LE PARLEMENT EUROPEEN PERSISTE ET SIGNE !
Le 2 avril dernier, les eurodéputés ont voté un nouveau texte criminalisant le communisme.
Les Verts en première ligne avec la droite
A la suite d’une proposition des eurodéputés Kelam, Hökmark et Hybášková, (Parti populaire européen (démocrates-chrétiens)-Démocrates Européens) ; Neyts-Uyttebroeck et Szent-Iványi (Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe) ; Foltyn-Kubicka, Roszkowski, Kristovskis, Bielan, Zīle, Podkański, Vaidere et Piotrowski (Union pour l’Europe des Nations) ; Kallenbach, Horáček et Tőkés (Verts/ Alliance Libre Européenne) - proposition soutenue en outre par le groupe socialiste (PSE) ! - une large majorité du Parlement de Strasbourg a récidivé en votant une nouvelle résolution se référant à celle votée en septembre dernier (voir SDC 65, pp 2 à 4).
Rappelons que cette première résolution proposait aux Parlements des Etats membres de l’Union Européenne « que la journée du 23 août soit proclamée journée européenne de commémoration des victimes du stalinisme et du nazisme afin de conserver la mémoire des victimes des exterminations et déportations de masse, tout en enracinant plus solidement la démocratie et en renforçant la paix et la stabilité sur notre continent ». Cet odieux amalgame prenait prétexte du pacte Molotov-Ribbentrop du 23 août 1939…
Anticommunisme officiel
Faut-il rappeler que ce pacte défensif fut décidée par l’URSS en réponse aux honteux accords de Munich signés l’année précédente par Chamberlain et Daladier avec Hitler, qui sacrifiaient la Tchécoslovaquie et visaient à tourner l’agressivité de l’Allemagne nazie entièrement vers l’est ? S’il suivait sur ce point sa propre logique, le Parlement européen devrait donc commencer par faire du 23 août une « journée des victimes de la démocratie parlementaire et du nazisme » !
Le Parlement européen prétendait, dans la même déclaration, que « les déportations de masse, massacres et travaux forcés commis lors des agressions du stalinisme et du nazisme relèvent de la catégorie des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité ». Là encore, et quoi qu’on pense par ailleurs des moyens mis en œuvre par l’URSS pour survivre dans un environnement hostile (agression militaire lancée contre elle par près de vingt pays étrangers dès 1918, suivie après son échec d’une stratégie d’isolement baptisée « cordon sanitaire », guerre civile, puis avènement de régimes fascistes férocement anticommunistes, nouvelle agression par les forces de l’Axe, guerre froide, course aux armements épuisante imposée par les USA…), mettre sur le même plan le système pénitentiaire soviétique et les camps d’extermination nazis où vieillards et enfants périssaient par le gaz à peine arrivés, relève du révisionnisme historique pur et simple. Remarquons au passage que jamais l’URSS n’a nourri de rêve délirant de type « ordre planétaire millénaire » dominé par une « race supérieure », ni n’a déclenché de guerre de conquête, comme l’Allemagne hitlérienne. C’est au contraire l’armée soviétique qui a été le fer de lance de la destruction du IIIème Reich. Le Parlement Européen compte-t-il criminaliser aussi le gaullisme pour cette déclaration du général de Gaulle : « Les Français savent ce qu'a fait pour eux la Russie soviétique et ils savent que c'est elle qui a joué le rôle principal dans leur libération. » ?
L’amalgame en guise d’analyse historique
De même, quoi qu’on pense des sanctions collectives prise à l’encontre de tel ou tel peuple d’URSS, il est profondément malhonnête de les comparer avec la politique d’extermination raciste pratiquée par le IIIème Reich, notamment à l’encontre des Juifs et des Tziganes. Aucun peuple d’URSS n’a jamais été victime de génocide – il est d’ailleurs intéressant de voir que des associations militant pour la reconnaissance d’un prétendu « génocide ukrainien » dans les années 30 cherchent par la même occasion à réhabiliter le massacreur antisémite Petlioura…
Enfin, ce texte liberticide se réfère au « programme "L'Europe pour les citoyens" visant à promouvoir la citoyenneté européenne active prévoit qu'un soutien soit apporté à l'action pour "Une mémoire européenne active", qui vise à prévenir la répétition des crimes du nazisme et du stalinisme », car « les conséquences de l'occupation et de l'ordre imposés par l'Union soviétique et leur signification pour les citoyens des États post-communistes sont peu connues en Europe ». On voit que ce prétendu travail de « mémoire active » vise en fait à caricaturer les régimes socialistes, à ne retenir que les échecs et les défauts de pays qui ont péniblement cherché à se développer contre la logique du profit, et ont tous subi, comme l’URSS, la terrible pression économique, militaire et politique pays les plus riches.
Sauver l’Europe du capital !
Au moment où le capitalisme en crise précipite des millions de travailleurs dans le chômage, la grande pauvreté et la misère, la prétendue « citoyenneté européenne » se fonderait sur l’interdiction pure et simple de discuter des réussites du socialisme, là où il a réussi à se maintenir pendant près d’un demi-siècle : plein-emploi, vaste secteur public à la portée de tous, éducation et santé gratuites pour tous, recul du sexisme – voire égalité totale de l’homme et de la femme comme en RDA – toutes choses que l’Europe supranationale néolibérale est justement en train de détruire, et cherche à faire oublier aux générations futures. La « mémoire européenne active » est en réalité sélective ! Son véritable objectif est de formater les esprits pour interdire toute critique radicale de l’Union Européenne et toute théorie anticapitaliste.
Mais cette frénésie anticommuniste qui agite nos eurodéputés s’explique surtout par l’approfondissement de la crise que connaît l’intégration supranationale. Le nouveau texte voté le 2 avril est avant tout une ode à la gloire de l’Europe, dont le camp socialiste constitue, selon nos politiciens bruns-bleus, bruns-roses et verts-de-gris, le repoussoir idéal :
« dès l'origine, l'intégration européenne a été une réponse aux souffrances infligées par les deux guerres mondiales et la tyrannie nazie qui a conduit à l'holocauste, ainsi qu'à l'expansion des régimes communistes totalitaires et non démocratiques en Europe centrale et orientale, et cette intégration a permis de surmonter de profondes divisions et des hostilités, par la coopération et l'intégration, de mettre un terme à la guerre et de garantir la démocratie en Europe. »
Donc, être contre l’Europe, c’est être contre la Démocratie ! Et faire passer le traité de Lisbonne en force, c’est servir la Démocratie ! CQFD. En vertu de cette implacable logique, nos eurodéputés oui-ouistes et anticommunistes peuvent donc affirmer sans rire que « l'intégration européenne en tant que modèle de paix et de réconciliation résulte du libre choix des peuples de l'Europe de s'engager sur la voie d'un avenir partagé et que l'Union a la responsabilité particulière de promouvoir et de préserver la démocratie, le respect des droits de l'homme et l'état de droit, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de son territoire. »
Manifestement, ce texte devait se lire en pointant l’index vers les mauvais Européens qui s’apprêtaient à s’abstenir le 7 juin – index aujourd’hui toujours tendu, d’ailleurs, vers les Irlandais tentés de re-voter NON au Traité de Lisbonne…
Un nouveau Drang nach Ostern !
« l'Europe réunifiée célébrera en 2009 le vingtième anniversaire de l'effondrement des dictatures communistes de l'Europe centrale et orientale ainsi que de la chute du mur de Berlin », souligne la résolution du 2 avril, qui « invite la Commission et les États membres à consentir davantage d'efforts pour mieux faire connaître l'histoire de l'Europe et mettre en lumière la réussite historique que représente l'intégration européenne, ainsi que le contraste marqué entre le passé tragique et l'ordre social pacifique et démocratique qui caractérise aujourd'hui l'Union. »
Nous voilà prévenus : le nouveau Parlement, piteusement élu le 7 juin par une minorité d’Européens, va se venger en faisant mousser les commémorations de la chute du Mur, et tenter de redorer les douze étoiles pâlissantes du blason bleu marial en vomissant à qui mieux-mieux sur les ex-pays socialistes !
