Le Communist Youth Union (KSM) de la République Tchèque a été officiellement dissous par le pouvoir de l’état le 12 octobre 2006.
Le 16 octobre 2006, le KSM a reçu une lettre du Ministre de l’Intérieur de la République Tchèque, qui lui annonçait que le Ministre de l’Intérieur dissolvait finalement le KSM. Ceci advinten dépit d’une large campagne contre les dangers de mise hors la loi de l’organisation des jeunes communistesen République Tchèque.
Des milliers decitoyens de la République Tchèque ont signé une pétition contre la tentative du Ministre de l’Intérieur de rendre illégal le KSM.La protestation contre la mise hors la loi du KSM fut exprimée en république Tchèque, par exemple, par l’association d’anciens combattants anti fascistes, des organisations étudiantes,des partis politiques et des associations civiques.Une grande résistance a été menée pour faire abandonner ce projet du Ministre de l’Intérieur de rendre le KSM illégal.Des centaines de représentants de la jeunesse et d’organisations étudiantes, de syndicats et de partis politiques, unis à des milliers de personnes ont protesté auprès du Ministre de l’Intérieur et des ambassades de la république Tchèque de leurs pays. La solidarité avec le KSM a été exprimée par un grand nombre de membres des parlements, d’intellectuels renommés, et de personnalités, telles que le Prix Nobel Dario FO, le Sous Commandant MARCOS, chef des Zapatistes,ou le chanteur BONO, la voix du groupe U2. Des manifestations de soutien au KSM ont été organisées devant les ambassades de la République Tchèque de nombreux pays du monde. La Fédération Mondialede la Jeunesse Démocratiquea été à l’initiative d’une Journée Internationale de Solidarité avec le KSM, le 27 février 2006.
Le Ministre de l’Intérieur, à l’origine, opposa les statuts du KSM, en tant qu’association civile, au fait que les responsables des activités du KSM interféraientsur un terrain réservé aux activités des partis politiques. Par la suite, le Ministre de l’Intérieur décida que le comportement du KSM était illégal, car il était basé sur les théories de MARX, ENGELS, LENINE et sur nécessité proclamée d’une révolution socialiste.
Toutefois, le Ministre de l’Intérieur n’a utilisé aucun de ces arguments pour la dissolution du KSM. La seule raison qui fut officiellement fournie comme motif de dissolution du KSM, est le fait que dans son programme, le KSMexprime la nécessité de replacer la propriété privée des moyens de production, dans une propriété collective des moyens de production.
Le KSM, en dépit de sa dissolution officielle par le pouvoir d’état, continuera la lutte pour les droits de la majorité des jeunes : étudiants, jeunes travailleurs et chômeurs. Et pour le socialisme !Le KSMva contester en justice la décision du Ministre de l’Intérieur.
2)
La mise hors la loi du KSM a été effectuée dans un climat de chasse aux sorcières menée par des militants anti-communistes, diverses campagnes anti-communistes, des attaques et de nouveaux appels du piedde la part du parti KSCM(Parti pour la Criminalisation du Parti Communiste de Bohèmeet de Moldavie). La décision du Ministre de l’Intérieur fut prise une semaine seulement avant des élections locales et sénatoriales auxquelles participait le KSCM.
Chers camarades et amis,
Il est temps de dresser une internationalisation contre cette mise hors la loi et cette criminalisationdu mouvement communiste en République Tchèque. Nous vous demandons donc d’exprimer votre solidarité avec le KSM et de protester contre cette décision sans précédent du Ministre de l’Intérieur de la République Tchèque en vous adressant aux ambassades de la République Tchèque de votre pays. Leurs adresses sont sur la page internet suivante.
Nous vous remercions de publier ces nouvelles sur l’action anti-démocratique du pouvoir de l’état Tchèque dans votre pays.
Nous vous demandons n’importe quelle sorte de solidarité.
