèque 

                                             

 Traduction François VECHART.  30.01.2007

 

 

 

 

Non à l’inculpation de Wojciech Jaruzelski par le fascisant pouvoir polonais

 

Il y a quelques années, les dirigeants « pluralistes » de la « social-démocratie » au pouvoir à Varsovie avaient tenté en vain d’interdire le PC polonais Prolétariat ; exploitant les résolutions négationnistes du Conseil de l’Europe et du « parlement » européen, les cléricaux intégristes qui dirigent la Pologne et qui ne font pas mystère de leurs sentiments antisémites et homophobes, se livrent actuellement à une furieuse chasse aux sorcières ; pour faire oublier aux ouvriers polonais paupérisés les acquis du socialisme, plein emploi, logement bon marché, accès gratuit à un enseignement de bon niveau, médecine gratuite, laïcité, égalité des sexes, le pouvoir a mis en place une loi dite de « lustration » qui viole le droit international et la liberté de pensée en obligeant les Polonais, sous peine de révocation, à déclarer leurs relations passées avec les institutions du régime légal et internationalement reconnu de la République populaire.

 

Des millions de Polonais sont menacés par cette police des esprits qui amalgame le nazisme, exterminateur de millions de polonais juifs et non juifs, et l’URSS, qui a libéré la Pologne de l’occupant nazi, de ses camps d’extermination et des rapports d’exploitation féodaux qui sévissaient avant guerre.

 

Ajoutant tous les jours à cette surenchère revancharde, les jumeaux Kaczynski, clones de Mac Carthy, veulent supprimer leur modeste retraite aux héros communistes de la Brigade Internationale Dombrowski qui défendirent la liberté du monde en allant en Espagne combattre au péril de leur vie le fascisme de Franco et de ses alliés, Mussolini et Hitler.

 

Et voilà maintenant que la « justice » revancharde polonaise s’attaque au général Jaruzelski et à Stanislaw Kania, ancien premier secrétaire du Parti ouvrier unifié polonais (PZPR).

 

Jaruzelski, héros de la Résistance antifasciste (ce qui doit être une circonstance aggravante pour les dirigeants polonais actuels !), dirigeait l’état-major polonais en 1980 quand la crise éclata entre le POUP, qui s’était écarté des principes socialistes, et le « syndicat » Solidarnosc, financé et « conseillé » par le Pape et par les USA.

 

Aux portes de la guerre civile, le pouvoir polonais proclama l’état d’urgence conformément aux lois en vigueur. Il ne faut pas oublier le contexte géopolitique : après la guerre du Vietnam et la défaite de l’impérialisme US, une seconde guerre froide contre « l’Empire du Mal » avait été déclenchée par l’impérialisme occidental pour déstabiliser le camp socialiste et alimenter la course aux armements nucléaires qui culmina sous Reagan avec l’implantation des euromissiles US braqués sur Moscou.

 

Devenu premier secrétaire du POUP en remplacement de Kania, Jaruzelski fit preuve de fermeté mais s’efforça aussi d’ouvrir le dialogue, dans les conditions qu’on imagine, et alors que la tension ne cessait de monter entre les deux blocs de part et d’autres du territoire polonais. En définitive, même s’il fallut déplorer plusieurs morts dans cette période, Jaruzelski et le POUP s’efforcèrent de ménager une démocratisation du pays qui préservât la propriété socialiste. Mais avec l’arrivée de Gorbatchev, Jaruzelski accepta que cette « transition » prît un tour ouvertement antisocialiste et contre-révolutionnaire : le pouvoir fut bradé à Solidarnosc et à sa direction cléricale et pro-occidentale (Walesa)… ce qui ouvrit une brèche à la contre-révolution dans le camp socialiste en en URSS : bien entendu, la réaction mondiale, européenne et polonaise n’est pas reconnaissante, bien au contraire !

 

Quant au peuple polonais, il a déjà jugé puisque Walesa a obtenu 3% aux dernières élections auxquelles il a osé se présenter et qu’un sondage très sérieux a montré que le dirigeant le plus populaire des dernières décennies en Pologne est… Edward Gierek, ancien mineur en France et dirigeant du POUP dans les années 70 (va-t-on lui faire un procès posthume ?).

 

Depuis lors on a vu comment les « revendications » des ouvriers du chantier naval de Gdansk ont été « satisfaites » : le chômage s’est massivement étendu, des millions de Polonais ont faim et ne peuvent plus se soigner, les chantiers Lénine ont massivement licencié dans l’indifférence des hypocrites « défenseurs » anti-communistes des droits de l’homme ; des centaines de milliers de Polonais émigrés sont redevenus de la chair à profit pour la Grande Europe capitaliste où, à coups de circulaires Bolkestein, ils sont utilisés malgré eux pour casser les acquis sociaux et le droit du travail des pays occidentaux, comme c’était le cas avant-guerre avec la Pologne féodale qui exportait des milliers de paysans pauvres pour crever de silicose dans le Pas-de-Calais.