Protestons contre cette nouvelle entreprise de criminalisation du communisme ! Demandons à tous les Parlementaires français, qu’ils soient sincèrement républicains, réellement progressistes, et vraiment communistes, de s’opposer à l’instauration de la « journée européenne de commémoration des victimes du stalinisme et du nazisme ». Appelons tous les vrais démocrates à résister à cette opération qui vise à terme à interdire l’anticapitalisme dans toute l’Europe et à imposer le néolibéralisme comme horizon indépassable !
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NON A UNE JOURNEE DE L’ANTICOMMUNISME EN EUROPE !
Le 23 septembre 2008, le parlement européen a voté une résolution ignoble voulant faire du 23 août une journée commémorant « les victimes du stalinisme et du nazisme ». L’hypocrisie de l’association est une insulte aux communistes qui ont toujours été les résistants les plus déterminés au fascisme, avant, pendant et après l’occupation.
Cette résolution bafoue l’histoire. Le Tribunal International de Nuremberg jugea et condamna les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par les régimes nazis-fascistes de Hitler et de Mussolini.
Alors qu’il est irréfutablement établi que l’anticommunisme fut le cheval de Troie de l’hitlérisme, les falsificateurs, par des campagnes médiatiques déchaînées et répétées voudraient reporter les crimes d’extermination massive commis par les nazis sur le compte de ceux qui les combattaient. Nous sommes en présence d’une scandaleuse falsification historique.
La Biélorussie est là pour démontrer et éclairer la monstruosité des crimes hitlériens. Totalement occupée en 1941, elle connut la Résistance la plus exemplaire avec 1500 formations de partisans contribuant à la première défaite nazie, fin 1941, devant Moscou. Du fait de cette lutte héroïque la répression fasciste fut dantesque : 600 villes et villages furent incendiés et leurs habitants brûlés vifs comme à Oradour-sur-Glane, 2,5 millions de morts, soit 30% de la population biélorusse de 1939. En Union Soviétique les hitlériens causèrent la mort de plus de 20 millions de militaires et civils.
Voilà la vérité historique que la coalition alliée, France, Grande-Bretagne, URSS et USA, établit avec ses procureurs généraux en condamnant à la pendaison, à Nuremberg, des dirigeants nazis. Ces derniers avaient été vaincus par les forces alliées et en premier lieu par les sacrifices incommensurables consentis par les peuples de l’URSS et l’héroïsme des combattants de la glorieuse Armée Rouge, dont la victoire décisive de Stalingrad, changea le cours de l’histoire avant de porter le coup fatal au nazisme, fin avril 1945, à Berlin.
Les auteurs du texte voté, le 23 septembre 2008, par le parlement européen, se moquent bien de l’histoire, ils veulent seulement amplifier leur campagne anticommuniste en utilisant le prétexte du Pacte de non-agression germano-soviétique, du 23 août 1939. Ils pratiquent ainsi un odieux amalgame entre le 3ème Reich et l’URSS. Ils tentent aussi d’effacer les terribles responsabilités des « Munichois », Daladier et Chamberlain (chefs des gouvernements français et anglais) qui, en ce mois d’août 1939 laissèrent, une fois de plus, les mains libres à Hitler.
La résolution du parlement européen promue par des députés allant de l’extrême droite à des socialistes, s’identifie à la démarche des anticommunistes de tous bords qui entrèrent dans l’histoire en 1938-1939 sous le nom de « Munichois ». Ce sont eux qui permirent à Hitler et à Mussolini d’étrangler la République espagnole, d’annexer l’Autriche puis la Tchécoslovaquie par les honteux accords de Munich. C’est encore, Daladier et Chamberlain, qui refusèrent à l’URSS la signature d’un pacte d’assistance militaire mutuel. Dans d’interminables négociations, du 11 au 24 août 1939 à Moscou, Français et Anglais cautionnèrent le refus des Polonais d’autoriser, au cas d’attaque allemande, le passage sur leur territoire de l’armée soviétique. Ils avouèrent n’avoir prévu aucun plan militaire pour combattre l’agression hitlérienne déjà programmée depuis le 11 avril 1939 avec l’adoption par Hitler du plan Weiss fixant l’invasion de la Pologne au plus tard, le 1er septembre 1939, comme elle se réalisa..
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Ils sacrifièrent délibérément la Pologne qui avait d’ailleurs participé, en 1938, avec Hitler au dépeçage de la Tchécoslovaquie. Les « munichois » laissèrent l’arme au pied les 115 divisions anglo-françaises face aux 23 divisions allemandes. Les généraux Keitel et Jodl dirent à Nuremberg qu’ils avaient de ce fait évité la défaite et acquis la conviction que la France et la Grande-Bretagne ne voulaient pas leur faire la guerre. La Pologne vaincue, son gouvernement se réfugia en Roumanie, le 17 septembre 1939.
Daladier et Chamberlain s’étaient comportés comme à Munich, les dirigeants Soviétiques avaient vu juste. Alors qu’ils étaient engagés militairement en ce mois d’août contre la guerre japonaise faite à la Mongolie et menacés d’être entraînés, isolés, dans la guerre ou de voir la Wehrmacht, après une avancée fulgurante de 700 kilomètres, s’installer aux frontières de l’URSS à 250 kilomètres de Kiev, ils déjouèrent le piège grossier tendu par les « Munichois ». N’ayant nul autre choix, les dirigeants soviétiques utilisèrent l’offre allemande d’un pacte de non-agression. La guerre contre l’URSS fut retardée de deux années et les bases de la future coalition alliée furent jetées. Elles prirent corps en 1941-1942.
Les euro-députés français qui ont signé et voté le texte immonde du parlement européen et ceux qui pourraient le soumettre au parlement français rejoignent la légion anticommuniste de Daladier, Raynaud, Sérol qui porta le félon Pétain au pouvoir lors du coup d’Etat, du 10 juillet 1940, à Vichy. Leur référence au pacte est cynique, même leur pair « Munichois », Paul Raynaud, les ridiculise lorsqu’il écrit cette « autocritique » dans France-soir du 15 mai 1947 : « Avec qui nous allier ? Le bon sens, la géographie, l’histoire et les plans d’Hitler nous le disaient ? Quand Hitler annonçait son intention de « régler » le sort de la France, puis de dépecer la Russie, il réunissait lui-même nos deux pays de ses propres mains. Cette alliance, si évidemment nécessaire, nous fut-elle refusée ? Non, elle nous fut offerte, et c’est nous qui l’avons repoussée ? »
Mesdames, Messieurs, Vincent Peillon et Bruno Gollnisch, Catherine Trautmann et Carl Lang, Jacques Toubon et Alain Lipietz, Hélène Flautre et André Laignel, Nicole Fontaine et Alain Lamassoure, Jean-Marie Cavada et Cohn-Bendit, vous ne pouvez ignorer qu’au nom de l’anticommunisme Vichy fut l’aboutissement de ceux qui avaient choisi, quelle qu’en soit la forme, l’option de « plutôt Hitler que le Front Populaire ».