Avec votre support international, il est possible et il est vital de vaincre les attaques anti-communistes et anti-démocratiques.
Longue Vie à la Solidarité Internationale.
Le Département International de
La Jeune Association Communiste(KSM)
Merci au camarade Véchart de Moselle pour sa traduction
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Titre de la Pétition* :
Message de Soutien éventuel :
Notre camarade Georges Hage, député, doyen de l'Assemblée Nationale et membre du comité d'honneur du Comité Internationaliste de Solidarité de Classe nous informes qu’il à déposé une question écrite auprès du ministre des Affaires Etrangères de la République française dans laquelle il demande notamment:
" nous souhaiterions que notre gouvernement se prononce sur cet évènement et condamne cette interdiction de l’Union de la Jeunesse Communiste (KSM) comme un acte de violation de la liberté et des droits civiques et démocratiques dans un pays membre de l’Union Européenne ?"
Henri Alleg co-président d’honneur de notre organisation àadressé à la KSM un message de solidarité.
Première signature par Internet:
Stéphane Dubois, Président du CDRM, Lyon, France
ENAUD Gilbert Militant PRCF ,LA FLOTTE,FRANCE
Danielle Bleitrach
Le dirigeant communiste philippin
Jo-Ma Sison
est l’hôte d’honneur de tous les travailleurs conscients
et de tous les vrais démocrates de France et d’Europe !
Sous la pression du fascisant gouvernement Bush, les institutions politiques de l’U.E. ont arbitrairement dressé une liste d’organisations et de personnalités dites terroristes, dont beaucoup ont pour seul « tort » de combattre le capitalisme, de refuser la re-mondialisation de ce système injuste et terroriste, de poursuivre de manière conséquente et souvent héroïque la lutte de leur peuple pour la décolonisation, la démocratie et le socialisme.
Dans la dernière période se déploie en outre une fascisante tentative pan-européenne visant à criminaliser le communisme passé, présent et à venir, en assimilant ce mouvement politique, représentatif de la classe ouvrière en lutte pour une société sans classes, à son pire ennemi, le nazisme, pour la défaite duquel sont morts des millions de communistes, des Brigadistes d’Espagne aux combattants de Stalingrad en passant par les FTP de France, les maquisards d’Italie, de Grèce ou de Yougoslavie…
Parmi ces personnalités que prétend criminaliser la Commission européenne, figure le grand militant révolutionnaire José Maria Sison, dirigeant historique du PC des Philippines, qui a tenu la dragée haute pendant des décennies à la clique corrompue et tyrannique de Marcos.
Les signataires de cet appel demandent aux autorités juridiques concernées de faire montre d’indépendance d’esprit en refusant les mesures anticommunistes et liberticides envisagées contre « Joma » Sison. Il faut garantir à Sison un accueil humain, bienveillant et respectueux dans les pays de l’U.E., qui doivent mettre leurs actes en accord avec leurs protestations de fidélité aux valeurs démocratiques !
En expulsant Sison, -qui figurera tôt ou tard comme un héros national du peuple philippin dans tous les livres d’histoire-, ce sont des millions de travailleurs, de progressistes et d’anti-fascistes des pays européens que l’U.E. insulterait ; et une telle décision ferait injure à des millions d’ouvriers, de paysans et d’intellectuels philippins qui espèrent en une société nouvelle, débarrassée du néocolonialisme, des inégalités monstrueuses, du sous-développement et du semi-esclavage auquel l’aristocratie philippine et ses mentors de Washington continuent de condamner les masses populaires en s’abritant derrière l’anticommunisme !
Premiers signataires : D. Antonini, pdt commission internationale du PRCF, Georges Gastaud, philosophe, directeur d’« Initiative communiste », D. Marle et V. Flament, S.Dubois,dirigeants du CISC… (présidé par Henri Alleg, Margot Honecker, Erich Honecker (†) et Mumia-Abu-Jamal)…
PETITION
Pétition adressée à M. Gilles de Robien,
ministre de l’Éducation nationale,
de l’Université et de la Recherche
SOLIDARITE avec l’HISTORIENNE ANNIE LACROIX-RIZ CONTRE la CHASSE aux SORCIERES
- Parce que nous disons non à toute forme de chasse aux sorcières totalitaire en France et en Europe !
