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FRANCE

 

CHASSE AU SYNDICALISTE, Nème EPISODE

 

Mis en garde à vue le 19 mai, le syndicaliste Charles Hoareau a été convoqué par le tribunal correctionnel de Marseille le 29 juin pour "menaces d’atteinte aux personnes de façon réitérée et violences ayant entraîné une ITT (incapacité temporaire totale) de moins de huit jours" lors d’une action menée avec les salariés de la société de nettoyage Adoma le 4 avril. Cette entreprise avait brutalement licencié 39 salariés en CDI pour les remplacer par des chômeurs obligés d’accepter ce travail pour ne pas perdre leurs indemnités, en vertu du nouveau « Revenu de Solidarité Active ».

Une pétition circule bien évidemment sur la Toile (il suffit de taper « Hoareau pétition » sur un moteur de recherche pour trouver des dizaines d’entrées !).

 

LE CISC ASSURE CHARLES HOAREAU DE SON TOTAL SOUTIEN.

HALTE A LA CHASSE AUX SYNDICALISTES DE LUTTE EN FRANCE !

 

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L’EXTREME-DROITE PREPARE SA REVANCHE

 

« L'opinion publique, dans ce qui fut l'Europe de l'Ouest, est très peu consciente des crimes commis au nom du communisme. » C’est ainsi que dix-sept députés UMP justifient leur proposition de loi pour  qu’à partir du 9 novembre prochain, vingtième anniversaire de la chute du Mur de Berlin, cette date devienne une « Journée nationale d'hommage aux victimes des régimes communistes ».

 

Qui sont ces justiciers ?

 

Ce projet est l’œuvre du député UMP Bernard Carayon, ancien membre du bureau national de l’organisation étudiante fasciste Groupe Union Défense et ex-militant du Parti des Forces Nouvelles.

 

Il a été notamment signé par le tristement célèbre député du Nord Christian Vanneste, un catholique intégriste qui s’est fait remarquer par ses déclarations homophobes, son fameux article 4 de la loi du 23 février 2005 sur le « rôle positif de la colonisation ». Il est en outre l’auteur d’une proposition de loi selon laquelle la France reconnaîtrait publiquement le soi-disant « génocide ukrainien de 1932-33 » (voir à ce sujet en page 8 la fin de l’article d’Annie Lacroix-Riz).

 

Au bas du document, on trouve aussi le nom de Thierry Mariani, député du Vaucluse (Orange fait partie de sa criconscription), vice-président de la délégation de l'Assemblée nationale pour l'Union Européenne. Ce personnage refusa de voter la loi faisant du 19 mars 1962 la Journée nationale du souvenir aux victimes de la guerre d'Algérie. Il contribua aussi à durcir le projet de loi sur l’immigration en déposant des amendements pour autoriser les statistiques raciales et ethniques, les tests ADN pour la délivrance des visas de plus de trois mois au titre du regroupement familial, et l’interdiction d'hébergement d'urgence aux SDF sans-papiers. 

 

L’anticommunisme comme ciment de l’Europe

 

Si ce projet était adopté, le peuple de France aurait droit à deux commémoration anticommunistes en trois mois. La première, européenne, le 23 août, où on ferait aussi mine de fustiger le nazisme pour donner le change, et la seconde le 9 novembre, où on ciblerait cette fois le seul communisme pour bien enfoncer le clou !

 

Car la « réalité » des crimes communistes « doit être clairement exprimée si l'on veut véritablement donner une signification à la réunification de l'Europe » affirment également nos dix-sept grands démocrates dans leur texte. On ne saurait mieux définir l’idéologie de l’empire supranational en formation ! Le pire est en effet que nos députés UMP d’extrême-droite ne font pas figure d’agités marginaux dans le paysage politique actuel : ils sont portés par la vague qui s’est levée lors de la disparition de la RDA, rendant ainsi possible la réunification de l’Allemagne et de l’Europe sur des bases inévitablement anticommunistes !    