Et puis, soyons francs, à qui ferez-vous croire que cette initiative vise à condamner le nazisme, alors qu’elle est portée par des députés de l’homme qui considère le génocide des juifs comme un détail de l’histoire ? Combien d’autres euro-députés d’extrême droite et carrément fascistes comme les adeptes d’Hitler et de Mussolini au pouvoir en Italie et dans les Pays Baltes ont signé et voté ce texte liberticide avec vous ? Cela ne vous gêne pas que le « libéral » Göran Lindblad dont vous revendiquez le rapport au conseil de l’Europe ait pu, le 3 juin 2004, à 11 h45 à Riga, fleurir le mémorial aux SS lettons dont les crimes égalèrent dans l’horreur ceux des SS à Tulle et Oradour-sur-Glane ? Savez-vous en effet que ces SS exterminèrent 90 000 personnes, la plupart des juifs, dans le sinistre camp de Salaspils ?
Que pensez-vous de la convergence qui s’étale au parlement européen, entre vous et Alessandra Mussolini, la petite-fille du Duce, qui demande la condamnation et l’interdiction des partis communistes ? Enfin vous ne pouvez ignorer que dans ce beau pays de France que nous aimons, des apologistes, en toute impunité, insultent l’Armée de Lattre, la Résistance, les martyrs de Tulle et d’Oradour-sur-Glane. C’est le cas de Reynouard et Theil, blanchis par la justice, et récemment de Picard qui traite les pendus de Tulle de « criminels de la pire espèce ». Condamné, il vient d’être relaxé par la cour d’appel de Limoges. Les profanations à la croix gammée se multiplient, mais de cela vous n’avez rien à dire ?
À ces questions, nous attendrons sans doute longtemps des réponses.
Cela étant dit l’histoire des peuples mérite la recherche et la prise en compte de ses enseignements. Cela est valable pour l’histoire de la France et de l’Union Soviétique. Ici les dirigeants politiques gérant le système capitaliste ne se sont jamais remis en cause. Ceux de l’URSS le firent de leur propre décision, en 1956 et 1961, et le débat n’est pas clos comme il ne l’est pas davantage sur la colonisation et les guerres coloniales françaises.
À la vérité ces euro-députés voudraient que le parlement français obtempère à leur scandaleuse démarche, mais rien ne l’y oblige en l’état. Le Parlement Français se doit de respecter et de faire respecter la mémoire de la Résistance Française à laquelle les communistes apportèrent une glorieuse contribution que le général de Gaulle salua en des termes élogieux. Cette mémoire de la Résistance, de tous les résistants et parmi eux les dizaines de milliers de communistes fusillés, massacrés et martyrisés par les nazis-fascistes, les mercenaires de la collaboration, doit être vigoureusement défendue. Et cela concerne l’ensemble des résistants, du monde du travail qui resta fidèle à la France profanée, des démocrates, des républicains, des patriotes et toutes les organisations politiques, syndicales et associatives attachées aux principes du Conseil National de la Résistance (CNR) dont la création, le 27 mai 1943, légitima la France combattante du général de Gaulle.
Honte à ceux qui bafouent notre France qui s’unifia dans la Résistance et les supplices « de ceux qui croyaient au ciel, de ceux qui n’y croyaient pas ». Honte à ces misérables qui osent confondre les agresseurs avec leurs victimes, les héros avec les criminels, les libérateurs avec les occupants, les communistes avec les nazis qui les fusillèrent.
Gloire éternelle aux Françaises et aux Français qui firent dans les combats et dans les prisons le sacrifice suprême à l’exemple du communiste Gabriel Péri et du socialiste Pierre Brossolette, de Jean Moulin et de Guy Môquet, de Pierre Sémard et d’Estienne d’Orves, de Danielle Casanova et du colonel Fabien, ainsi que tous les patriotes morts pour la liberté et pour la France.
Députés et Sénateurs du Parlement français, nous vous interpellons solennellement. Vous êtes élus pour représenter la souveraineté du peuple. Si elle venait en débat, rejetez cette proposition infâme d’ « une journée du 23 août », insultante pour la France.
Travailleurs, démocrates, républicains et patriotes, signez et faites signer notre appel au parlement. Constituez partout des coordinations locale et/ou départementale de la flamme de la Résistance pour défendre la mémoire de nos héros et des martyrs.
Pour poursuivre leur combat, rassemblons-nous comme au temps du CNR dans une NOUVELLE RESISTANCE !
Premiers signataires :
Léon Landini, officier de la Légion d’honneur, médaille de la Résistance, grand mutilé de guerre, ancien officier FTP-MOI ;
Georges Hage, député honoraire, ancien doyen de l’assemblée nationale ;
Jean-Pierre Hemmen, fils de Jean Hemmen brigadiste d’Espagne et commandant FTP fusillé au Mont-Valérien ;
Pierre Pranchère, anc. FTP, député de Corrèze – 1956-58, 1973-78, député honoraire au P.E, anc. conseiller général et anc. vice-président du conseil régional du Limousin.
Henri Alleg, journaliste, ancien directeur d'Alger Républicain ; Daniel Antonini, secrétaire international du PRCF ; Comité internationaliste de solidarité de classe (CISC) ; Laurent Ferrié, professeur d'IUT, bureau de section PCF, Carmaux ; Vincent Flament, rédacteur-en-chef d’Initiative Communiste, Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF ; Désiré Marle, président du CISC ; René Roussel état-major FTP zone-sud,chevalier de la légion d'honneur ; Arsène Tchakarian, groupe FTP-MOI Manouchian, chevalier de la légion d'honneur ; Annie Valade-Raze, professeur honoraire, famille de résistants, père mort en déportation, parente de quatre suppliciés par pendaison, le 9 juin 1944 à Tulle .
Coordination de l’appel au plan national : Pierre Pranchère, 2, rue Puy Salmont, 19800 – St. Priest de Gimel – tél : 05-55-21-35-55
Mèl : pierre.pranchere@orange.fr
NOM PRENOM QUALITES SIGNATURE
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Déclaration Conjointe des Partis Communistes et Ouvriers d'europe
18 mars 2009
La présidence tchèque de l'Union européenne (UE), en pleine crise économique capitaliste, est à l'initiative d'une série de manifestations anticommunistes en vue de tenter d'assimiler le communisme avec le nazisme, de ré-écrire l'histoire et de manipuler les consciences, surtout celles des jeunes générations, ayant en vue l'avenir plutôt que le passé.
L'intention, exprimée au sein de l'UE (dans des pays où les partis communistes sont déjà hors la loi), pour qualifier le communisme et la lutte des classes comme crime, ne vise pas seulement les communistes et ne concerne pas uniquement les pays de l'UE.
L'hystérie anticommuniste - qui a éclaté, il y a quelques années, avec le "Mémorandum" sur la "nécessité d'une condamnation internationale des crimes commis par les régimes communistes totalitaires” au sein de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe et qui se poursuit aujourd'hui - vise la classe ouvrière ainsi que les autres couches populaires.
On veut frapper l'avant-garde du mouvement populaire et sa lutte contre les plans anti-populaires. On tente de placer le fardeau de la crise mondiale sur les épaules des travailleurs. On veut éliminer la lutte contre le système d'exploitation dans la perspective d'une société juste, exprimées dans l'idéologie et la lutte des communistes. On veut frapper les forces de résistance ainsi que la contre-attaque populaire sur la base d'une hystérie anticommuniste, de mensonges et de persécutions. On a annoncé de nouvelles rétorsions contre Cuba socialiste et contre les peuples qui résistent à l'impérialisme.
Nous condamnons ces actions menées par la présidence de l'UE et nous appelons les peuples de l'Europe à réagir énergiquement et à les condamner massivement.

Elle a déposé devant le parlement européen un projet de loi d’interdiction des partis communistes. Elle surfe sur la vague soulevée par le rapport Lindblad au Conseil de l’Europe condamnant le « totalitarisme communiste ». Elle se prénomme Alessandra, et elle est la petite-fille de Benito.