- Parce que nous refusons la pensée unique et l’histoire officielle « politiquement correcte » !
- Parce que nous défendons le statut de la Fonction publique, garant de la laïcité, de l’universalité des services publics, de l’indépendance de l’Université et de la recherche scientifique,
nous demandons à M. le Ministre de l’Éducation nationale
de faire cesser le harcèlement politique contre l’historienne Annie Lacroix-Riz,
Professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Paris VII et historienne de renommée internationale, Mme Annie Lacroix-Riz est harcelée depuis des mois par une officine regroupant des nostalgiques de la Russie et de l’Ukraine « blanches ». Ignorant la loi, qui garantit aux fonctionnaires la protection de l’État contre les intrusions partisanes, un député de Mayenne franchit un cap supplémentaire dans le harcèlement et la tentative de chasse aux sorcières en relayant la lettre d’une Française d’origine ukrainienne qui exige que le Ministère désavoue publiquement, voire sanctionne, Mme Lacroix-Riz, accusée de manière irresponsable de « négationnisme » et de « révisionnisme ».
Le « crime » de Mme Lacroix-Riz est, sur la base de ses recherches sérieuses et d’arguments historiques qu’il revient à la communauté scientifique et aux citoyens de discuter et d’apprécier librement, de ne pas abonder dans le sens d’une interprétation reposant sur la criminalisation à outrance de l’histoire communiste de la Russie et de l’Ukraine au 20ème siècle.
Le courrier liberticide relayé par le député de Mayenne exige quant à lui ouvertement que le gouvernement s’aligne sur les déclarations des parlements ukrainien et russe sur la « famine en Ukraine » en 1932/33 et qu’il « mette à l’index » la « tradition universitaire française d’admiration pour le régime stalinien » (sic) à partir de « faits » déclarés « historiquement établis » sur l’autorité d’institutions internationales qui n’ont pas de légitimité scientifique et universitaire. Bien entendu, l’accusation de négationnisme n’a aucun fondement législatif en droit français puisque ce terme désigne juridiquement la négation des crimes nazis et ne saurait être employé pour limiter la liberté de pensée et de recherche qu’à des fins d’intimidation et de diffamation.
Cette campagne de harcèlement intervient à un moment où, à l’échelle européenne, diverses forces réactionnaires s’efforcent de criminaliser le marxisme et le « communisme historique », de les amalgamer l’un et l’autre au nazisme, au risque de banaliser ce régime intrinsèquement criminel, de NIER les immenses sacrifices consentis par l’URSS pour vaincre le Troisième Reich (« les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal pour leur libération », déclarait ainsi le Général De Gaulle en 1966), et de diaboliser à jamais toute contestation du capitalisme et du libéralisme économique.
Les mêmes forces viennent d’ailleurs en France de tenter d’imposer une réhabilitation du colonialisme en prétendant imposer par la loi une histoire unique de la colonisation française.
Il serait en outre hautement contradictoire qu’au nom de la condamnation hypocrite du « totalitarisme », une opinion sur l’URSS et sur le communisme fût désormais totalitairement imposée à tous les citoyens, à tous les chercheurs, à tous les étudiants, à tous les jeunes élèves ! La France, terre de la 1ère Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen renierait les principes invoqués par sa Constitution en donnant ainsi le signal d’une chasse aux sorcières digne du fascisant Mac Carthy, dont l’expérience a montré maintes fois qu’elle n’a plus de limites une fois déclenchée.