 

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"Dix-sept députés UMP ont co-signé une proposition de loi visant à faire du 9 novembre une "journée nationale d'hommage aux victimes des régimes communistes". Estimant que "l'opinion publique, dans ce qui fut l'Europe de l'Ouest, est très peu consciente des crimes commis au nom du communisme", ces députés affirment que "cette réalité doit être clairement exprimée si l'on veut véritablement donner une signification à la réunification de l'Europe". Le texte prévoit la journée du 9 novembre, en référence au 9 novembre 1989, date de la chute du mur de Berlin, dont on fête les 20 ans cette année.

En novembre 2007, quarante-six députés UMP et deux Nouveau Centre (NC) avaient cosigné une proposition de loi identique qui n'avait pas été suivie d'effet.

NOUVELOBS.COM | 02.02.2009 | 15:14"

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Courriel envoyé à E.Laurentin de "FranceCulture"

 

"La fabrique de l'histoire" d'Emmanuel Laurentin (France Culture)

série "La trahison dans l'histoire"

mardi 3 février de 9h à 10h

 

Bonjour,

Ou plutôt triste jour.

 

Car se spécialiser dans la chasse aux communistes est triste.

 

Triste, le manque d'honneteté intellectuelle.

 

Triste, l'acharnement contre les meilleurs fils de France.
Vos spécialistes de la calomnie anti-communiste se sont fait clouer le bec par Annie Lacroix Riz sur d'autres calomnies et n'ont jamais eu la dignité minimum de lui répondre.

 

Ni vous de l'inviter....

 

Et voila qu'ils récidivent.

Il est vrai que ce ne sont pas les proprietaires des médias et des  maisons d'édition qui s'en plaidront....


Et vous, vous participer joyeusement à cette campagne. Seule  consolation, quand on tire ainsi sur un cadavre, c'est que celui ci bouge encore...


Sur le fond, c'est de l'escroquerie pure que de présenter les choses comme vous l'avez fait dans votre émission de ce mardi 3 février.


Pas un mot, rien, du contexte de la guerre clandestine, rien de la pression mortelle qui s'exerce sur le Parti Communiste d'alors, rien sur les milliers de morts communistes, rien sur un cadre historique qui explique les faits tragiques rapportés par votre émission.


Car le but ce n'est évidement pas ces malheureuses victimes des  circonstances, le vrai but c'est salir toujours et encore le seul parti  de France, le Parti Communiste (et ses dirigeants d'alors les Thorez, Duclos, Frachon) qui fit trembler la bourgeoisie et sauvèrent  l'honneur de la France...

 

Les reniements de la mutation apportant leurs pierres à l'édifice du mensonge officiel.


Oui,triste jour.

 

Antoine Manessis

 

 

C’EST L’AMERIQUE !

 

Un président qui, sitôt élu, va passer ses vacances chez Bush. Des projets de casse du droit de grève et des services public plein les cartons. Des cadeaux fiscaux mirobolants aux plus riches supposés doper la croissance. Un plan de vidéosurveillance big-brotherien. Des déclarations en faveur de la responsabilité pénale des fous. Une politique d’ « immigration choisie » avec des quotas d’expulsions d’immigrés fixés aux préfets. Un discours méprisant aux Africains. Un retour en force du TCE dans les fourgons de l’Allemagne, sous les applaudissement des USA et du baron Seillière, patrons des patrons européen. Une politique extérieure va-t-en guerre portée par un ministre champion de longue date de l’intervention « humanitaire » - une bombe reçue, un sac de riz offert !

 

Il n’aura vraiment pas fallu longtemps pour que le paysage politique français marqué par la décomposition de l’opposition et le ralliement d’une part non négligeable de celle-ci au pouvoir UMP, se mette à ressembler à ce qui se fait outre-Atlantique ! Car ce pouvoir n’est aussi arrogant que parce que l’ « alternance » avec le PS est devenue impossible : les défaites des candidats de la social-démocratie lors des trois derniers scrutins présidentiels, particulièrement cinglantes en 2002 et 2007, le montrent. Et comme les éléphants qui ne sont pas passés avec armes et bagages dans le camp du vainqueur se demandent surtout comment transformer leur organisation sur le modèle du Labour de Blair ou du Parti Démocrate de Mme Clinton, Sarkozy et son équipe n’ont aucun souci à se faire de ce côté. Quant aux formation de la gauche « antilibérale », elles sont plus préoccupées par la concurrence (pas toujours libre, et souvent faussée) entre elles que par l’efficacité de la riposte.