 

Mais cela n’empêche pas les fascistes polonais au pouvoir de comparer l’antifasciste Jaruzelski à… Goering ! Cette fausse symétrie entre nazisme et communisme insulte les héros de Stalingrad qui ont sauvé le monde des barbares; elle banalise le nazisme, qui a exterminé des millions de gens, et vise à criminaliser les luttes anticapitalistes dans toute l’Europe, à réprimer la nostalgie du socialisme à l’Est, à réhabiliter la pire réaction, le cléricalisme, l’intégrisme et le nazisme, dont les dirigeants polonais d’avant-guerre firent le lit en refusant de s’allier à l’URSS pour bloquer la prévisible invasion nazie de leur pays.

 

Le CISC (Comité Internationaliste de Solidarité de Classe) appelle les démocrates, y compris non communistes, à condamner le nouveau mac-carthysme qui menace les libertés partout. Au moment où Fini, le néo-fasciste italien, et son adjointe Alessandra Mussolini (!) pressent l’UE d’interdire les PC (!), au moment où Sarkozy fait préfacer par Fini la traduction italienne de son livre, il est évident que la Bête immonde s’enhardit dans cette UE dans cette nouvelle Sainte Alliance contre-révolutionnaire qu’est l’U.E. Aujourd’hui on embastille Jaruzelski ; demain les anticapitalistes, souverainistes, alter-mondialistes, tous ceux qui s’opposent à l’Empire européen, y passeront au nom du « pluralisme » !

 

Hommes veillez !

 


 

HONGRIE 56 / REVOLUTION OU CONTRE REVOLUTION?

 Devoir de mémoire ou devoir d'anticommunisme?

 Alors que la grande presse est restée quasi-muette sur la pitoyable équipée coloniale de Suez en 1956 (les impérialiste franco-anglais voulaient libérer le canal menacé de nationalisation par le "nouvel Hitler" Nasser...), elle fait ses choux gras anticommunistes de la commémoration des "évènements de Hongrie" en octobre 1956. Cette étrange "révolution" –préparée de longue date par Washington et le cardinal Mindszenty, son protégé horthyste et antisémite- avait pourtant bizarrement commencé, par des appels à l'insurrection de Radio Free Europe (la radio de la CIA) appelant à chasser les communistes. Appel plus qu'entendu puisque la "révolution" tourna vite au pogrom anticommuniste avec de nombreux massacres de militants. Devant les menaces qui pesaient alors sur le régime socialiste magyar et sur la paix au centre de l'Europe, l'URSS n'avait d'autre solution que d'intervenir militairement pour écraser la contre-révolution blanche. Les  censeurs du communisme et de l'URSS se gardent bien de préciser plusieurs choses au sujet de ces tragiques évènements:

 

a) la Hongrie ne venait pas de rien; avant la guerre et la victoire de l'Armée rouge, elle était aux mains d'un féroce régime fasciste allié de Hitler, le régime du régent Horthy, héritier des hobereaux qui avaient écrasé la République hongroise des soviets de Bela Kun; mais de cette révolution ouvrière noyée dans le sang, les médias ne parlent pas plus qu'ils n'évoquent le massacre des spartakistes allemands en 1919 ou de la révolte ouvrière en Autriche en 1934...

 

b) de 1945 à nos jours, les USA capitalistes sont intervenus de manière sanglante, de Hiroshima à l'Irak, des CENTAINES DE FOIS en provoquant d'immenses massacres de progressistes; tantôt de manière directe (Guatemala, Corée, Vietnam, Panama, etc.), tantôt de manière indirecte (Iran, Chili, Indonésie...); dans leur cas, c'était une aide désintéressée à la démocratie, dans le cas de l'URSS c'est le témoignage de son intrinsèque barbarie. Et si cela avait surtout à voir avec la lutte de classes acharnée entre socialisme et capitalisme, entre peuples en lutte et impérialisme occidental, que fut la "guerre froide"?

c) les Hongrois viennent de réélire "démocratiquement" leur gouvernement; comme tout récemment en Bulgarie, moins de la moitié de la population a voté; les gouvernants en place ont admis avoir menti pour se faire élire; ils mettent en place, malgré la "rue", la politique de misère dictée par l'Union européenne et qui plonge dans le chômage et le désarroi des millions d'ouvriers, d'employés et d'intellectuels. en quoi cela est-il "démocratique"? sous le régime socialiste, notamment à l'époque de Janos Kadar, TOUS les Hongrois avaient un emploi, un accès gratuit aux soins, un haut niveau culturel. N'est-ce rien du point de vue de la démocratie, du moins si l'on se place du point de vue des intérêts de la majorité du peuple?

