
Timochenko en Liberté guidant le Peuple avec Iouchtchenko .
C'était avant le scandale de la maffia du gaz qui lui coûta son poste.
A quand un Hitler dépoitrallé comme symbole du renouveau national ukrainien ?
Révolution orange et étoile jaune
En septembre 2003, un article du journal ukrainien Sliski Visti intitulé « Les Juifs en Ukraine aujourd’hui : la réalité sans le mythe » accusait 400 000 Juifs ukrainiens de s’être battus aux côtés des nazis ( !) pour voler l’or des Ukrainiens. Les journalistes de ce torchons devaient être plus tard décorés par le président Iouchtchenko pour leur «contribution personnelle au développement du journalisme en Ukraine »…
LA LICRA PIEGEE PAR SES CONTRADICTIONS
LICRA-Communiqué de presse
JOUR DE HONTE POUR LA FRANCE ET SON GOUVERNEMENT
La République française permet que la mémoire d’un assassin antisémite soit honorée à l’Arc de Triomphe25/05/2006
LIGUE INTERNATIONALE CONTRE LE RACISME ET L'ANTISEMITISME
Jeudi 25 mai 2006 à 17 heures 30, malgré les protestations de la LICRA, ni le Ministère des Affaires étrangères, ni la Présidence de la République n’ont empêché le déroulement à l’Arc de Triomphe d’une cérémonie à la mémoire de l’assassin antisémite Petlioura, responsable de pogroms qui firent des milliers de morts en Ukraine.
Les militants de la LICRA et leur président Patrick Gaubert, qui entendaient manifester leur réprobation, ont été refoulés fermement par la police !
C’est un jour de honte pour la République et son gouvernement. C’est la mémoire des Juifs ukrainiens assassinés par Petlioura et ses Spadassins qui est ainsi insultée.
Pour la LICRA, il est absolument intolérable que, par sa passivité, la France cautionne ainsi la politique révisionniste de l’Ukraine.
La LICRA, alors Ligue contre les Pogroms, fondée en 1927 sur cette cause, demande au gouvernement français qu’une protestation officielle soit déposée auprès de l’Ambassade d’Ukraine à Paris, puis que les dispositions soient prises afin que ce scandale ne se répète pas à l’avenir et enfin que des excuses soient faites à la mémoire des Juifs ukrainiens à nouveau symboliquement assassinés par les thuriféraires de Petlioura.
Notons par ailleurs qu’il existe maintenant à Paris une « Bibliothèque ukrainienne Simon Petlioura » située… rue de Palestine (ça ne s’invente pas) !
Le 23 mai, la LICRA avait déjà protesté demandé l’annulation de la cérémonie. Tout en la félicitant par courrier de cette prise de position, Annie Lacroix-Riz ne s’est pas privée de lui faire remarquer qu’elle « est membre, avec Ukraine 33, de l’association « collectif Reconnaissance » qui a organisé un colloque à Lyon les 28 et 29 avril 2006. » Dans ce collectif, créé pour la reconnaissance du génocide arménien, on trouve également des nostalgiques de l’Ukraine des popes, promoteurs du mythe de la « famine-génocide », et admirateurs de l’antisémite et anticommuniste Petlioura. Nul doute que si le « génocide ukrainien » est reconnu, les même personnages – qui insistent lourdement sur la « responsabilité du communiste juif Kaganovitch » dans le « holodomor » de 1933, se mettront à nier qu’il y ait eu un génocide juif. Voilà la LICRA embarquée dans une drôle de galère…

Président de l’Ukraine Viktor Youchtchenko devant la tombe de Symon Petlioura au cimétière parisien de Montparnasse, 16 novembre 2005
NON AU " DRANG NACH OSTEN " des impérialismes européen et états-unien en UKRAINE
Prétextant des fraudes électorales, l’Union Européenne s’ingère grossièrement dans les affaires internes de l’Ukraine en envoyant à Kiev son proconsul pressenti Javier Solanas, secrétaire général de l’OTAN au moment de l’agression contre la Yougoslavie, pour y dicter aux Ukrainiens l’issue de la crise politique.
Le CHSI n’idéalise en rien les régimes anticommunistes qui ont démantelé l’URSS pour le malheur de leur peuple ; le CHSI ne jurerait pas non plus qu’il n’y ait pas eu de fraudes en Ukraine, bien que celles-ci ne puissent être de beaucoup supérieures à celles qui ont caractérisé les deux dernières " élections " présidentielles américaines sans susciter la moindre protestation de l’Union européenne !