C’est pourquoi, indépendamment du jugement que chacun des signataires de cette pétition porte à titre personnel sur l’URSS, sur la pensée et sur l’expérience communiste du 20ème siècle, indépendamment de tout jugement de valeur sur les thèses et sur les recherches de Mme Lacroix-Riz et de ses collègues sur la période et sur les faits concernés, les soussignés déclarent :
- que « ce n’est pas au Parlement d’écrire l’histoire » (M. Jacques Chirac, président de la République), et encore moins à des assemblées russe et ukrainienne d’établir ce que doivent penser les Français sur l’histoire et ce que doivent « trouver » les historiens travaillant sur telle ou telle période ;
- que la liberté de conscience, de pensée, de recherche, ne se divise pas : toute atteinte à la liberté de recherche, de pensée, d’opinion, d’expression, toute attaque contre l’indépendance statutaire des professeurs, des chercheurs et des fonctionnaires attente du même coup à la démocratie et à la liberté de tous. Il ne s’agit pas en l’occurrence d’approuver ou de désapprouver telle ou telle idéologie, telle ou telle approche historique, mais de rappeler avec force le mot de Voltaire : « je ne suis pas d’accord avec vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les exprimer ».
En conséquence les signataires prient instamment M. le Ministre de condamner catégoriquement les sommations liberticides qui lui sont faites à l’encontre de Mme Annie Lacroix-Riz ; ils demandent instamment que M. le Ministre fasse appliquer en faveur de Mme Lacroix-Riz l’article 11 de la loi du 13 juillet 1983 qui stipule : « les fonctionnaires bénéficient, à l’occasion de leurs fonctions, d’une protection organisée par la collectivité publique dont ils dépendent, conformément aux règles fixées par le code pénal et les lois spécialisées ».
PREMIERS SIGNATAIRES
Georges Hage, doyen de l’Assemblée nationale, député du Nord ; Georges Gastaud, agrégé de philosophie ; Jean-Pierre Hemmen, fils de fusillé communiste de la Résistance ; Pierre Pranchère, ancien député de Corrèze, ancien parlementaire européen, résistant FTP ; Léon Landini, président de l’Amicale Carmagnole-Liberté des anciens FTP de la Main-d’Oeuvre Immigrée, Officier de la Légion d’honneur ; Karine Van Wynendaele, agrégée d’histoire ; Benoît Foucambert, professeur d’histoire ; Marc-Olivier Gavois, professeur d’histoire ; Simone Nicolo-Vachon, résistante ; Désiré Marle, prêtre-ouvrier, militant antifasciste et internationaliste ; Vincent Flament, professeur de lettres, militant antifasciste et internationaliste ; Daniel Antonini, secrétaire international du Pôle de Renaissance Communiste en France ; Jean-François Dejours, professeur de philosophie ; Max Andréoli, agrégé de l’Université, docteur ès lettres ; Michel Collon, écrivain, journaliste, Bruxelles ; Maurice Cukierman, professeur d’histoire ; Jean Bricmont, professeur de physique, université catholique de Louvain, Belgique ; Anne Morelli, Professeure d’histoire contemporaine à l'université libre de Bruxelles ; Jean Pestieau, Professeur à l'université catholique de Louvain ; Anne Colombo, juriste; Esnard Colombo, chargé de clientèle; Alexis Lacroix, professeur de physique, responsable du réseau JRCF; Laure Lacroix, archiviste-documentaliste; Olivier Rubens, P.R.C.F Sarthe; Maria McGavigan, Directrice de l'Université marxiste, Bruxelles; Herwig Lerouge, éditeur de la revue Études Marxistes, Bruxelles; Pol de Vos, chercheur à l’Institut de médecine tropicale, Anvers, Belgique ; Baudouin Deckers, Secrétaire général du Parti du Travail de Belgique ; Lacour Maurice, chef de détachement FTPF, 236e compagnie, Haute-Corrèze ; Fossard Jeannette, syndicaliste, Tulle ; Fossard René, commandant du 2e bataillon FTPF, Tulle ; Loche Jean, maire honoraire de Sainte-Fortunade, ancien résistant FTPF ; Combe Jean-Pierre, ingénieur de l’école polytechnique ; Combe Christiane, fille de résistant FTPF,Stéphane Dubois, Président du CDRM.RODRIGUEZ VAZQUEZ Henri retraité (ex-professeur de mathématiques et ex-comptable),Paris.Gleises jacques directeur d'hôpital en retraite MANIERE lionel Cadre Sécurité Sociale 25630 Sainte Suzanne,DELFORGE Thierry Instituteur (r) responsable syndical CGSP 1000 Bruxelles Belgique ,Bieron Roger resistant-déporté 95100, Argenteuil Bieron Yvonne retraitée 95100 Argenteuil,LECOMTE Maurice Assistant de service social retraité 13007 Marseille
Non à l’euromaccarthysme !