 

En définitive, ce n'est pas "l'anti-totalitarisme" qui guide les partisans de la contre-révolution de 1956, car le "totalitarisme" (sic) ne les effraie pas quand il est au service... du capitalisme! Leur seule motiviation profonde, c'est la haine de la classe opprimée, qui ne doit pas s'aviser de prendre le pouvoir, de construire le socialisme et de défendre ses conquêtes sociales!
 

 

 

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INTERDICTION DE LA JEUNESSE COMMUNISTE TCHEQUE:

HALTE A L'EUROPE DE LA FASCISATION et du NOUVEAU MACCARTHYSME!

(voir également page "Pétition", pour les premières réactions)

Ignorant soudain la référence au "pluralisme" qui était censée inspirer la "révolution de velours", les autorités tchèques viennent de signifier leur décision de dissoudre la Jeunesse Communiste de Tchéquie au motif qu'elle lutte pour abolir l'exploitation capitaliste et pour construire le socialisme. Les grands "démocrates" qui gouvernent la Tchéquie, sont évidemment complices de cette interdiction scélérate, avec leurs mentors du Parti socialiste européen et du Parti populaire européen. L'Union européenne ne dit mot, pas plus que les défenseurs attitrés des "valeurs démocratiques de l'Europe". Il est vrai que le Conseil de l'Europe a voté au printemps dernier un rapport parrainé par le député suédois Lindblad, lequel prétend criminaliser le communisme et la première expérience socialiste de l'histoire en mettant l'Union soviétique, principale victime et principal vainqueur du nazisme, sur le même plan que le IIIème Reich. Cette symétrie scandaleuse n'a d'autre but en réalité que de diaboliser et de REPRIMER le communisme, tout en banalisant insidieusement l'extrême droite qui fleurit et prolifère dans toute l'Europe de Maastricht, Allemagne et Autriche incluses! En réalité, les nouveaux maîtres capitalistes des pays d'Europe de l'est ont peur d'un débat à la loyale avec les communistes qui n'ont pas renié Lénine et la Révolution d'Octobre, tant le bilan de la contre-révolution et de la restauration capitaliste est négatif pour les ouvriers, les employés, les retraités, les chercheurs, les cinéastes, la jeunesse de ces pays livrés à la déréglementation, au chômage de masse, à la destruction des systèmes publics de santé et d'éducation. Plus que jamais il apparaît que le but des anticommunistes qui ont renversé les régimes socialistes sous les encouragements des impérialistes occidentaux, n'a rien à voir avec la liberté et tout à voir avec le rétablissement de la propriété capitaliste et de l'exploitation du travail humain.

Le CISC assure la JC tchèque et le Parti communiste de Bohème-Moravie de sa totale solidarité. Il invite les démocrates de France et d'ailleurs à protester auprès de l'ambassade de Tchéquie à Paris, auprès du Quai d'Orsay et auprès du Parlement européen en utilisant le présent communiqué. Il demande aux syndicats, aux organisations populaires et ouvrières, aux jeunes qui ont combattu le CPE et la loi Fillon, de secouer la pensée unique anticommuniste ambiante en se solidarisant avec les JC tchèques. La chasse aux sorcières communistes est, depuis 1991, la pointe avancée de la campagne de criminalisation européenne contre les forces progressistes, syndicalistes, antifascistes et anticapitalistes de toute l'Europe; la laisser se développer serait suicidaire, y compris pour les organisations de gauche qui ne sympathisent pas avec le communisme..

 

Honneur aux jeunes communistes tchèques qui refusent la loi scélérate et défendent la liberté de tous en défendant le drapeau rouge de la Commune, de Lénine et des travailleurs! PROLETAIRES DE TOUS LES PAYS, DEMOCRATES DE TOUTE L'EUROPE, TOUS ENSEMBLE CONTRE L'ANTICOMMUNISME, FAUTEUR DE FASCISME!

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LA MAIN DE FER DANS LA REVOLUTION DE VELOURS

 

Radim Gonda, secrétaire du KSM (jeunesse communiste tchèque), nous informe que la propagande anticommuniste dans son pays est en train de prendre des formes inquiétantes. Des T-shirts insultant les communistes, et appelant à les attaquer, voire à les tuer, en termes voilés ou explicites, sont en vente sur internet, et au Centre Tchèque de Vienne (Autriche), qui dépend du Ministère des Affaires Etrangères… ( voir exemple de ce type de T-shirts ci-dessous).

                                                         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le message a été bien reçu : fin avril, le député communiste Jiri Dolejs a été insulté et roué de coups par plusieurs individus  alors qu’il sortait du Parlement.

