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Elle a déposé devant le parlement européen un projet de loi d’interdiction des partis communistes. Elle surfe sur la vague soulevée par le rapport Lindblad au Conseil de l’Europe condamnant le « totalitarisme communiste ». Elle se prénomme Alessandra, et elle est la petite-fille de Benito.

 

Déjà, la Jeunesse Communiste Tchèque est interdite.  Le gouvernement polonais lance une chasse aux sorcières géante et aveugle. Celui de Roumanie a réhabilité l'ancien dictateur pro-nazi Antonescu…

 

Pendant ce temps, la justice italienne se prépare à prendre sa revanche sur les militants qui ont lutté les armes à la main contres les fascistes pendant les « années de plomb » en attendant l'extradition de Cesare Battisti, arrêté au Brésil par la police de Sarkozy.

 

En France même, la campagne électorale cultive une fois de plus les illusions sécuritaires, la confusion entre défense de la souveraineté nationale et nationalisme est soigneusement entretenue par la plupart des partis et par tous les grands médias, et Le Pen se réjouit ouvertement de la « lepénisation » de l'échiquier politique…

 

Les formes démocratiques bourgeoises héritées des Lumières disparaissent une à une sous la marée montante de la fascisation qui garantit la pérennité de l'exploitation du travail. Faut-il que le capitalisme se sente menacé par la colère des peuples pour avoir recours à une telle stratégie !

 

Mais les progressistes savent que,; que, même blonde, Mussolini reste Mussolini ; que, même injecté progressivement dans les appareils d'état, le fascisme reste le fascisme. Ils savent que, plus que jamais, la solidarité de classe est nécessaire pour empêcher la fascisation, et qu'elles continuera de marquer des points contre le front pourri de tous les fossoyeurs de la démocratie, de la souveraineté nationale et du progrès humain !

 

 

Les militants du (n) PCI bientôt livrés à l’Italie ?

 

« Toutes les demandes d’actes déposées par les accusés et visant à un examen complet de leurs réelles activités en France sont rejetées sans motivation raisonnable par le Juge de l’Instruction et par la Chambre de l’Accusation », dénonce le bulletin parisien du (nouveau) Parti Communiste Italien. 

 

Ces militants, régulièrement persécutés en Italie, et maintenant en France, parce que les textes qu’ils impriment ne plaisent pas aux  autorités (les procédures lancées contre eux  débouchent régulièrement sur des non-lieux, mais les incarcérations préventives à répétition qu’ils ont à subir sont une véritable peine arbitraire) ont toutes les raisons de penser qu’on prépare leur expulsion.

 

« Le Procureur de Bologne, M. Paolo Giovagnoli, a tiré la conclusion qu’au moins 30 autres personnes sont membres du (n)PCI et apparemment il est prêt à les mettre en examen et à les écrouer pour association subversive de l’état italien (art. 270bis du CP italien), explique le bulletin du (n) PCI. Le 14 février 2006 il a fait perquisitionner les domiciles de huit d’entre eux en Italie. Le délai légal (deux ans) pour la conclusion de son enquête, ouverte en septembre 2003, est largement dépassé, mais il attend avec impatience la conclusion de la procédure française : au moins quatre des ses accusés vivent en France et il devrait en demander la livraison aux Autorités Françaises. Si les Autorités Italiennes commençaient les arrestations en Italie avant que la procédure française soit terminée, et donc que Giuseppe Maj et Giuseppe Czeppel soient prêts à être livrés aux Autorités Italiennes, leur livraison deviendrait plus difficile. Voilà pourquoi M. G. Thiel et ses commanditaires sont maintenant pressés de terminer la procédure française qu’ils ont fait traîner pour plus de trois ans ».

 

 

 

Vive l’Europe de la Démocratie et des Droits de l’Homme !

Le CISC continuera de se joindre aux protestations de tous les démocrates sincères pour que cesse cette ignominie.

 

 

Belgique :

La VOKA du diable patronal chasse les sorcières ouvrières !