Mais ce triste paysage d’après séisme n’est que provisoire, et les vrais progressistes n’ont pas besoin de connaître le résultat des combats François-Ségolène ou Olivier-Marie-Georges pour entrer en résistance. Les sans-papiers de Buffalo Grill, qui ont fait plier leur direction, ceux du Nord, qui ont fait reculer un préfet de combat, en sont un exemple, tout comme les militants syndicaux qui organisent la riposte à la base pour pousser à leurs directions sous Prozac.

 

Et n’oublions pas que l’Amérique, c’est aussi celle du Sud, celle de l’ALBA avec Cuba socialiste, le Vénézuéla bolivarien et la Bolivie de Morales, ou rôde toujours le spectre du Che assassiné par la CIA. Tous ces peuples enfermés dans l’arrière-cour de l’Oncle Sam nous rappellent que la résistance finit toujours par payer.

 

Les Sarkozy, Kouchner, Parisot et Seillière vont bientôt l’apprendre à leurs dépens.     

     

 

 

Le site « Bellaciao.org » poursuivi pour diffamation


Les Chantiers navals de St Nazaire ont poursuivi le collectif Bellaciao pour diffamation pour avoir maintenu la diffusion d'un communiqué de l'USM-CGT intitulé "Flibusterie des temps modernes" et publié le 16 septembre 2005, dénonçant les conditions de travail des salariés polonais et des métallos étrangers sur les Chantiers. Jugement le 2 octobre. SDC en rendra bien sûr compte dans son prochain numéro. En attendant, la pétition mise en ligne sur le site Internet a recueilli plus de 25 000 signatures !

 

BRAVO AUX SANS-PAPIERS DU NORD !

 

Après plus de deux mois de grève de la faim pour certains d’entre eux, et de manifestations quotidiennes pendant l’été, ils ont obligé le préfet sarkoziste de choc Canepa à s’engager à un « examen bienveillant » des dossiers. Affaire à suivre avec attention, comme le disent les responsables du Collecif eux-mêmes…

 

Ici, le CSP 59 en AG à la Bourse du Travail de Lille le 30 juillet au soir, quelques heures avant leur expulsion par la police.

 

A BAS LE NEO-MACCARTHYSME FRANCO-ITALIEN ! 

Le 6 avril 2007 le juge Anne-Marie Beaugion (chambre 16/2 du tribunal de Paris) a condamné trois militants du (nouveau)PCI vivant en France à des peines démesurées par rapport au chef d’accusation : « Association de malfaiteurs pour la fabrication et l’utilisation de faux papiers ». Giuseppe Maj et Giuseppe Czeppel ont été condamné à cinq ans (trois fermes et deux avec sursis) ainsi qu’une interdiction à vie d’être présent sur le territoire français une fois la peine purgée. La faible quantité de faux papiers trouvé chez eux, et le fait que leur casier judiciaire était vierge, permettent de mesurer encore mieux la lourdeur de la condamnation. Quant à l’étudiant Angelo D’Arcangeli, il a été condamné à deux ans dont un ferme alors qu’il n’a rien à voir avec ces faux papiers…

          Manifestement, l’activité « Groupe franco-italien sur les menaces graves » créé à Rome en 2004 pour mieux coordonner la répression contre le (nouveau)PCI porte ses fruits ! Ce groupe comprend le juge Bruguière, des membres du gouvernement français, le juge Giovagnoli du parquet de Bologne, les sept juges qui ont mené les sept enquêtes pour « association subversive » contre le (nouveau)PCI en Italie (toutes conclues par un non-lieu !) et des membres du gouvernement italien, en violation totale du principe de séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire.

Le Comité d’Aide aux Prisonniers du (nouveau) PCI-Paris (cap-npci-paris@voila.fr) appelle tous ceux que révolte cette chasse aux sorcières à venir soutenir les trois militants les 21 et 22 novembre prochain, à la X chambre de la Cours d’Appel de Paris.