Casse geule

 

Enfin, le Parti Communiste de Bohême-Moravie n’a pas pu suivre son parcours de manifestation habituel le 1er mai, car les anticommunistes avaient confisqué le lieu pour y hurler des insanités contre les rouges…

 

Cette fois, c’est sûr, la République Tchèque a sa place dans le concert des Nations Démocratiques de l’Europe élargie…

Procès Menguistu :

RESISTER à la MONDIALISATION de la CHASSE AUX SORCIERES

 

 

Réactivée par la contre-révolution qui a détruit le camp socialiste, la chasse aux sorcières inaugurée naguère par le sinistre Mac Carthy a d’abord ravagé les pays de l’Est et l’ex-URSS; comme l’avait alors prévu notre journal Solidarité de classe, la répression anticommuniste et le négationnisme anticommuniste ont rapidement pris un tour pan-européen : dans la dernière période, le rapport Lindblad voté par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a tenté (pour l’instant sans succès, grâce à la mobilisation des internationalistes d’Europe…) d’illégaliser les partis communistes qui n’ont pas renié Lénine et la Révolution d’Octobre.

 

En France, un quarteron de nostalgiques de la Russie blanche et de l’antisémite et pogromiste ukrainien Petlioura, relayés par des journaux fascistes et honteusement soutenu par les plus hautes autorités de l’Etat, prétendent « mettre à l’index » la prestigieuse historienne Annie Lacroix-Riz ; le « tort » de cette universitaire courageuse est, preuves à l’appui, de refuser de s’aligner sur l’« histoire unique » antisoviétique promue, sans aucun respect pour la méthodologie scientifique et pour le rôle décisif joué par l’URSS dans la défaite de Hitler, par les instigateurs du « livre noir » de Courtois et Cie.

 

Avec le procès par contumace déclenché par les autorités contre-révolutionnaires d’Addis-Abeba contre l’ancien président marxiste de l’Ethiopie, le colonel Menguistu Haïlé Mariam, la chasse aux sorcières et la criminalisation du marxisme et du socialisme tente de s’officialiser en Afrique avec le soutien enthousiaste de Washington… et de sa presse-relais, notamment du Monde. Le prétendu « Quotidien de référence » vient en effet de consacrer sa Une et une pleine page au procès du colonel Menguistu, qualifié de « Négus rouge » en des termes que n’eût pas désavoués Minute. On peut ainsi lire dans l’ex-quotidien de « centre gauche » que Menguistu, -qu’on voit en photo en compagnie de F. Castro (la campagne anticastriste est permanente dans le journal de Colombani), avait formé des « bandes de paysans sans terre et de voyous » pour terroriser « la population » ; Le Monde, qui n’a jamais que l’on sache demandé que les autorités françaises, convaincues de complicité de génocide au Rwanda, fussent traduites en justice pour complicité de crimes contre l’humanité, accuse l’Ethiopie rouge d’avoir déplacé des populations paysannes frappées par la famine pour les réinstaller dans des régions géographiquement plus accueillantes (apparemment l’opération ne s’est pas faite sans regrettables dégâts humains, mais qu’eussent dit les censeurs du régime marxiste si les autorités d’alors n’avaient rien tenté ?).

 

Bien entendu, rien n’est dit sur le fait que le régime révolutionnaire éthiopien qui a renversé le vieil Empereur autocrate Haïlé Sélassié, a hérité d’un pays sous-développé et délabré, menacé de famine généralisée à l’exception des grandes familles de latifundistes qui vivaient luxueusement.

 

Rien n’est dit non plus des guerres civiles à répétition provoquées par Washington pour saper le pouvoir révolutionnaire éthiopien, ni de la manière dont le régime nationaliste de Somalie et les séparatistes d’Erythrée furent manipulés par les Etats-Unis, non pour promouvoir les droits nationaux de l’Erythrée, mais pour saigner et écarteler l’Ethiopie socialiste, au point que ses maigres ressources durent être employées pour repousser d’incessantes interventions extérieures et menées contre-révolutionnaires, au lieu de servir à construire une société nouvelle, dont la réforme agraire et la nationalisation de l’industrie avaient jeté les bases.

 

Rien n’est dit non plus de ce qui suivit le renversement du colonel Menguistu, balayé par la vague contre-révolutionnaire mondiale des années 90 :

 

Car le bilan des vainqueurs, éthiopiens et non éthiopiens, du régime marxiste d’Addis-Abeba est accablant: aujourd’hui la Somalie, dévastée et privée de tout appareil d’Etat, est écartelée entre bandes maffieuses et seigneurs de la guerre inféodés à Washington ; le féroce pouvoir des féodaux et du capital comprador a été restauré en Ethiopie et la Corne de l’Afrique est redevenue la chasse gardée des USA.

 

Alors que l’Afrique des années 70 s’orientait, non sans difficultés, vers un développement socialiste et autocentré soutenu par l’URSS et Cuba socialiste, l’Afrique subsaharienne est aujourd’hui en ruines, livré aux guerres civiles, aux pandémies et à « l’émigration choisie » de Sarkozy et de ses pareils, c’est-à-dire au pillage des ressources humaines et naturelles de l’Afrique par les firmes transnationales. Alors que les luttes pour le socialisme et pour la libération nationale avaient mis l’Afrique au cœur de la problématique historique du 20ème siècle, la re-mondialisation du capitalisme tend à marginaliser ce continent en déshérence.  