 

 

 

BASF a porté plainte pour « harcèlement, calomnie et atteinte à l’honneur » contre Joris Van Gorp, président du PTB d’Anvers.  Son crime : avoir distribué des tracts !  P. Vandeborne, « dir’com. » de la VOKA (réseau flamand des entreprises) demande en outre l’interdiction de distribution de tracts du PTB devant les entreprises : « Du fait que plusieurs organisations, comme le PTB, mettent les entrepreneurs au pilori et les dépeignent comme des machines à sous dévoreuses d’argent, le fossé reste très large entre travailleurs et employeurs », se lamente-t-il. Bref, il s’agit bien de criminaliser la lutte de la classe ouvrière – mais pas celle de la bourgeoisie : BASF a réalisé 6, 1 milliard d’€ de bénéfices en 2005, rappelle P. Mertens, porte-parole du PTB, qui constate que la VOKA  « recourt indûment à des qualifications pénales pour limiter le droit constitutionnel qu’est la liberté d’expression ». J. Van Gorp risque maintenant la correctionnelle

 

 

SOLIDARITE AVEC QUIM BOIX LLUCH,

victime d’une brutale interpellation à Barcelone

 

Héros de la lutte antifasciste sous le régime franquiste, Quim Boix Lluch est bien connu en France et dans les autres pays d’Europe pour son engagement sans faille en faveur de la démocratie, de la paix, du progrès social et du socialisme.

 

C’est pourquoi le CISC et les progressistes français ont appris avec indignation l’interpellation brutale et arbitraire dont ce militant valeureux a été  victime à Barcelone de la part de la police nationale agissant sur requête du patronat aéroportuaire alors que Quim prenait la défense des intérêts des passagers lésés par certaines entreprises privées du transport aérien. Non seulement la liberté d’expression a été grossièrement bafouée, mais les libertés individuelles ont été bafouées par ceux-là même qui sont théoriquement chargés de les protéger. Il est tout particulièrement scandaleux que notre camarade ait subi des violences policières relevant ni plus ni moins de la torture. Cette manière de procéder en dit long sur la survivance des méthodes franquistes au sein de la police nationale de l’Espagne « démocratique ». Le CISC interpelle les militants et les dirigeants du PSOE qui dirige actuellement l’Espagne : combien de temps tolèrerez-vous ces agissements lamentables qui menacent l’ensemble des libertés ?

 

Dans l’immédiat le CISC assure Quim Boix de sa totale solidarité.

 

A propos de la dernière Berlusconerie

« CE PELE, CE GALEUX D’OU NOUS VIENT TOUT LE MAL.... »

Les lycéens font grève, c’est la faute à Brejnev / Plus d’fric pour l’aspirine, c’est la faute à Lénine !

 

Confrontés au mécontentement massif provoqué par leur politique antisociale, désemparés par la légitime « nostalgie » des travailleurs de l’Est pour les acquis socialistes (plein emploi, logement, culture, soins médicaux et accès à l’université gratuits...) détruits par la contre-révolution, les Etats capitalistes agitent dans toute l’Europe le spectre défraîchi de l’anticommunisme et de l’antisoviétisme les plus ringards.

 

A Strasbourg, les revenants du Conseil de l’Europe viennent de voter la totalitaire motion Lindblad, qui criminalise l’histoire du communisme, amalgamant sottement l’héroïque Pays de Stalingrad au Troisième Reich pour prévenir tout regain du marxisme et diaboliser officiellement toute référence à la « lutte des classes » et à la « dictature du prolétariat ».

Dans les Pays baltes, on honore officiellement les criminels Waffen SS Lettons qui combattirent l’URSS et défendirent ensuite Hitler assiégé à Berlin par l’Armée rouge.

En Tchéquie, le pouvoir prétend interdire la Jeunesse communiste tchèque au motif que ses statuts appellent à militer pour « abolir le capitalisme » et « construire le socialisme ».

En France même, une odieuse campagne liberticide menée par des Franco-ukrainiens nostalgiques des « Blancs » et relayée par l’UMP et par le ministre UDF De Robien prétend « mettre à l’index » la prestigieuse historienne Annie Lacroix-Riz, dont le tort est d’examiner avec rigueur les archives diplomatiques et de ne pas hurler contre l’URSS à l’unisson du fascisant Courtois.