Mais si critiquables qu’ils soient, les comportements électoraux du régime de L. Koutchma ne peuvent faire oublier le fait qu’après les pays baltes, après la RDA, après les ex-pays du traité de Varsovie, après la Géorgie (dont le nouveau ministre des affaires " étrangères ",-le mot est opportun-, est… français !), l’Empire capitaliste euro-péen en construction s’efforce de satelliser un nouvel Etat de l’ex-URSS. La déstabilisation de l’Ukraine " post-soviétique " a été savamment préparée par les Etats-Unis, qui se vantent d’avoir grassement subventionné l’" opposant " libéral et clérical Ioutchenko !.
Les apprentis-sorciers de l’U.E. n’hésitent pas, pour préparer le phagocytage de l’U.E. par le " grand marché ", à prendre le risque de la guerre civile et de l’éclatement du pays. C’est déjà ainsi qu’avait procédé l’U.E. en Yougoslavie, quand l’Allemagne et le Vatican reconnurent la sécession unilatérale de la Croatie, laquelle déclencha la guerre civile dans les Balkans ! Il faut également souligner le rôle de la Pologne capitaliste et cléricale comme tête de pont de l’offensive de l’U.E. contre les marches occidentales de la Russie.
Quant au régime de Poutine, ce n’est son nationalisme ostentatoire qui préservera la Russie de l’encerclement et des tentatives systématiques d’éclatement dont elle fait l’objet de la part de ses nouveaux " amis " occidentaux : la nouvelle bourgeoisie russe est incapable de s’opposer de manière conséquente aux impérialismes états-unien et européen, et son anticommunisme congénital (que vient encore de se manifester par la suppression du 7 novembre comme jour férié commémorant la Révolution d’Octobre) l’isole des forces progressistes et anti-capitalistes d’Occident. Face aux nouvelles épreuves que le processus contre-révolutionnaire mondial réserve aux peuples d’Europe de l’Est et de l’ex-URSS, le CHSI assure les communistes, les vrais démocrates et les vrais patriotes de l’ex-camp socialiste de sa fraternelle et attentive solidarité.
Décidément la contre-révolution en URSS et dans les ex-pays socialistes n’en finit pas de semer le malheur en Europe et dans le monde. Décidément, il faut tout faire pour arrêter le nouvel impérialisme ouest-européen en lui arrachant ses oripeaux " démocratiques ". Décidément, les régimes post-soviétiques anticommunistes de l’Est sont incapables d’assurer le développement et la souveraineté de leur pays, prisonniers volontaires qu’ils sont du capital international. Décidément, il est urgent que tous les communistes, anti-impérialistes et amis de la paix du monde remettent à l’honneur dans la pratique la devise de Marx et de Lénine :
" prolétaires de tous les pays, peuples opprimés du monde, unissez-vous ".
Le retour de l'agent orange
Un produit révolutionnaire !
C'était pourtant mignon, la révolution orange._ "
Le fils du dirigeant ukrainien louchtchenko vend des T-shirts, badges, porte-clés etc. marqués du logo de la " révolution orange " qui a modernisé le pays en l'ouvrant à la Démocratie à l'occidentale et au Marché. Le fisc ukrainien, qui s'intéresse à ses affaires pour des raisons évidentes, estime qu'il a constitué grâce à ce commerce une fortune d'environ 100 millions de dollars.
louchtchenko a beau limoger tout son gouvernement corrompu : il ne chassera pas son propre fils. Ni la maffia du gaz qui l'a mis au pouvoir.
Les militants de ladite " révolution orange " sont furieux et s'estiment trahis. Ils auraient mieux fait de passer dès 2004 des coups de fils à leurs camarades du Neues Forum allemand (acteur de premier plan des " manifestations du lundi " qui débouchèrent sur la chute du Mur de Berlin) ou de la " Charte des 77 " tchèque (rampe de lancement de Vaclav Havel lors de la " révolution de velours ") ils auraient su que ce genre de mouvement n'est utile à la bourgeoisie que pour la porter au pouvoir. Après, elle les jette. C'est la dure loi du Marché...
(SDC N°51, Sept 2005)