Déjà, la Jeunesse Communiste Tchèque est interdite. Le gouvernement polonais lance une chasse aux sorcières géante et aveugle. Celui de Roumanie a réhabilité l'ancien dictateur pro-nazi Antonescu…
Pendant ce temps, la justice italienne se prépare à prendre sa revanche sur les militants qui ont lutté les armes à la main contres les fascistes pendant les « années de plomb » en attendant l'extradition de Cesare Battisti, arrêté au Brésil par la police de Sarkozy.
En France même, la campagne électorale cultive une fois de plus les illusions sécuritaires, la confusion entre défense de la souveraineté nationale et nationalisme est soigneusement entretenue par la plupart des partis et par tous les grands médias, et Le Pen se réjouit ouvertement de la « lepénisation » de l'échiquier politique…
Les formes démocratiques bourgeoises héritées des Lumières disparaissent une à une sous la marée montante de la fascisation qui garantit la pérennité de l'exploitation du travail. Faut-il que le capitalisme se sente menacé par la colère des peuples pour avoir recours à une telle stratégie !
Mais les progressistes savent que,; que, même blonde, Mussolini reste Mussolini ; que, même injecté progressivement dans les appareils d'état, le fascisme reste le fascisme. Ils savent que, plus que jamais, la solidarité de classe est nécessaire pour empêcher la fascisation, et qu'elles continuera de marquer des points contre le front pourri de tous les fossoyeurs de la démocratie, de la souveraineté nationale et du progrès humain !
Les militants du (n) PCI bientôt livrés à l’Italie ?
« Toutes les demandes d’actes déposées par les accusés et visant à un examen complet de leurs réelles activités en France sont rejetées sans motivation raisonnable par le Juge de l’Instruction et par la Chambre de l’Accusation », dénonce le bulletin parisien du (nouveau) Parti Communiste Italien.
Ces militants, régulièrement persécutés en Italie, et maintenant en France, parce que les textes qu’ils impriment ne plaisent pas aux autorités (les procédures lancées contre eux débouchent régulièrement sur des non-lieux, mais les incarcérations préventives à répétition qu’ils ont à subir sont une véritable peine arbitraire) ont toutes les raisons de penser qu’on prépare leur expulsion.
« Le Procureur de Bologne, M. Paolo Giovagnoli, a tiré la conclusion qu’au moins 30 autres personnes sont membres du (n)PCI et apparemment il est prêt à les mettre en examen et à les écrouer pour association subversive de l’état italien (art. 270bis du CP italien), explique le bulletin du (n) PCI. Le 14 février 2006 il a fait perquisitionner les domiciles de huit d’entre eux en Italie. Le délai légal (deux ans) pour la conclusion de son enquête, ouverte en septembre 2003, est largement dépassé, mais il attend avec impatience la conclusion de la procédure française : au moins quatre des ses accusés vivent en France et il devrait en demander la livraison aux Autorités Françaises. Si les Autorités Italiennes commençaient les arrestations en Italie avant que la procédure française soit terminée, et donc que Giuseppe Maj et Giuseppe Czeppel soient prêts à être livrés aux Autorités Italiennes, leur livraison deviendrait plus difficile. Voilà pourquoi M. G. Thiel et ses commanditaires sont maintenant pressés de terminer la procédure française qu’ils ont fait traîner pour plus de trois ans ».
Vive l’Europe de la Démocratie et des Droits de l’Homme !
Le CISC continuera de se joindre aux protestations de tous les démocrates sincères pour que cesse cette ignominie.
Belgique :
La VOKA du diable patronal chasse les sorcières ouvrières !

BASF a porté plainte pour « harcèlement, calomnie et atteinte à l’honneur » contre Joris Van Gorp, président du PTB d’Anvers. Son crime : avoir distribué des tracts ! P. Vandeborne, « dir’com. » de la VOKA (réseau flamand des entreprises) demande en outre l’interdiction de distribution de tracts du PTB devant les entreprises : « Du fait que plusieurs organisations, comme le PTB, mettent les entrepreneurs au pilori et les dépeignent comme des machines à sous dévoreuses d’argent, le fossé reste très large entre travailleurs et employeurs », se lamente-t-il. Bref, il s’agit bien de criminaliser la lutte de la classe ouvrière – mais pas celle de la bourgeoisie : BASF a réalisé 6, 1 milliard d’€ de bénéfices en 2005, rappelle P. Mertens, porte-parole du PTB, qui constate que la VOKA « recourt indûment à des qualifications pénales pour limiter le droit constitutionnel qu’est la liberté d’expression ». J. Van Gorp risque maintenant la correctionnelle…
SOLIDARITE AVEC QUIM BOIX LLUCH,
victime d’une brutale interpellation à Barcelone
Héros de la lutte antifasciste sous le régime franquiste, Quim Boix Lluch est bien connu en France et dans les autres pays d’Europe pour son engagement sans faille en faveur de la démocratie, de la paix, du progrès social et du socialisme.
C’est pourquoi le CISC et les progressistes français ont appris avec indignation l’interpellation brutale et arbitraire dont ce militant valeureux a été victime à Barcelone de la part de la police nationale agissant sur requête du patronat aéroportuaire alors que Quim prenait la défense des intérêts des passagers lésés par certaines entreprises privées du transport aérien. Non seulement la liberté d’expression a été grossièrement bafouée, mais les libertés individuelles ont été bafouées par ceux-là même qui sont théoriquement chargés de les protéger. Il est tout particulièrement scandaleux que notre camarade ait subi des violences policières relevant ni plus ni moins de la torture. Cette manière de procéder en dit long sur la survivance des méthodes franquistes au sein de la police nationale de l’Espagne « démocratique ». Le CISC interpelle les militants et les dirigeants du PSOE qui dirige actuellement l’Espagne : combien de temps tolèrerez-vous ces agissements lamentables qui menacent l’ensemble des libertés ?
Dans l’immédiat le CISC assure Quim Boix de sa totale solidarité.
A propos de la dernière Berlusconerie
« CE PELE, CE GALEUX D’OU NOUS VIENT TOUT LE MAL.... »
Les lycéens font grève, c’est la faute à Brejnev / Plus d’fric pour l’aspirine, c’est la faute à Lénine !
Confrontés au mécontentement massif provoqué par leur politique antisociale, désemparés par la légitime « nostalgie » des travailleurs de l’Est pour les acquis socialistes (plein emploi, logement, culture, soins médicaux et accès à l’université gratuits...) détruits par la contre-révolution, les Etats capitalistes agitent dans toute l’Europe le spectre défraîchi de l’anticommunisme et de l’antisoviétisme les plus ringards.
A Strasbourg, les revenants du Conseil de l’Europe viennent de voter la totalitaire motion Lindblad, qui criminalise l’histoire du communisme, amalgamant sottement l’héroïque Pays de Stalingrad au Troisième Reich pour prévenir tout regain du marxisme et diaboliser officiellement toute référence à la « lutte des classes » et à la « dictature du prolétariat ».
Dans les Pays baltes, on honore officiellement les criminels Waffen SS Lettons qui combattirent l’URSS et défendirent ensuite Hitler assiégé à Berlin par l’Armée rouge.
En Tchéquie, le pouvoir prétend interdire la Jeunesse communiste tchèque au motif que ses statuts appellent à militer pour « abolir le capitalisme » et « construire le socialisme ».
En France même, une odieuse campagne liberticide menée par des Franco-ukrainiens nostalgiques des « Blancs » et relayée par l’UMP et par le ministre UDF De Robien prétend « mettre à l’index » la prestigieuse historienne Annie Lacroix-Riz, dont le tort est d’examiner avec rigueur les archives diplomatiques et de ne pas hurler contre l’URSS à l’unisson du fascisant Courtois.