 

 

 

 

 

 

De la stèle OAS aux... " Morts pour la France "

Madeleine Ould Aoudia a témoigné, dans l'Humanité Hebdo des 16-17 juillet 2005, du comportement de nostalgiques de l'OAS. Cela s'est passé le 6 juillet 2005 devant le cimetière de Marignane où ils étaient venus inaugurer une stèle en hommage à l'OAS. Madeleine Ould Aoudia, fille d'un enseignant assassiné par l'OAS, et trois autres représentants de familles, victimes elles aussi de l'OAS, accompagnés de quelques amis, étaient présents, dans le silence et sans emblème, pour témoigner de leur réprobation d'une telle manifestation ils ont eu droit aux injures, crachats et menaces de la part des nostalgiques de l'OAS.

 

La stèle du cimetière de Marignane s'inscrit parfaitement dans l'esprit de la loi glorifiant le colonialisme français, votée par le Parlement le 23 février 2005. Pourquoi le groupe communiste et républicain a-t-il chargé le député François Liberti de proposer un amendement à cette loi inamendable, dont voici le texte " La qualité de " Morts pour la France " est reconnue aux victimes de la rue d'Isly le 26 mars 1962. Cette mention sera décernée aux autres victimes civiles de la guerre, sur avis favorable du Minis Combattants conformément aux dispositions prévues par le code des pensions militaires et des victimes de guerre " ?

 

La manifestation du 26 mars à Alger était organisée par l'OAS contre les accords d'Evian. Les manifestants tués sont morts pour l'Algérie française, pour la poursuite de la guerre qui durait depuis plus de sept ans, contre le peuple algérien en lutte pour son indépendance. L'amendement a été rejeté.

 

Le groupe communiste et républicain a voté contre la loi du 23 février. Mais quand on lit les motifs du vote Non à cette loi, on ne trouve pas un mot contre la glorification du colonialisme français. Voilà quelques extraits de l'intervention du député François Liberti : "…Nous sommes donc bien loin d'une volonté de consensus qui aurait voulu que nous puissions tous, cet après-midi, amender ce texte afin d'aller dans le sens souhaité... Les insuffisances de ce texte conduisent donc notre groupe à voter contre ce projet de loi ".

Il est important que soient connues par tous les raisons profondes de cette dérive politique.

Claude Despretz, soldat du refus de la guerre d Algérie

 

Sarkoland à Saint-Denis

Assane Samb, responsable national de la Coordination des Sans Papiers, a été agressé physiquement par trois policiers dans un commissariat de Saint-Denis le 21 juin dernier alors qu'il venait pre dre des nouvelles d'un sans-papiers arrêté. Non contents de l'avoir menotté et matraqué pour lui apprendre à militer, les courageux garants l'Ordre Républicain ont ensuite fait pression sur lui – en vain - afin qu'il signe une déposition où il reconnaissait les avoir outragés en proférant contre eux des... insultes racistes (anti-blancs, bien entendu)

(SCD N°51, Sept 2005)

 

COUP DE COLERE

A l'occasion du 25' anniversaire de " Solidarnosc. La Vie du 25 Août consacre deux pages à un éloge peu nuancé du syndicat polonais. C'est l'occasion pour l'hebdomadaire catholique d'abonder dans le sens d'un triomphalisme anticommuniste dont il est devenu coutumier " Solidarnosc a largement contribué à l'effondrement du communisme en Europe... Il a ébranlé les colonnes du temple marxiste... Il a provoqué le détricotage de l'empire communiste... "

Pour qui ignore ou passe sous silence la lutte héroïque des résistants polonais contre l'occupant nazi, telle serait " l'histoire moderne de la liberté ".

Est-ce une page de cette histoire que le contingent polonais est en train d'écrire en Irak contre un peuple qui résiste de toutes ses forces a l'agresseur impérialiste. Les chantiers navals de Gdansk furent le théâtre des exploits de Lech Walesa. Qu'en reste-t-il ? Jean-Michel

Jarre n'aura pas manqué de place pour installer son matériel ! Qu'en pensent les derniers métallos polonais qui assistent à la ruine de leur industrie. victime des lois du Marché (concurrence libre et non faussée oblige) ?

 

Solidarnosc, syndicat indépendant " ? ou plutôt syndicat dépendant du cléricalisme d'une Église polonaise qui fut trop souvent avide de l'argent des pauvres ? Je me souviens des récits indignés de vieux mineurs polonais de chez nous qui évoquaient le temps de leur jeunesse où il fallait encore baiser la main du prêtre, et parfois vendre l'unique vache de la ferme familiale pour payer un office religieux. Que la jeunesse polonaise ait commencé à en secouer le joug n'est pas une mauvaise chose !