 

Le « procès » revanchard intenté à l’ex-président éthiopien Menguistu en son absence est du même type que celui que la RFA capitaliste a mené contre Honecker, ultime président de la RDA, pour justifier l’annexion de l’Allemagne de l’est, ou que celui que les Etats prédateurs qui ont bombardé et occupé la Yougoslavie, s’abritant derrière le Tribunal pénal international, ont intenté à Milosevic, le président élu de la Yougoslavie, récemment décédé dans des conditions suspectes. Il s’agit aussi à travers ce procès de discréditer le Zimbabwe anti-impérialiste et son président, Robert Mugabe, qui a donné asile à Menguistu :  le « tort » de M. Mugabe est surtout d’avoir exproprié les riches colons blancs de l’ex-Rhodésie, en promouvant une réforme agraire qui déplait à Blair et au grand capital anglais…

 

Le CISC n’est pas en mesure de porter un jugement de valeur sur l’œuvre de Menguistu. Cela revient au peuple travailleur d’Ethiopie et aux historiens encore capables d’objectivité et de courage intellectuel.

 

En revanche, le CISC appelle les démocrates à refuser cette justice revancharde dont l’objectif est moins d’évaluer les révolutions socialistes du passé que de conforter la « pensée unique » antimarxiste et anti-tiers-mondiste et de sanctifier la pan-totalitarisme rampant de la re-mondialisation du système capitaliste.

 

Comme à l’époque du procès Honecker, la question est « qui juge qui ? » : il n’appartient pas aux défenseurs de l’exploitation capitaliste, du colonialisme et de l’impérialisme, de juger les combattants du socialisme et de la libération nationale. Ce jugement appartient de droit aux peuples et aux travailleurs.

 

Quant aux « juges » qui se prêtent à ce type de procès - spectacle, ils seront tôt ou tard rattrapés par l’histoire ; et déjà ils sont jugés avec la sévérité qui s’impose par tous les progressistes qui n’ont pas abdiqué le devoir d’esprit critique et d’indépendance intellectuelle !

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POLOGNE : la contre-révolution anticommuniste vire au brun

 

Il y a 17 ans, le régime socialiste de la Pologne populaire était renversé par une coalition contre-révolutionnaire dirigée par l’Eglise et par son « syndicat indépendant » Solidarnosc, relayée par les dirigeants opportunistes du POUP et pilotée par Bush Sr et son ami Gorbatchev, le liquidateur en chef du camp socialiste. Portés par toute la réaction mondiale et applaudis par toute la fausse gauche, les contre-révolutionnaires déguisés en « rénovateurs du socialisme » et en « démocrates » promettaient à la Pologne la prospérité, la consommation et « la liberté » pour prix de sa rupture avec le socialisme et de sa sortie du Traité de Varsovie.

 

Depuis cette date, les ouvriers et paysans polonais ont eu le temps de déchanter : le chômage est massif et la puissante industrie socialiste est en loques ; les acquis sociaux, droit au travail, au logement, aux soins médicaux et à l’enseignement, ont été complètement démantelés. Les Chantiers navals Lénine de Gdansk, bastion de Solidarnosc, ont été démantelés et les petits paysans polonais, base principale de l’Eglise, sont menacés de liquidation par l’intégration de la Pologne à l’UE. La très réactionnaire Eglise polonaise, pilotée depuis le Vatican, est redevenue toute-puissante, comme avant-guerre, et la laïcité de l’Etat et de l’école, ainsi que le droit des femmes à l’IVG, ne sont plus que des souvenirs. La souveraineté de la Pologne n’existe même plus formellement puisque, outre la mainmise des trusts de RFA sur l’économie, la Constitution européenne (que les dirigeants polonais ont prudemment décidé de ne pas soumettre à référendum…) prévoit officiellement que les décisions nationales seront subordonnées aux décisions prises à Bruxelles ! Enfin, alors que la Pologne populaire menait à l’ONU un combat inlassable pour la paix et pour le désarmement nucléaire, la Pologne « post-communiste » rampe devant Washington auquel elle sert de supplétif en Irak… ou sert de tête de pont aux USA et à l’UE pour encercler la Russie d’un nouveau cordon sanitaire de (contre-) révolutions « oranges » (Ukraine, pays baltes, Géorgie…).