Cette campagne de chasse aux sorcières communistes qui en dit long sur l’essence contre-révolutionnaire de l’U.E maastrichtienne, est relayée par le gouvernement primitivement anticommuniste de Berlusconi, associé aux racistes de la Ligue lombarde et aux « post-fascistes » de Fini, le grand admirateur de Mussolini.
Dans le but de contrer la montée de l’opposition italienne, pourtant fortement décaféinée du PDS (ex-PCI) rallié au super-maastrichtien Prodi, le parlement berlusconien vient de ranimer la fable grotesque de la tentative « communiste » d’assassinat de Jean Paul II : cette fois, c’est... feu Léonid Brejnev qui est accusé d’avoir fomenté l’attentat perpétré par Ali Agça. Qu’importe que la « piste bulgare », et a fortiori soviétique, ait finalement été abandonnée par la justice italienne. Qu’importe que les « nouveaux documents » sur lesquels s’appuient les députés berlusconiens soient controuvés et d’ailleurs archi-connus. Il est si facile d’accuser Brejnev, mort depuis vingt ans, de salir l’URSS, dissoute depuis 15 ans, de « mettre à l’index » feu le « KGB » avec lequel la propagande antisoviétique a épouvanté les marmots pendant quarante ans de guerre froide ! Il est si tentant d’incriminer la Russie post-soviétique dont le président (l’anticommuniste Poutine !) est un ancien du contre-espionnage, et dont le tort est de ne pas rester les bras croisés face à la tentative de l’UE, des USA et de l’OTAN d’entourer la nouvelle Russie capitaliste d’un cordon sanitaire d’ex-Républiques soviétiques militairement inféodées à l’Occident et politiquement intégrées à l’Empire euro-atlantique en formation (bientôt la « révolution orange » en Biélorussie ?).
Pour faire bon poids, le PRCF propose aux dirigeants occidentaux de réhabiliter à fond l’explication universelle de Berlusconi : le raz-de-marée à la Nouvelle-Orléans fut ainsi déclenché par une énorme bombe à retardement russe disposée sous les digues de Louisiane, il n’a rien à voir avec l’incurie du « performant » Bush. Le 11 novembre, c’est la vengeance de « taupes » du KGB manipulant des terroristes islamo-bolcheviks et non l’effet de l’appui US apporté pendant dix ans à Ben Laden pour déstabiliser l’Afghanistan laïque et l’Armée rouge. La grippe aviaire fond sur le monde : c’est sûrement un vi-russe concocté par les kagébistes, tout comme l’épidémie de Chikungunya, qui n’a rien à voir avec la casse des services sanitaires d’Etat décidée pour mettre en place la décentralisation à la Réunion... Brejnev a aussi manipulé Dutrou en Belgique et ce sont ses créatures qui en Inde ont refusé d’accueillir le Clémenceau ou fomenté les déboires conjugaux de Sarkozy et de « Cécilia ». A quand les chars russes sur les Champs-Elysées en cas de victoire du crypto-communiste François Bayrou ? « C’est un Russe / Egorge, Assomme, / C’est normal / Pourquoi cet homme / Avait-il un habit rouge » (p.c.c. V. Hugo).
de défendre au positif leur système décadent et recourent à des arguments qui sentent la naphtaline. Raison de plus pour que les jeunes et les travailleurs relancent le combat de classe et la résistance antifasciste à l’échelle de tout le continent.
POLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE
POSITION 3 MARS 2006
Persécutions du CP-PCI
Le Comité Internationaliste pour la Solidarité de Classe (dont le Comité d’Honneur est co-présidé par Mumia Abu-Jamal , Margot Honecker et Henri Alleg) à pris connaissance du dossier qui nous est parvenu avec Maître Pelazza, avocat milanais comme premier signataire.
Ce dossier montre que le groupe " Comité Préparatoire (CP) du Congrès de fondation du ( nouveau) PCI " est persécuté, ses dirigeants périodiquement arrêtés, relâchés ou assignés à résidence, sans qu’aucune décision de justice n’ait été prise à leur encontre, tous les jugements ayants abouti à des non-lieux .
Indépendamment de la ligne et des objectifs poursuivis par le CP-PCI, que le CISC n’a ni à juger ni même à connaître , -il apparaît que le but de ces persécutions est bel et bien la criminalisation du communisme, et à travers elle celle des résistances à l’ordre capitaliste et néo-libéral.
Il s’agit donc d’une menace pour les libertés de tous les citoyens, non seulement d’Italie, mais des autres pays membre de l’Union Européenne. Dans ces conditions, le CISC réclame la fin des poursuites contre cette organisation et demande qu’il soit mis fin à ces persécution indignes de pays qui se réclament de la démocratie
Pour le Bureau
Désiré Marle, Président
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Communiqué du CHSI sur la victoire du Non
UNE DEFAITE REJOUISSANTE POUR L'EUROPE DE LA CONTRE-REVOLUTION
Le CHSI, qui milite depuis longtemps contre l'Europe supranationale capitaliste, se félicite de la victoire éclatante du non à la constitution européenne, qui est aussi celle des travailleurs français et de tous les progressistes d'Europe et du monde. La constitution européenne se présentait comme le couronnement de cette intégration européenne,avec pour objectif la construction d'un Etat supranational, non moins impérialiste, expansionniste et anti-ouvrier que les Etats-Unis d'Amérique.
Dignes héritiers des traditions frondeuses de leur peuple, les Français ont catégoriquement condamné, non seulement ce texte réactionnaire, mais l'Europe capitaliste, synonyme de casse sociale et de démantèlement des souverainetés nationales et populaires. Le CHSI se félicite de cette défaite de l'Empire européen en construction qui, né de la guerre froide antisoviétique, est porteur d'une idéologie contre-révolutionnaire, anticommuniste et ultralibérale qui creuse un peu partout le lit de l'extrême-droite.
Le CHSI appelle les travailleurs de France et d'Europe à prendre appui sur le Non français pour refuser la criminalisation du communisme qui, partie des pays baltes où le fascisme est en voie de réhabilitation et où les communistes sont en prison, a gagné la commission européenne qui s'est encore permis récemment de discuter de l'éventuelle interdiction de la faucille et du marteau sur tout le territoire de l'Union européenne! En mettant un coup d'arrêt à l'Europe capitaliste, les Français créent de meilleures conditions pour mettre un terme à la poussée contre-révolutionnaire et anticommuniste qui est le "ventre fécond'" d'où a surgi l'offensive contre les peuples.
Face à une Europe capitaliste affaiblie par le vote français, les internationalistes d'Europe ont désormais plus de moyens pour déployer la solidarité internationaliste et anti-impérialiste, contribuer à la libération des communistes emprisonnés dans les républiques baltes, soutenir les peuples en lutte contre l'impérialisme, qu'il s'agisse de Cuba socialiste, des communistes colombiens en lutte, du Venezuela bolivarien, du peuple palestinien, etc.
Ils sont également plus fort pour contrer la criminalisation du communisme qui a accompagné la contre-révolution en Union soviétique et en Europe de l'Est et a été relayé par un certain nombre d'ex-communistes en Europe de l'Ouest est un danger pour la démocratie et pour le progrès social dans toute l'Europe.
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COMITE ERICH HONECKER DE SOLIDARITE INTERNATIONALISTE
APPEL du COMITE E. HONECKER de SOLIDARITE INTERNATIONALISTE (CHSI)
11 février 2005-
Digne héritière de sa devancière de 1940, la Grande Europe du capital et de l’anticommunisme prétend interdire la faucille et le marteau, emblème du communisme et de la victoire soviétique sur le fascisme, sur tout le territoire de l’UE !