Si Solidarnosc périclite aujourd'hui, après s'être fourvoyé politiquement dans un réformisme sans perspectives, n'est-ce pas que la classe ouvrière polonaise a eu le temps de faire des comparaisons qui sont loin d'être à l'avantage du syndicat clérical ?

Qu'importe aux ouvriers et aux petits paysans polonais le spectacle de magasins bien approvisionnés, quand la majorité du peuple se heurte à la dure réalité capitaliste d'un chômage à 19%. et quand beaucoup de ménagères polonaises en sont réduites. selon l'expression de l'une d'elles, à " acheter avec les yeux " ?

 

Le gouvernement polonais peut bien décréter fête nationale l'anniversaire de la création de Solidarnosc – le 1 Mai reste -pour la classe ouvrière polonaise la Fête de la solidarité internationale des travailleurs, celle que viennent d'éprouver dans les faits les ouvriers polonais des chantiers navals de Saint-Nazaire abandonnés sans salaires par un patron maffieux, et défendus avec succès par la CGT.

Le gouvernement polonais pourra par ailleurs. en retour des délocalisations, offrir à l'Europe de Maastricht qu'il vient d'intégrer, sa main-d’œuvre sous-payée, les prolétaires de tous les pays finiront bien par reconnaître où sont leurs vrais adversaires de classe.

En tout cas, ils n'ont pas de leçon polonaise à recevoir de Solidarnosc !

Désiré Marle

La vraie Solidarité

ils étaient quinze en grève de la faim. Quinze à prouver que, si en Pologne socialiste, il fallait supporter les pénuries et le marché noir, en France capitaliste, il faut cesser de manger pour être payé Ils venaient des chantiers navals de Szczecin et Gdansk — là où le syndicat Solidarité, qui se vantait de recevoir de l'argent des USA, avait créé un bastion anticommuniste pour restaurer le capitalisme en Pologne. Ils avaient signé un contrat de détachement " pour travailler à Saint-Nazaire (le genre de pratique que la directive Bolkestein veut généraliser et faciliter).

L'entreprise polonaise Kliper, qui les emploie, avait profité de l'atmosphère de liberté qui règne aujourd'hui grâce à l'action de Walesa et du Marché, pour décider démocratiquement de ne pas leur verser leur salaire. Les quinze Polonais s'étaient enchaînés devant la Mairie de Saint-Nazaire. Des salariés, des militants syndicaux en vacances dans le coin, de simples touristes, Français ou non, sont venus leur manifester leur solidarité. Et ils ont gagné ! Les Polonais ont été payés 1

La morale de cette fable moderne la Solidarité de Walesa est une imposture ! La seule vrai solidarité, c'est la Solidarité Internationaliste de Classe !

 

Retraite de Russie pour Mitterrand

En invitant Marina Vlady, veuve du peintre russe dissident Vissotsky, dans son émission " Conversation privée " (TV5) du 27 juillet, Frédéric Mitterrand croyait pouvoir ajouter une page glorieuse à l'énorme volume de la croisade antisoviétique.

 Las ! Interrogée sur la vie en URSS, la comédienne commença par relativiser la dureté de la censure subie par les artistes en désaccord avec le régime Brejnev ( la police arrive dans une galerie de peinture et fait décrocher certains tableaux, qui retrouveront leur place sur les murs dès le lendemain...) et par insister sur la grande solidarité qui régnait dans le pays, avant de parler de la terrible dégradation des conditions de vie qu'ont subie les Russes dans leur immense majorité depuis la disparition du système soviétique, où le dénuement était pourtant la règle : chute dramatique de l'espérance de vie, prostitution enfantine, retraités plongés dans la misère... Bref : l'URSS, ce n'était certes pas le paradis, mais c'était nettement mieux.

 La prochaine fois qu'il voudra apporter de l'eau au moulin de Stéphane Courtois, Frédéric Mitterrand fera bien de s'assurer qu'il n'interroge pas quelqu'un d'honnête et qui connaît bien la Russie...

 

 

 

 

 

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