L’Europe va-t-elle prendre le chemin du Maccarthysme à la manière des Etats-Unis voici une cinquantaine d’années ? Tuera-t-on les libertés d'expression et d'organisation " au nom de la démocratie " ?
Le 14 décembre 2005, à Paris, Commission des questions politiques de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a adopté un projet de résolution introduit par Göran Lindblad du Parti Populaire Européen/Démocratie Chrétienne (PPE/DC), intitulé " Nécessité d’une condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires ". Ce projet, devrait être soumis à la session plénière de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui se tiendra du 23 au 27 janvier 2006.
Parmi ceux qui ont approuvé le projet, on trouve des parlementaires de pays qui n'hésitent pas à emprisonner des dirigeants de partis et de mouvements populaires, tout en fermant les yeux sur la restauration de symboles hitlériens et en tolérant l'impunité d'anciens criminels de guerre.
Ce projet ne vise pas à condamner des auteurs d'actes répréhensibles, mais à stigmatiser l'ensemble du mouvement et de l’idéologie communiste qui aurait " partout et à toutes les époques où elle a été mise en œuvre, que ce soit en Europe ou ailleurs, toujours débouché sur une terreur massive, des crimes et des violations des droits de l’homme à grande échelle ". Le projet nie ainsi que l’idéologie et le mouvement communiste font partie de l’histoire du mouvement ouvrier et du progrès social et criminalise une pensée progressiste héritée des Lumières et aspirant au changement social, économique et politique.
Le projet nie aussi le rôle déterminant de l’Union soviétique et du mouvement communiste dans la lutte contre l’horreur nazie. Souvenons-nous des paroles d’Albert Einstein lorsque la machine nazie jusqu’alors invaincue était stoppée à Stalingrad : " Sans la Russie, ces chiens sanguinaires (…) auraient atteint leur but ou, en tout cas, en seraient proches ".
La résolution, si elle était votée, conduirait à une histoire officielle de l'URSS et du communisme, paralysant les recherches historiques et empêchant un débat objectif sur le bilan comparatif des systèmes capitalistes et communistes. Elle ouvrirait la voie à une chasse aux sorcières – similaire au maccarthysme des années 1950 - contre les chercheurs qui ne se soumettraient pas à cette histoire officielle. Nous devons assurer la liberté de recherche et d'expression des scientifiques contre une version européenne actualisée du maccarthysme.
Criminalisation des pays socialistes et partis communistes actuels. La résolution exige que " les prétendus intérêts nationaux n’empêchent pas (…) de critiquer les régimes communistes totalitaires actuels (…) dans certains pays du monde (…) où des crimes continuent d’y être commis ". En criminalisant ainsi les pays socialistes actuels, ce projet de Résolution prépare les esprits aux agressions militaires, dont les a déjà menacés le gouvernement Bush à plusieurs reprises.
En critiquant le fait que " des partis communistes soient légaux et encore actifs dans certains pays, alors qu’ils n’ont parfois même pas pris leurs distances par rapport aux crimes commis dans le passé par des régimes communistes totalitaires ", le projet prépare la mise hors la loi de ces partis.