RIEN NI PERSONNE NE NOUS EMPECHERA JAMAIS D’HONORER
et d’ARBORER LA FAUCILLE ET LE MARTEAU ! Relayant les exigences totalitaires du sieur Courtois, qui est récemment intervenu devant l’assemblée de l’UEO pour obtenir la criminalisation juridique du communisme, le Conseil européen prétend examiner le 24 février une proposition de directive tendant à interdire la faucille et le marteau à l’égal de la croix gammée de sinistre mémoire ! Cette requête scélérate a été formulée par deux politiciens d’Europe de l’Est, le hongrois J. Szajer et l’ex-président lithuanien Landsberghis (qui porte une lourde responsabilité dans la répression du PC lithuanien et les discriminations de caractère xénophobe contre la population russophone de la Lituanie). Cette demande est ouvertement appuyée (sur mandat de qui ? quand les peuples d’Europe ont-ils été consultés sur un tel sujet ?) par le commissaire européen Franco Fantini, émanation du fascisant gouvernement Berlusconi.
La proposition d’interdire l’emblème ouvrier et paysan sur le territoire de l’UE révèle mieux que cent discours la nature de classe patronale, anticommuniste, contre-révolutionnaire, revancharde, anti-démocratique, liberticide et totali-taire de l’UE. Devant une telle proposition, chaque formation de gauche devra, soit réfléchir de manière critique sur la perspec-tive de plus en plus inconsistante d’une " réorientation sociale et démocratique de l’U.E. ", soit se démasquer en cautionnant cette grossière attaque contre la liberté d’expression.
L’" argumentation " de Landsberghis et Cie relève purement et simplement du négationnisme historique. Concernant le traité de non-agression soviéto-allemand, stupidement présenté comme la cause de la Seconde guerre mondiale, il faut rappeler que l’URSS a tout fait de 33 à 39 pour conclure une alliance politico-militaire avec la France et l’Angleterre afin d’encercler l’Allemagne nazie et de bloquer son expansionnisme. Les archives de tous les pays concernés témoignent que cette alliance anglo-soviéto-française fut torpillée par les " démocraties occidentales ". En fait, Hitler et Mussolini n’ont pas eu besoin du " pacte " pour aider Franco à étrangler la République espagnole, car la politique de " non intervention " de la France et la neutralité bienveillante des conservateurs anglais envers Franco a amplement suffi à celui-ci pour écraser les républicains. Hitler n’a pas eu besoin du " pacte " pour occuper la Sarre, re-militariser la Rhénanie, annexer l’Autriche, dépecer la Tchéco-slovaquie; Mussolini n’a pas eu besoin du " pacte " pour envahir l’Ethiopie et l’Albanie, car la politique munichoise des dirigeants occidentaux, consistant à laisser les mains libres à Hitler, à le tourner contre l’URSS, donnait aux chefs fascistes un feu vert permanent pour leur politique de conquête. En vérité, les bourgeoisies de l’Occident " démocratique " espéraient ouvertement que le bourreau du mouvement ouvrier allemand les débarrasserait à la fois des Soviets ouvriers et paysans, des partis communistes occidentaux et du mouvement syndical de classe (c’est l’époque où la réaction française osait déclarer " plutôt Hitler que le Front populaire "). En 39/40, le pouvoir anticommuniste français resta ainsi l’arme au pied face à l’invasion allemande (ce fut la " drôle de guerre "), tandis que les communistes français étaient visés par le décret Sérol punissant de mort l’activité communiste. Depuis 17 ans, les communistes italiens se mouraient en prison, alors que Mussolini massacrait les militants ouvriers (ce même Mussolini que le " post-fasciste " Fini, bras droit de Berlusconi, qualifiait il y a peu de " plus grand homme du 20ème siècle " !). La vérité, que de plus en plus d’historiens reconnaissent désormais, c’est que le traité soviéto-allemand fut une tentative de dernière minute pour éviter que l’ensemble du monde capitaliste ne s’unisse derrière Hitler pour écraser l’URSS… avant que Hitler ne se retourne contre ses complices munichois de la veille. La vérité, c’est que " l’esprit de Munich ", synonyme de capitulation devant le fascisme au nom de l’anticommunisme et de la réaction sociale, fut la vraie cause de la seconde guerre mondiale qui avait commencé avec l’assaut italo-allemand contre la République espagnole en juillet 1936!
En fait, les communistes, les premiers à être torturés et massacrés par Hitler en 1933, furent le fer de lance de la résis-tance armée au fascisme, des Brigades Internationales d’Espagne formées à l’initiative de l’Internationale Communiste aux combats de Stalingrad. Le vrai tournant de la seconde guerre mondiale, le tournant auquel nous devons notre liberté retrouvée (cette liberté aujourd’hui menacée par la Commission européenne !) eut lieu à la fin de l’été 1941, quand la guerre-éclair fut brisée, puis à Stalingrad où l’Armée rouge des ouvriers et des paysans brisa la machine de guerre allemande. Comme le rappelait loyalement De Gaulle, " les Français savent ce que la Russie soviétique a fait pour eux ; ils savent qu’elle a joué le rôle principal dans leur libération ". Ce sont les soldats et les partisans soviétiques, à la tête desquels se trouvaient les commissaires politiques communistes et les Komsomols qui ont détruit les meilleures troupes de la Wehrmacht. Et cet exploit, ils l’ont accompli sous les plis du drapeau rouge frappé du symbole ouvrier et paysan. Outre les Juifs, ce sont les Soviétiques qui ont le plus souffert de la guerre d’extermination menée par Hitler. Ils ont perdu de 25 à 28 millions de victimes civiles et militaires (sur une guerre qui a fait 50 millions de tués), exterminées par les Einsatzgruppen et. par la Wehrmacht. Des victimes dont Fantini foule aux pieds la mémoire en prétendant interdire l’emblème sous lequel ils ont souffert et vaincu pour la liberté de toute l’Europe.
Prétendre ainsi, comme Landsberghis et Cie, que " les Etats-Unis ont à la fois vaincu Hitler et l’URSS ", relève également du révisionnisme historique le plus pur, même si nous notons au passage un aveu remarquable : nos chasseurs de sorcières communistes reconnaissent ainsi implicitement que l’URSS n’est pas morte d’un " échec du communisme ", mais qu’elle a succombé à la longue à l’intense pression militaire et politique de l’impérialisme US. Un impérialisme US auquel les pays de l’Est libérés par l’URSS en 44/45 servent aujourd’hui honteusement de valets d’armes pour re-coloniser l’Irak ! Un impérialisme qui applaudit à la proposition Fantini (largement relayée par la Voix de l’Amérique) alors qu’il n’a jamais interdit chez lui le Ku Klux Klan et autres groupements nazis du même acabit ! En réalité, et n’en déplaise à nos étranges " historiens " européens, c’est bien le drapeau frappé du marteau et de la faucille, et non le stars and stripes"américain, qu’un soldat rouge hissa pour finir sur le Reichstag nazi en lieu et place de l’odieuse swastika lors de la prise de Berlin par l’Armée soviétique, alors que le débarquement américain en Normandie date de juin 44 (ce qui ne nous empêche pas d’être reconnaissants envers les Américains tombés en Normandie pour notre liberté)! En fait, la victoire américaine (et Washington le reconnut alors) fut celle des centaines de divisions soviétiques opposées à la Wehrmacht (la seule semaine de la prise de Berlin coûta à l’Armée rouge autant que toutes les pertes américaines de la guerre tous fronts confondus : 300 000 morts !).