 

Cette campagne de chasse aux sorcières communistes qui en dit long sur l’essence contre-révolutionnaire de l’U.E maastrichtienne, est relayée par le gouvernement primitivement anticommuniste de Berlusconi, associé aux racistes de la Ligue lombarde et aux « post-fascistes » de Fini, le grand admirateur de Mussolini. 

 

Dans le but de contrer la montée de l’opposition italienne, pourtant fortement décaféinée du PDS (ex-PCI) rallié au super-maastrichtien Prodi, le parlement berlusconien vient de ranimer la fable grotesque de la tentative « communiste » d’assassinat de Jean Paul II : cette fois, c’est... feu Léonid Brejnev qui est accusé d’avoir fomenté l’attentat perpétré par Ali Agça. Qu’importe que la « piste bulgare », et a fortiori soviétique, ait finalement été abandonnée par la justice italienne. Qu’importe que les « nouveaux documents » sur lesquels s’appuient les députés berlusconiens soient controuvés et d’ailleurs archi-connus. Il est si facile d’accuser Brejnev, mort depuis vingt ans, de salir l’URSS, dissoute depuis 15 ans, de « mettre à l’index » feu le « KGB » avec lequel la propagande antisoviétique a épouvanté les marmots pendant quarante ans de guerre froide ! Il est si tentant d’incriminer la Russie post-soviétique dont le président (l’anticommuniste Poutine !) est un ancien du contre-espionnage, et dont le tort est de ne pas rester les bras croisés face à la tentative de l’UE, des USA et de l’OTAN d’entourer la nouvelle Russie capitaliste d’un cordon sanitaire d’ex-Républiques soviétiques militairement inféodées à l’Occident et politiquement intégrées à l’Empire euro-atlantique en formation (bientôt la « révolution orange » en Biélorussie ?).

 

Pour faire bon poids, le PRCF propose aux dirigeants occidentaux de réhabiliter à fond l’explication universelle de Berlusconi : le raz-de-marée à la Nouvelle-Orléans fut ainsi déclenché par une énorme bombe à retardement russe disposée sous les digues de Louisiane, il n’a rien à voir avec l’incurie du « performant » Bush. Le 11 novembre, c’est la vengeance de « taupes » du KGB manipulant des terroristes islamo-bolcheviks et non l’effet de l’appui US apporté pendant dix ans à Ben Laden pour déstabiliser l’Afghanistan laïque et l’Armée rouge. La grippe aviaire fond sur le monde : c’est sûrement un vi-russe concocté par les kagébistes, tout comme l’épidémie de Chikungunya, qui n’a rien à voir avec la casse des services sanitaires d’Etat décidée pour mettre en place la décentralisation à la Réunion... Brejnev a aussi manipulé Dutrou en Belgique et ce sont ses créatures qui en Inde ont refusé d’accueillir le Clémenceau ou fomenté les déboires conjugaux de Sarkozy et de « Cécilia ». A quand les chars russes sur les Champs-Elysées en cas de victoire du crypto-communiste François Bayrou ? « C’est un Russe / Egorge, Assomme, / C’est normal / Pourquoi cet homme / Avait-il un habit rouge » (p.c.c. V. Hugo).

 

de défendre au positif leur système décadent et recourent à des arguments qui sentent la naphtaline. Raison de plus pour que les jeunes et les travailleurs relancent le combat de classe et la résistance antifasciste à l’échelle de tout le continent.

 

POLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE

POSITION 3 MARS 2006

 

 

Persécutions du CP-PCI 

Le Comité Internationaliste pour la Solidarité de Classe (dont le Comité d’Honneur est co-présidé par Mumia Abu-Jamal , Margot Honecker et Henri Alleg) à pris connaissance du dossier qui nous est parvenu avec Maître Pelazza, avocat milanais comme premier signataire.

Ce dossier montre que le groupe " Comité Préparatoire (CP) du Congrès de fondation du ( nouveau) PCI " est persécuté, ses dirigeants périodiquement arrêtés, relâchés ou assignés à résidence, sans qu’aucune décision de justice n’ait été prise à leur encontre, tous les jugements ayants abouti à des non-lieux .