 

On comprend que dans ces conditions, les travailleurs polonais, sont beaucoup moins enthousiasmés par la restauration capitaliste que les capitalistes occidentaux, la hiérarchie catho-lique et les nouveaux riches qui ont fait main basse sur les richesses du pays : il n’y a rien d’exaltant pour les médecins polonais (1 sur 5 s’est expatrié à l’ouest depuis que la gratuité socialiste des soins n’est plus assurée) et surtout pour les ouvriers polonais, de redevenir la main d’œuvre corvéable et taillable à merci de l’Europe de Bolkestein, comme c’était déjà le cas avant guerre quand les paysans polonais, encadrés sur place par leur propre Eglise, servaient de chair à patron aux Houillères du Nord ! C’est pourquoi les forces politiques issues de Solidarnosc se sont politiquement effondrées (le « héros national » Walesa a obtenu encore moins de voix aux présidentielles que Gorbatchev n’en a obtenu en Russie : moins de 2% !). Il en est de même pour la « Social-démocratie de Pologne », c’est-à-dire pour les renégats du communisme qui ont détruit le POUP, négocié l’intégration de la Pologne à l’OTAN et privatisé l’économie et brouillé tous les repères politiques des travailleurs polonais !

 

C’est dans ces conditions qu’ont récemment été élus, sur fond de promesses sociales qu’ils ne pourront ni ne voudront tenir (il faudrait pour cela sortir la Pologne de l’UE ultra-libérale, restaurer le socialisme, rétablir des rapports normaux avec la Russie, reconstituer les bases économiques et politiques d’une indépendance nationale véritable !), de dangereux dirigeants polonais de droite et d’extrême droite dont certains ne font pas mystère de leurs positions intégristes, homophobes, antisocialistes et anti-démocratiques.

 

Sitôt installés, ces nouveaux dirigeants d’extrême droite ont intenté un procès en sorcellerie communiste au vieux général Jaruzelski, qui a pourtant joué un rôle clé dans le transfert du pouvoir à Solidarnosc ! Il est vrai que déjà le « social-démocrate » Kwasniewski, renégat du POUP et ex-président de la Pologne décommunisée, avait fermé les yeux sur la tentative d’interdiction du PC polonais. Récemment nommé par les frères Kaczynski, le nouveau directeur de la télé polonaise n’est autre qu’un Mac Carthy polonais, qui s’est fait un nom en harcelant des milliers de Polonais accusés d’avoir « collaboré » avec le régime légal et internationalement reconnu de la Pologne populaire !

 

Cela promet pour le pluralisme en Pologne et en Europe ! Pourtant, la Droite française, le PS, les groupes trotskistes, la CFDT, les « grands intellectuels médiatiques » qui se mobilisaient avec ferveur contre le « totalitarisme » dans les années 80 quand il s’agissait d’abattre le socialisme polonais et de salir les communistes français, restent de marbre aujourd’hui : qu’importe, une fois l’objectif contre-révolutionnaire, que le régime polonais d’extrême droite détruise les restes de laïcité, tire toute l’UE vers la droite, transforme ses ouvriers en chair à profits du patronat occidental et s’apprête à réprimer encore plus durement les communistes, marxistes, athées, homosexuels polonais et autres suppôts de Satan, dans le but de faire diversion à la tragique situation sociale du peuple travailleur polonais !

 

Lugubre et crépusculaire Europe de Maastricht qui fait de plus en plus penser à l’Europe de Metternich, du traité de Vienne et de la 1ère Restauration qui suivit la défaite de la France en 1815 !

 

Le CISC n’a pour sa part jamais idéalisé le socialisme polonais qui était perclus de déviations bureaucratiques, de pratiques carriéristes et népotiques qui démoralisaient les masses polonaises. Du moins TOUS les citoyens de la RP de Pologne avaient-ils un emploi stable, un toit sur la tête, une possibilité de vivre et d’étudier sur le sol natal, une école laïque de qualité !

 

C’est pourquoi le CISC appelle les hommes de bonne volonté qui ont cru naguère à la sincérité de Walesa et de son mentor, saint Wojtila, à refuser la criminalisation de la Pologne populaire d’hier et du communisme polonais d’aujourd’hui.

 

Car la Pologne retrouvera tôt ou tard la voie progressiste et authentiquement patriotique qui fut celle des Chopin, Dombrowski, Marie Slodowska, Rosa Luxemburg et de ces courageux militants ouvriers qui, à l’instar du mineur E. Gierek devenu dirigeant du POUP dans les années 70, revinrent du Pas-de-Calais après guerre pour reconstruire de leurs mains leur patrie exsangue, abandonnée aux hordes de Hitler par les Etats occidentaux.