Dans d’autres pays d’Europe, de la France à la Yougoslavie en passant par l’Italie, les Francs-tireurs et partisans communistes furent l’épicentre de la résistance armée, et des centaines de milliers d’entre eux périrent sous les plis mêlés de leur drapeau national et du drapeau rouge du prolétariat international ! La proposition Fantini est une insulte posthume à ces héros, comme à tous ces militants célèbres ou anonymes qui, d’Aragon à Picasso, de Brecht à Ho Chi Mihn, de Nicolas Guillen à Neruda, de Sémard à Timbaud, de Langevin à Gramsci, d’Eisenstein à Alberti, de la Pasionaria à Marie-Claude Vaillant-Couturier, combattirent sans relâche pour la paix, les libertés démocratiques, l’indépendance des peuples colonisés, le progrès social, l’égalité des sexes, l’accès de tous à l’éducation, à la santé et à l’emploi. Ainsi donc la grande " Europe démocratique " interdirait la faucille et le marteau à l’instar du Chili de Pinochet, de l’Amérique de Mac Carthy et de l’Indonésie de Suharto ! Belle leçon de choses politique en vérité, et qui aurait tôt fait de se retourner contre ses auteurs en montrant aux travailleurs qui les défend vraiment contre la politique réactionnaire de l’U.E. !
En réalité la proposition Fantini est caractéristique de la fuite en avant fascisante de l’UE et de sa Commission de Bruxelles, de plus en plus peuplée d’ennemis patentés de la démocratie. L’amalgame entre nazisme et communisme pratiqué par Fantini relève d’un grossier camouflage et revient de fait, en renvoyant dos à dos le pays de Dachau et celui de Stalingrad, à réhabiliter le nazisme, ce pur produit du grand capital, tout en criminalisant le communisme, cet anti-fascisme consé-quent. En fait, dans maint pays occidental, la svastika est déjà interdite depuis longtemps (et pas à l’initiative de la Commission de Bruxelles ou de Courtois, mais de la Résistance antifasciste !), même si certains gouvernements occidentaux tolèrent ou encouragent en sous-main des partis néo-nazis, racistes et néo-fascistes. La Commission européenne vise donc exclusivement les communistes. Mais au-delà d’eux, c’est tout le mouvement ouvrier et démocratique, toute la résistance sociale aux contre-réformes maastrichtiennes, qui sont ciblés. N’oublions pas que Hitler a commencé par interdire le PC allemand, il a ensuite interdit la social-démocratie, puis les militants de tous les partis " non alignés " se sont retrouvés dans les camps. Aujourd’hui déjà, sous diverses formes, la répression anti-ouvrière, anti-jeunes, anti-immigrés, anti-syndicale, anticommuniste s’aggrave dans toute l’U.E., y compris dans notre pays à l’initiative de Sarkozy et de ses pareils. La contre-révolution à l’Est a été, dans le silence des faux démocrates, le ban d’essai de cette nouvelle chasse aux sorcières qui tend aujourd’hui à se continentaliser à la faveur de l’adhésion des pays de l’Est à l’U.E. En interdisant les symboles communistes, la grande bourgeoisie veut éradiquer tout ce qui se situe à la gauche du social-libéralisme, tout ce qui s’oppose à la pensée unique, elle veut casser le syndicalisme de classe, empêcher la renaissance du marxisme, priver de repères historiques les mouvements de lutte qui s’étendent au fur et à mesure que l’U.E. démolit l’emploi, les services publics, l’Education nationale, la Recherche, la culture, la laïcité, les acquis sociaux. En particulier, les forces patronales qui régissent l’U.E. redoutent la victoire du " non " à la constitution européenne supranationale, qui rendrait l’initiative aux travailleurs à l’échelle du continent et remettrait à l’ordre du jour la lutte pour le changement de société.
C’est pourquoi le CHSI invite les démocrates à s’opposer fermement aux campagnes anti-communistes et anti-soviétiques menées sans discontinuer depuis la chute du camp socialiste. Non, la disparition de l’URSS, quels qu’aient pu être les défauts de la première expérience socialiste née de la Révolution d’Octobre, n’a pas été une " avancée " pour l’humanité, mais une terrible contre-révolution qui menace désormais chez nous jusqu’à la liberté d’expression, héritée de la Révolution de 1789.
Dans ces conditions le CHSI appelle plus que jamais à voter NON à la constitution européenne. Il faut rejeter le principe même d’une constitution supranationale de l’U.E. car la proposition Fantini montre jusqu’à la caricature ce qui se passerait si, comme le prévoit le " traité constitutionnel ", les " lois européennes " édictées sans mandat ni contrôle populaire par la Commission et le Conseil européens, devenaient immédiatement exécutoires pour tous les Etats membres de l’UE, constitutionnellement privés de leur droit de veto et de leur souveraineté nationale.
Le CHSI invite les communistes et antifascistes à répondre offensivement à la proposition Fantini. Hitler n’a pas réussi à " tuer " la faucille et le marteau, ce n’est pas la Commission de Bruxelles qui y parviendra ! En défendant la liberté d’expression et le droit des militants ouvriers à s’exprimer librement, nous avons conscience de défendre la souveraineté nationale et populaire menacée de mort par le nouvel Etat impériall que veut " constituer " le projet Giscard. Rejetons l’opportunisme, qui a ouvert la voie à la répression anticommuniste en reniant la faucille et le marteau, arborons partout l’emblème des travailleurs, affichons-le sur les murs et dans chacun de nos tracts ! Si Berlusconi, Blair, Chirac, Fini, Zapatero et Schröder veulent pour cela nous traîner en justice, eh bien, chiche ! On verra qui fera le procès de qui et les travailleurs n’en feront que plus aisément la différence entre amis et ennemis ! Interpellons les jeunes et les travailleurs en lutte sur la signification de cette Europe réactionnaire et totalitaire qui n’a rien à envier à l’extrême droite en matière d’atteintes aux libertés.
Le CHSI s’adresse aux partis, groupes et mouvements qui gardent au cœur l’idéal symbolisé par la faucille et le marteau : rencontrons-nous au plus vite, réagissons ensemble offensivement et unitairement ! Interpellons les élus qui se réclament de la République ! Interpellons ceux qui, à gauche, osent encore parler d’Europe sociale, ou ceux qui ont stupidement approuvé l’adhésion à l’U.E. des régimes fascisants, cléricaux et fanatiquement anticommunistes de l’Est, et plaçons-les devant leurs responsabilités et leurs contradictions !
Le CHSI s’adresse aussi aux composantes du Mouvement communiste international. Il faut riposter vite, fort et tous ensemble en mettant de côté les querelles subalternes et les considérations " diplomatiques ".
Si nous tardons à riposter, si l’inertie et l’incrédulité l’emportent, les lendemains seront tragiques, pas seulement pour les communistes, mais pour tous les peuples. Si à l’inverse nous ripostons vite, fort et ensemble, alors non seulement l’ignoble proposition Fantini sera balayée, mais le mouvement communiste international franchira un cap important vers sa reconstruction au service de la paix, de la démocratie, du progrès social, des libertés et du socialisme.
Henri Alleg, président d'honneur du CHSI,
Désiré Marle, président du CHSI
Vincent Flament, Georges Gastaud, secrétaires
Gilberte Salem, militante anticolonialiste,
Georges Hage, doyen de l'Assemblée nationale,
membre du comité d'honneur du CHSI
Annie Lacroix-Riz, historienne, spécialiste d'histoire contemporaine
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REFUSONS LA CONSTITUTION DE L’U.E. DU GRAND CAPITAL
EN ETAT IMPERIALISTE CONTINENTAL !
Prolongeant et aggravant les orientations réactionnaires du traité de Maastricht et des accords supranationaux qui l’ont suivi, le projet de constitution européenne est mortellement dangereux pour les travailleurs, pour les libertés démocratiques, la souveraineté des nations et, à terme, pour la paix mondiale au 21ème siècle.