 Indépendamment de la ligne et des objectifs poursuivis par le CP-PCI, que le CISC n’a ni à juger ni même à connaître , -il apparaît que le but de ces persécutions est bel et bien la criminalisation du communisme, et à travers elle celle des résistances à l’ordre capitaliste et néo-libéral.

Il s’agit donc d’une menace pour les libertés de tous les citoyens, non seulement d’Italie, mais des autres pays membre de l’Union Européenne. Dans ces conditions, le CISC réclame la fin des poursuites contre cette organisation et demande qu’il soit mis fin à ces persécution indignes de pays qui se réclament de la démocratie

Pour le Bureau

Désiré Marle, Président

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Communiqué du CHSI sur la victoire du Non

UNE DEFAITE REJOUISSANTE POUR L'EUROPE DE LA CONTRE-REVOLUTION

Le CHSI, qui milite depuis longtemps contre l'Europe supranationale capitaliste, se félicite de la victoire éclatante du non à la constitution européenne, qui est aussi celle des travailleurs français et de tous les progressistes d'Europe et du monde. La constitution européenne se présentait comme le couronnement de cette intégration européenne,avec pour objectif la construction d'un  Etat supranational, non moins impérialiste, expansionniste et anti-ouvrier que les Etats-Unis d'Amérique.

Dignes héritiers des traditions frondeuses de leur peuple, les Français ont catégoriquement condamné, non seulement ce texte réactionnaire, mais l'Europe capitaliste, synonyme de casse sociale et de démantèlement des souverainetés nationales et populaires. Le CHSI se félicite de cette défaite de l'Empire européen en construction qui, né de la guerre froide antisoviétique, est porteur d'une idéologie contre-révolutionnaire, anticommuniste et ultralibérale qui creuse un peu partout le lit de l'extrême-droite.

Le CHSI appelle les travailleurs de France et d'Europe à prendre appui sur le Non français pour refuser la criminalisation du communisme qui, partie des pays baltes où le fascisme est en voie de réhabilitation et où les communistes sont en prison, a gagné la commission européenne qui s'est encore permis récemment de discuter de l'éventuelle interdiction de la faucille et du marteau sur tout le territoire de l'Union européenne! En mettant un coup d'arrêt à l'Europe capitaliste, les Français créent de meilleures conditions pour mettre un terme à la poussée contre-révolutionnaire et anticommuniste qui est le "ventre fécond'" d'où a surgi l'offensive contre les peuples.

Face à une Europe capitaliste affaiblie par le vote français, les internationalistes d'Europe ont désormais plus de moyens pour déployer la solidarité internationaliste et anti-impérialiste, contribuer à la libération des communistes emprisonnés dans les républiques baltes, soutenir les peuples en lutte contre l'impérialisme, qu'il s'agisse de Cuba socialiste, des communistes colombiens en lutte, du Venezuela bolivarien, du peuple palestinien, etc.

Ils sont également plus fort pour contrer la criminalisation du communisme qui a accompagné la contre-révolution en Union soviétique et en Europe de l'Est et a été relayé par un certain nombre d'ex-communistes en Europe de l'Ouest est un danger pour la démocratie et pour le progrès social dans toute l'Europe.


 

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 COMITE ERICH HONECKER DE SOLIDARITE INTERNATIONALISTE

 APPEL du COMITE E. HONECKER de SOLIDARITE INTERNATIONALISTE (CHSI)

11 février 2005-

Digne héritière de sa devancière de 1940, la Grande Europe du capital et de l’anticommunisme prétend interdire la faucille et le marteau, emblème du communisme et de la victoire soviétique sur le fascisme, sur tout le territoire de l’UE !