Une menace pour l’ensemble du mouvement syndical
Au-delà du communisme, le projet de résolution va jusqu’à criminaliser le concept même de lutte de classe, " utilisée pour justifier les crimes ". De cette manière il menace l’ensemble du mouvement ouvrier et syndical en Europe qui veut s’opposer aujourd’hui aux politiques néo-libérales.
Les populations en Europe de l’Est sont plongées dans une misère inconnue auparavant. Dans toute l’Europe les travailleurs, les jeunes en particulier, s’inquiètent pour leur avenir. Le chômage augmente, des acquis sociaux sont démantelés, les droits démocratiques et syndicaux se trouvent menacés, et les guerres sont réapparues à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Europe (Yougoslavie, Afghanistan, Irak).
Pour les initiateurs du projet, " la condamnation des crimes commis joue un rôle important dans l'éducation donnée aux jeunes générations. Une position claire de la communauté internationale sur ce passé pourrait leur servir de référence pour leur action future ". Cette citation révèle qu'une telle stratégie entre dans la logique d'une lutte politique partisane et non pas dans celle de la recherche de la justice. Elle constitue par ailleurs une reconnaissance de la profondeur du rejet populaire des politiques appliquées à l’Europe orientale. Aujourd’hui les communistes, demain les syndicalistes et les altermondialistes, après-demain…? Nous, soussignés, appelons les Parlementaires de l’APCE à rejeter fermement ce projet de résolution.
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PETITION
Nous soussignés (es), protestons contre la condamnation par les tribunaux US de René Gonzalès, Fernando Gonzalès, Antonio Guerrero, Gerardo Hernandez et Ramon Labanino pour leur lutte anti-mafia en Floride, et exigeons leur libération:
Réclamons la levée de l'embargo US qui réduit la population cubaine à des restrictions telles que les Français ont connues sous l'occupation hitlérienne.
Défendons les acquis de la Révolution Cubaine concernant particulièrement l'instruction et la santé.
Affirmons notre totale solidarité avec Cuba Socialiste face aux pressions et menaces de guerre de l'impérialisme US.
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Ne laissons pas tuer Thälmann une seconde fois !
Le mémorial dédié à Ernst Thälmann, dirigeant historique du KPD et de l’Internationale Communiste, résistant anti-nazi de la première heure, emprisonné et assassiné par le 3ème Reich, est menacé de destruction (avec, peut-être en prime, une délocalisation ") par les autorités du Land de Brandebourg, lesquelles invoquent des raisons commerciales (!) et ne font pas mystère de leurs motivations anticommunistes.
Cette entreprise de démolition de la mémoire communiste, ouvrière et antifasciste vise un lieu où Thälmann a prononcé un rapport historique devant le KPD interdit par Hitler pour appeler à la résistance.
Les signataires de ce texte protestent avec indignation contre cet attentat contre la mémoire, caractéristique du négationnisme historique qui vise actuellement en Allemagne tout ce qui touche l’ex-RDA, le mouvement communiste et la résistance ouvrière antifasciste.
A l’heure où la réaction européenne cherche à interdire les emblèmes communistes dans toute l’UE en amalgamant la faucille et le marteau à l’odieuse croix gammée, cette volonté de détruire la mémoire antifasciste participe de la réhabilitation insidieuse de l’Allemagne hitlérienne et de la volonté de briser tout ce qui peut nourrir, au présent et au futur, la conscience de classe, l’internationalisme et l’esprit de résistance, en Allemagne et dans toute l’Europe;
C’est pourquoi les signataires demandent qu’à l’occasion de 8 mai 45, 60ème anniversaire de la Libération, les chefs d’état de pays européens interviennent auprès du gouvernement allemand pour que le mémorial d’Ernst Thälmann soit pleinement respecté, déprivatisé et géré démocratiquement par ceux qui , en RFA, se réclament légitimement de la mémoire de Thälmann.