C’est un projet anti-ouvrier et antisocial qui prétend graver dans le marbre d’une constitution " l’économie de marché où la concurrence est libre et non faussée ". Si cette " constitution " était adoptée, il reviendrait désormais à un Etat continental fondé d’orchestrer les délocalisations et la désindustrialisation de régions entières, la privatisation et la casse des services publics, la destruction des acquis sociaux, déjà saccagés au nom du " pacte de stabilité monétaire ". Le but proclamé de l’actuelle commission européenne n’est-il pas de faire de l’UE " l’économie la plus compétitive du monde en 2010 " (au profit de quelle classe et au prix de combien de millions de nouveaux chômeurs et de nouveaux pauvres ?).
C’est un projet antidémocratique : il serait désormais constitutionnellement interdit de s’opposer au néo-libéralisme, d’engager des changements progressistes à l’échelle de l’Europe ou même à l’échelle d’un seul pays, et a fortiori de rompre avec le capitalisme pour construire une société socialiste. Au demeurant, cette constitution rétrograde viendrait couronner l’entrée dans l’UE de dix ex-pays socialistes dans lesquels, en règle générale, le communisme est criminalisé, des militants communistes sont emprisonnés, l’activité des partis communistes est réprimée ou interdite.
C’est un projet antinational qui mettrait fin à l’indépendance et à la souveraineté, voire à l’existence et à l’unité territoriale des nations d’Europe : sur l’essentiel des décisions, sauf sur celles qui pourraient éventuellement avantager les travailleurs, la " compétence " appartiendrait désormais à l’U.E. décidant à la majorité ; aucun pays ne pourrait aller à l’encontre, y compris chez lui, de la politique néo-libérale européenne. Les cultures nationales, les langues nationale et la diversité culturelle en Europe seraient lourdement menacées par la volonté à peine déguisée des eurocrates de faire de l’anglais la langue de communication unique en Europe, de l’imposer partout comme première langue étrangère dès l’école primaire et d’uniformiser partout les mœurs, les coutumes et les modes de vie pour " unifier le grand marché " européen dans le cadre de la mondialisation capitaliste.
C’est un projet impérialiste et militariste. D’une part, le texte élaboré par Giscard d’Estaing oblige chaque pays à accroître ses dépenses militaires. L’armée européenne, très clairement conçue pour frapper à l’extérieur du territoire de l’UE ou pour réprimer des troubles sociaux dans l’U.E., serait intégrée à l’OTAN. A terme, quand l’U.E. serait construite en tant qu’Europe Puissance, il faut s’attendre à ce que l’impérialisme européen finisse par s’opposer aux USA pour s’emparer des ressources naturelles et des autres sources de profit existant de par la planète. D’ores et déjà, l’UE se livre à un véritable " Drang nach Osten " (" poussée vers l’Est " de sinistre mémoire) en satellisant et/ou en démantelant les ex-pays socialistes (RDA, ex-URSS, Europe de l’Est, ex-Yougoslavie, Géorgie dernièrement, Ukraine en ce moment même, Roumanie dans un avenir proche ?) dans le but d’isoler la Russie, de l’encercler, et de (re-) coloniser l’Europe de l’Est, le Caucase et les pays de la CEI, sans hésiter à y semer la guerre civile pour mieux les diviser et ainsi, les contrôler.
C’est un projet contre-révolutionnaire : d’une part, cette constitution sera compatible avec l’accueil dans l’U.E. des régimes fascisants des pays baltes, où l’on inaugure des monuments à la gloire des Waffen SS, où des dirigeants communistes injustement condamnés sont maintenus en prison après l’expiration de leur peine. Compatible également avec le cléricalisme et l’anticommunisme institutionnels de la Pologne; ce n’est d’ailleurs pas seulement le communisme qui est implicitement mis au ban de la constitution européenne, mais, concernant la France, cette " constitution " mettrait fin, non seulement au droit du travail et à l’essentiel des libertés syndicales, des conventions collectives et des statuts nationaux, mais elle porterait un coup mortel aux avancées démocratiques liées à la Révolution de 1789 et à ses développements ultérieurs : laïcité de l’école et de l’Etat (la constitution parle de " l’héritage religieux de l’Europe " et, dans cette perspective, le leader ultra-réactionnaire Sarkozy veut supprimer la loi de 1905 instituant la séparation de l’Eglise et de l’Etat), unité et indivisibilité de la République (remplacée par l’Europe des régions et la " décentralisation "), souveraineté du peuple (notion totalement ignorée par le " projet constitutionnel ").
S’agissant d’une intégration européenne synonyme de A à Z de capitalisme et d’impérialisme, il est donc mensonger d’accréditer l’idée d’une " Europe sociale et pacifique " qui restera une utopie aussi longtemps que les peuples, tous ensemble ou successivement, n’auront pas rompu avec l’UE du capital et repris ensemble la route du socialisme.
Le CHSI appelle donc tous les communistes, anti-impérialistes et antifascistes à se mobiliser sans perdre un instant pour battre la constitution de l’Etat impérialiste européen en liant la victoire du NON aux luttes sociales et politiques pour le progrès social, l’emploi, la paix et la démocratie.
Communiqué du 1er décembre 2004-
Désiré Marle, Georges Gastaud, Vincent Flament, Stéphane Dubois
TERRORISME ET RESISTANCE
Qui résiste, et contre qui ?
Commentant les attentats qui ont ensanglanté la capitale britannique, un hebdomadaire français à grand tirage titrait en Une : " Londres résiste "... " Depuis son engagement en Irak auprès des force américaines, le gouvernement britannique travaille à l'éventualité, qu'il a toujours jugée " inévitable ", d'un attentat terroriste contre les intérêts britanniques dans le monde et sur son sol ".,.
La presse française a préféré insister sur le .flegme britannique qu'étaler le sang des victimes " (La Vie du 13 juillet 2005).
Et voilà la résistance réduite au " flegme britannique "
Mais qui donc résiste ?
Ceux qui subissent les conséquences des choix politiques de Tony Blair – le plus fidèle auxiliaire de l'impérialisme américain – ou ceux qui luttent, à Cuba, en Irak ou en Palestine, pour l'indépendance de leur peuple ?
Certes, il ne saurait être pour nous question de légitimer les attentats qui frappent volontairement des civils innocents, ni de cautionner le fanatisme religieux dont se réclament les intégristes de tous bords. Quelles qu'en soient les motivations, nous assimilons ces crimes aux sinistres listes d'otages fusillés qui s'affichaient sur nos murs, en représailles d'actes de résistance, sous l'occupation nazie. Le terrorisme était alors du côté de l'occupant, de l'oppresseur. La résistance, celle, est aujourd'hui du côté des révolutionnaires cubains qui tiennent tête à l'Oncle Sam, des combattants irakiens et palestiniens en lutte pour la libération de leur peuple, comme elle était hier du côté des résistants français, italiens, yougoslaves...
Et même s'il arrive qu'il y ait dans leurs rangs des auteurs d'actes terroristes, la cause pour laquelle ils se battent n'en demeure pas moins juste sont du bon côté de la barricade. Ceux qui tombent de l'autre côté sont des victimes souvent innocentes. Ils ne seront jamais des " résistants ", parce qu'il faut savoir qui résiste, contre qui, et à quel prix.
Bagdad résiste, au prix de victimes quotidiennes que nos journaux rapportent souvent comme de simples faits divers. Gaza résiste. La Havane résiste.
Londres a subi. Nous respectons les victimes. Nous sommes solidaires des résistants.
(SDC N°51 SEPT 2005)