RIEN NI PERSONNE NE NOUS EMPECHERA JAMAIS D’HONORER

et d’ARBORER LA FAUCILLE ET LE MARTEAU ! Relayant les exigences totalitaires du sieur Courtois, qui est récemment intervenu devant l’assemblée de l’UEO pour obtenir la criminalisation juridique du communisme, le Conseil européen prétend examiner le 24 février une proposition de directive tendant à interdire la faucille et le marteau à l’égal de la croix gammée de sinistre mémoire ! Cette requête scélérate a été formulée par deux politiciens d’Europe de l’Est, le hongrois J. Szajer et l’ex-président lithuanien Landsberghis (qui porte une lourde responsabilité dans la répression du PC lithuanien et les discriminations de caractère xénophobe contre la population russophone de la Lituanie). Cette demande est ouvertement appuyée (sur mandat de qui ? quand les peuples d’Europe ont-ils été consultés sur un tel sujet ?) par le commissaire européen Franco Fantini, émanation du fascisant gouvernement Berlusconi.

La proposition d’interdire l’emblème ouvrier et paysan sur le territoire de l’UE révèle mieux que cent discours la nature de classe patronale, anticommuniste, contre-révolutionnaire, revancharde, anti-démocratique, liberticide et totali-taire de l’UE. Devant une telle proposition, chaque formation de gauche devra, soit réfléchir de manière critique sur la perspec-tive de plus en plus inconsistante d’une " réorientation sociale et démocratique de l’U.E. ", soit se démasquer en cautionnant cette grossière attaque contre la liberté d’expression.

L’" argumentation " de Landsberghis et Cie relève purement et simplement du négationnisme historique. Concernant le traité de non-agression soviéto-allemand, stupidement présenté comme la cause de la Seconde guerre mondiale, il faut rappeler que l’URSS a tout fait de 33 à 39 pour conclure une alliance politico-militaire avec la France et l’Angleterre afin d’encercler l’Allemagne nazie et de bloquer son expansionnisme. Les archives de tous les pays concernés témoignent que cette alliance anglo-soviéto-française fut torpillée par les " démocraties occidentales ". En fait, Hitler et Mussolini n’ont pas eu besoin du " pacte " pour aider Franco à étrangler la République espagnole, car la politique de " non intervention " de la France et la neutralité bienveillante des conservateurs anglais envers Franco a amplement suffi à celui-ci pour écraser les républicains. Hitler n’a pas eu besoin du " pacte " pour occuper la Sarre, re-militariser la Rhénanie, annexer l’Autriche, dépecer la Tchéco-slovaquie; Mussolini n’a pas eu besoin du " pacte " pour envahir l’Ethiopie et l’Albanie, car la politique munichoise des dirigeants occidentaux, consistant à laisser les mains libres à Hitler, à le tourner contre l’URSS, donnait aux chefs fascistes un feu vert permanent pour leur politique de conquête. En vérité, les bourgeoisies de l’Occident " démocratique " espéraient ouvertement que le bourreau du mouvement ouvrier allemand les débarrasserait à la fois des Soviets ouvriers et paysans, des partis communistes occidentaux et du mouvement syndical de classe (c’est l’époque où la réaction française osait déclarer " plutôt Hitler que le Front populaire "). En 39/40, le pouvoir anticommuniste français resta ainsi l’arme au pied face à l’invasion allemande (ce fut la " drôle de guerre "), tandis que les communistes français étaient visés par le décret Sérol punissant de mort l’activité communiste. Depuis 17 ans, les communistes italiens se mouraient en prison, alors que Mussolini massacrait les militants ouvriers (ce même Mussolini que le " post-fasciste " Fini, bras droit de Berlusconi, qualifiait il y a peu de " plus grand homme du 20ème siècle " !). La vérité, que de plus en plus d’historiens reconnaissent désormais, c’est que le traité soviéto-allemand fut une tentative de dernière minute pour éviter que l’ensemble du monde capitaliste ne s’unisse derrière Hitler pour écraser l’URSS… avant que Hitler ne se retourne contre ses complices munichois de la veille. La vérité, c’est que " l’esprit de Munich ", synonyme de capitulation devant le fascisme au nom de l’anticommunisme et de la réaction sociale, fut la vraie cause de la seconde guerre mondiale qui avait commencé avec l’assaut italo-allemand contre la République espagnole en juillet 1936!