 

Georges Gastaud, co-secrétaire du CISC 

 

 

 

 

 

  halte à la chasse aux sorcières en Pologne

Récemment, le CISC avait dû mobiliser les progressistes pour faire échec à la tentative du pouvoir polonais (alors social-démocrate!) d'interdire le Parti communiste polonais. Le succès de la droite conservatrice et néo-cléricale se traduit immédiatement par une relance des campagnes anticommunistes. Symboliquement, le pouvoir lance un procès contre le général Jaruzelski pour "cirme communiste" pour avoir proclamé l'état d'urgence en Pologne au début des années 8O. C'est pourtant Jaruzelski qui a ensuite, en plein accord avec Gorbatchev, tendu la main à Solidarnosc et organisé la "transition" qui a permis ce que d'aucuns présentaient comme une démocratisation et qui s'est en réalité révélé une contre-révolution. Quoi qu'on pense de la politique alors suivie par Jaruzelski, celui-ci est aujourd'hui poursuivi en tant que communiste. Ces poursuites interviennent dans le cadre de la campagne euro-maccarthyste déclénchée par le Conseil de l'Europe. Le CISC appelle à combattre cette nouvelle tentative de criminaliser la Pologne populaire. Malgré ses défauts, celle-ci assurait à ses travailleurs le droit au plein emploi, le droit au logement, aux soins médicaux gratuits, à la culture, à l'éducation et aux vacances, alors que des millions de travailleurs polonais, parmi lesquels de nombreux anciens des chantiers navals de Gdansk, sont au chômage, parfois dans la misère, ne peuvent plus se soigner, et sont contraints de s'expatrier comme avant guerre pour devenir les soutiers des négriers occidentaux. En outre la Pologne de Giereek travaillait ardemment à la paix et à la détente internationale, alors que la Pologne anticommuniste sert de valet d'armes aux USA en IRak. Enfin les droits des femmes et la laïcité scolaire étaient garantis à l'époque du socialisme, alors que la Pologne actuelle est retombée sous la coupe du cléricalisme. Il importe donc de dénoncer la chasse aux sorcières en Pologne car au final, elle menace les libertés démocratiques en toute l'Europe.

 

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A faire circuler

Signez MAINTENANT  la pétition sur http://4KSM.kke.gr

 

Le 4 mars, il est probable que l'Union de la Jeunesse communiste (KSM) tchèque sera interdite. Nous devons protester de partout. 

 

 

SOLIDARITÉ AVEC L'UNION DE LA JEUNESSE COMMUNISTE - KSM

Nous, les soussignés, protestons énergiquement contre les actions juridiques arbitraires

prises par le Ministère de l'Intérieur de la République tchèque visant à abroger

le statut "d'association civique" de l'Union  de la Jeunesse communiste - KSM.

(...)

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MACEDOINE : LES GENS DU VOYAGE

Les journalistes aiment bien verser des larmes de crocodile sur les 'pauvres gitans' d'Europe de l'Est. Episodiquement, certains reconnaissent que les gens du voyage ont beaucoup perdu avec la chute du socialisme en Europe de l'Est. Il est d'ailleurs significatif qu'en Roumanie et en Bulgarie ils votent aujourd'hui en masse ... pour les partis ex-communistes...

En Macédoine, à mon époque (1994-1998) les Egyptiens (en français 'gitans' ou 'tziganes' ) et les Roms (les deux principaux groupes tenaient le haut du pavé : le député du quartier le plus chic de Skopje, Andi Bayram, était rom, et deux des employés de l'Ambassade de France située dans ce même quartier étaient roms eux aussi.

Leur situation y est largement plus favorable qu'en France où, comme on sait, ils sont souvent refoulés de ville en ville ou, lorsqu'ils sont acceptés, stationnés sur les lieux les plus incommodes, les plus exposés au soleil en été, par exemple...

 

BULGARIE : L'ATTENTAT CONTRE LE PAPE (13/5/1981)

Sur la base de soi-disants projets d'attentats évoqués dans les archives de la Stasi, Vincent Herrouët (LCI) a récemment jugé utile de relancer la fable de la 'filière bulgare'. En France et en Italie, on continue à croire à l'inspiration de l'attentat d'Ali Agca contre le Pape Jean-Paul II par Andonov, membre de l'Ambassade de Bularie contre le Pape. Il s'agit en fait d'un article de pseudo-fiction du Readers'Digest qui fut sérieusement mis à mal - et par deux fois.

La première s'avéra au cours du procès romain d'Agca, membre de l'organisation fasciste 'les Loups Gris'.Les débats y étant houleux, le président du tribunal ordonna à l'assemblée : 'Pazienza !' (Silence !) Ali Agca, qui saisissait mal les nuances de l'italien, pensa qu'il s'agissait du nom de famille d'un chef de la Mafia, avoua alors spontanément que Pazienza lui avait conseillé d'incriminer l'ambassade bulgare et décrit l'appartement d'Andonov ... pour des motifs qui restent inconnus à ce jour mais qui ressemblent fortement à une campagne de diffamation anti-socialiste.

Puis, Petar MLADENOV, le secrétaire du PC bulgare qui poussa à la sortie Todor Jivkov en 1989, alors qu'il aurait très bien pu accabler son prédécesseur, confirma d'ailleurs qu'il s'agissait d'une 'fabrication' étrangère.