Pour signer cette pétition utiliser le formulaire ci-dessous
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PREMIERES SIGNATURES (de la version Internet)
" N'éliminez pas notre histoire. Les futures générations doivent savoir la vérité. ",Eddie Clynes Sydney, Australia
" C'est en tant que maire d'Ivry que je vous transmets ma signature pour votre appel concernant la préservation du mémorial dédié à Ernst Thälmann. Notre ville s'honore de l'avoir accueilli comme tant d'autres démocrates et résistants de nombreux pays qui fuyaient les dictatures et la barbarie. Au moment où nous fêtons le 60ème anniversaire de la victoire sur le nazisme, votre initiative contribue à faire vivre la mémoire d'un des hommes qui s'opposèrent résolument au nazisme et c'est pourquoi je la soutiens. " Pierre Gosnat, Maire d'Ivry-sur-Seine.
" Je suis bien volontiers signataire de cette pétition au titre de militant du PCF, adhérent de France-RDA jusqu'à la fin, peut-être provisoire, de cette association et en souvenir d'excellentes vacances en RDA en 1975 en toute tranquilité et seul avec ma femme et mon chien en voiture à travers la RDA. " Alain Theux
" Je me joins à l'appel contre la destruction, et la profanation du monument consacré à Thälmann grande figure de la lutte contre Hitler, premier opposant au nazisme, et exécuté par ordre de Hitler " Charles Libertal 93160 Noisy le Grand
" Le mémorial en mémoire de Thalmann, au delà de la personnalité de ce dirigeant communiste, est à mon sens, aussi la mémoire de tous les militants anti-fascistes allemands (communistes ou pas) assassinés par les nazis. Il participe au devoir de mémoire collectif, ne serait-ce que pour souligner la contribution et le sacrifice de ces milliers d'hommes et de femmes progressistes qui ont permis la chute du nazisme et la renaissance d'une Allemagne démocratique. Ajoutez donc mon nom à votre pétition. " Jacques Gleises
" Chers Camarades,
votre travail politique est de la plus haute importance. En effet la criminalisation du communisme a des conséquences très grave non seulement pour les communistes mais pour tous les hommes de bonne volonté dans le monde. Pourquoi? Parce qu'il nous suffit de regarder ce qu'est le monde aujourd'hui pour voir, pour constater à quel point l'absence d'un bloc socialiste est une véritable catastrophe pour tous les peuples de la planète.
Les pays du "tiers monde" sont abandonnés à eux mêmes face aux appétits de l'empire américain et ses outils de domination comme le FMI , l'OMC, la Banque Mondiale etc.
Ces pays sont contraints par le rapport de force mondial de mettre le genous à terre et d'accepter des plans économiques et sociaux tragiques pour leurs peuples.
Même dans nos pays, le capitalisme, débarrassé de la peur du rouge, de la révolution sociale, se lance dans une offensive politique tous azimuts contre les acquis sociaux obtenus par la lutte mais aussi par la seule présence de l'URSS et du bloc socialiste.
Aussi n'est ce pas par hasard que les classes dirigeantes s'acharnent encore contre le communisme car non seulement elles ne sont pas encore revenues d'une frayeur de presque un siècle mais surtout parcequ'elles savent que les mêmes causes produisant les mêmes effets, le spectre du communisme hante encore ses jours et ses nuits. Pour éviter qu'un jour prochain les peuples ne relèvent les drapeaux de la justice et du travail il faut dénigrer, calomnier, déformer, noircir, la réalité du socialisme pour prévenir une nouvelle vague révolutionnaire.
Voila pourquoi je vous remercie de votre travail auquel je souhaite me joindre
fraternellement "
Antoine MANESSIS 38100 GRENOBLE
FRANCE
Respecter la mémoire de Thalmann, c'est bien le moins que l'on doit à ce militant antifachiste de la première heure.Lionel MANIERE