La troisième preuve de la fausseté des calomnies anti-bulgares fut en l'an 2000 quand Jean-Paul II, qui savait tout su l'affaire puisque Ali Agca s'était confessé à lui dans sa cellule, mais qui jusqu'alors avait respecté le secret de la confession, se rendit à Sofia pour avouer aux autorités bugares qu'il avait toujours su que les Bulgares n'avaient aucun rapport avec l'attentat contre sa personne. Dommage qu'il n'en ait pas directement  informé l'Agence France-Presse !

 

Deux ou trois choses vues en Hongrie l'été dernier.

L'été dernier, j'ai visité la Hongrie durant mes congés. Cela ne pourrait avoir d'intérêt que pour moi-même, si …

 

J'ai pourtant hésité longtemps à retourner dans ce pays que je connaissais bien. Retourner, car mes responsabilités passées au sein du Mouvement de la Jeunesse Communiste firent que j'eus l'occasion de séjourner à maintes et longues reprises dans ce pays magnifique, siège de la Fédération Mondiale de la Jeunesse Démocratique .

 

Mac Do ouvre, l'usine ferme…

Elle a bien changé la Hongrie que j'ai connue ; et le temps n'y est pas pour grand chose. Le capitalisme s'affiche dès la frontière passée. Dans chaque village Coca Cola vous agresse. Toutes les petites villes voient un Mac Do ouvrir et une usine fermer ! Statues du pape, de moines et autres évêques trônent sur les places. Des églises en constructions s'ajoutent à celles, déjà nombreuses en Hongrie, et qu'avaient préservées le régime socialiste.

 

A Budapest, dans cet îlot de verdure qu'est l'île Margrit au milieu du Danube, m'y promenant le soir, j'ai rencontré ces personnages que l'on rencontre dans nos villes françaises et que l'on nomme pudiquement SDF. C'était au mois d'août, mais pour qui connaît la rigueur des hivers d'Europe Centrale… !

 

Photos géantes de Hitler

Sur la Citadelle qui surplombe la ville, je visitais une exposition dédiée à la prise de ce bâtiment par les troupes Soviétiques lors de la libération de la ville en 1945. Enfin, c'est ce que je pensais, car il s'agissait plutôt d'une fresque sur la " défense " de la citadelle par les troupes nazies : insignes, décorations SS, drapeaux nazis, mannequins d'officiers en grande tenue, photos géantes de Hitler et de son allié, le maréchal-dictateur Horthy, en meeting à Budapest ; film passant en boucle et montrant la bataille du côté allemand avec en conclusion cet éloquent commentaire : " Les Allemands défendent la Citadelle mètre par mètre. " Et moi qui croyait bêtement que c'était l'Armée Rouge qui avait libéré la Citadelle mètre par mètre !

 

 

La poubelle des vainqueurs

Cette manière fascisante de présenter les choses me fut confirmée le lendemain. Aux confins de la ville, quasiment dans un terrain vague, existe un " musée " des statues du régime socialiste. Je ne fus pas surpris de trouver là les statues de Marx, Engels et Lénine, ou encore de Bela Kun fondateur du Parti Communiste Hongrois. Mais s'y trouvent aussi, abîmés, souvent massacrés, les monuments dédiés aux libérateurs soviétiques. Les statues à la gloire des travailleurs n'échappent pas à la règle. Plus choquant peut-être, c'est d'y voir le monument dédié aux premiers combattants antifascistes, celui érigé à la gloire des Brigades Internationales. On n'hésite pas à remonter aux origines pour réhabiliter le temps béni du fascisme triomphant !

Heureusement, dès la sortie de ce " musée ", sur les bords du Danube, on retrouve les monuments à " la gloire du capitalisme " d'immenses complexes industriels fermés, rouillés, délabrés, en ruines !

Que messieurs les contre-révolutionnaires hongrois prennent bien soin de ces statues et monuments, car il ne fait aucun doute, que tôt ou tard, les travailleurs magyars sauront les remettre à leur place.

" Plus de la moitié des Polonais ont faim "

La sénatrice de gauche anti-cléricale Maria Szvszkowska se présentera aux présidentielles en Pologne. Interrogée sur ses motivations par un journaliste du Réseau Voltaire, elle déclare notamment : " J'ai fait cela justement par esprit de révolte contre plusieurs phénomènes qui suscitent des craintes en Pologne. Je pense à la montée des courants fascistes, au fanatisme religieux, au nationalisme et simultanément à la situation économique de la société au sein de laquelle plus de la moitié des citoyens de mon pays ont ,faim. Il existe d'autres phénomènes de notre vie sociale, économique et politique qui soulèvent nies appréhensions, par exemple, la privatisation massive qui crée de grandes fortunes dont la société ne tire aucun avantage. Les gouvernants en Pologne manquent de respect pour la propriété publique et coopérative ".

A méditer pour tous ceux qui ont tété bruyamment l'anniversaire de Solidarnosc...

(SDC N°51 Sep 2005)

 

 

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