 

En fait, les communistes, les premiers à être torturés et massacrés par Hitler en 1933, furent le fer de lance de la résis-tance armée au fascisme, des Brigades Internationales d’Espagne formées à l’initiative de l’Internationale Communiste aux combats de Stalingrad. Le vrai tournant de la seconde guerre mondiale, le tournant auquel nous devons notre liberté retrouvée (cette liberté aujourd’hui menacée par la Commission européenne !) eut lieu à la fin de l’été 1941, quand la guerre-éclair fut brisée, puis à Stalingrad où l’Armée rouge des ouvriers et des paysans brisa la machine de guerre allemande. Comme le rappelait loyalement De Gaulle, " les Français savent ce que la Russie soviétique a fait pour eux ; ils savent qu’elle a joué le rôle principal dans leur libération ". Ce sont les soldats et les partisans soviétiques, à la tête desquels se trouvaient les commissaires politiques communistes et les Komsomols qui ont détruit les meilleures troupes de la Wehrmacht. Et cet exploit, ils l’ont accompli sous les plis du drapeau rouge frappé du symbole ouvrier et paysan. Outre les Juifs, ce sont les Soviétiques qui ont le plus souffert de la guerre d’extermination menée par Hitler. Ils ont perdu de 25 à 28 millions de victimes civiles et militaires (sur une guerre qui a fait 50 millions de tués), exterminées par les Einsatzgruppen et. par la Wehrmacht. Des victimes dont Fantini foule aux pieds la mémoire en prétendant interdire l’emblème sous lequel ils ont souffert et vaincu pour la liberté de toute l’Europe.

 

Prétendre ainsi, comme Landsberghis et Cie, que " les Etats-Unis ont à la fois vaincu Hitler et l’URSS ", relève également du révisionnisme historique le plus pur, même si nous notons au passage un aveu remarquable : nos chasseurs de sorcières communistes reconnaissent ainsi implicitement que l’URSS n’est pas morte d’un " échec du communisme ", mais qu’elle a succombé à la longue à l’intense pression militaire et politique de l’impérialisme US. Un impérialisme US auquel les pays de l’Est libérés par l’URSS en 44/45 servent aujourd’hui honteusement de valets d’armes pour re-coloniser l’Irak ! Un impérialisme qui applaudit à la proposition Fantini (largement relayée par la Voix de l’Amérique) alors qu’il n’a jamais interdit chez lui le Ku Klux Klan et autres groupements nazis du même acabit ! En réalité, et n’en déplaise à nos étranges " historiens " européens, c’est bien le drapeau frappé du marteau et de la faucille, et non le  stars and stripes"américain, qu’un soldat rouge hissa pour finir sur le Reichstag nazi en lieu et place de l’odieuse swastika lors de la prise de Berlin par l’Armée soviétique, alors que le débarquement américain en Normandie date de juin 44 (ce qui ne nous empêche pas d’être reconnaissants envers les Américains tombés en Normandie pour notre liberté)! En fait, la victoire américaine (et Washington le reconnut alors) fut celle des centaines de divisions soviétiques opposées à la Wehrmacht (la seule semaine de la prise de Berlin coûta à l’Armée rouge autant que toutes les pertes américaines de la guerre tous fronts confondus : 300 000 morts !).

 

Dans d’autres pays d’Europe, de la France à la Yougoslavie en passant par l’Italie, les Francs-tireurs et partisans communistes furent l’épicentre de la résistance armée, et des centaines de milliers d’entre eux périrent sous les plis mêlés de leur drapeau national et du drapeau rouge du prolétariat international ! La proposition Fantini est une insulte posthume à ces héros, comme à tous ces militants célèbres ou anonymes qui, d’Aragon à Picasso, de Brecht à Ho Chi Mihn, de Nicolas Guillen à Neruda, de Sémard à Timbaud, de Langevin à Gramsci, d’Eisenstein à Alberti, de la Pasionaria à Marie-Claude Vaillant-Couturier, combattirent sans relâche pour la paix, les libertés démocratiques, l’indépendance des peuples colonisés, le progrès social, l’égalité des sexes, l’accès de tous à l’éducation, à la santé et à l’emploi. Ainsi donc la grande " Europe démocratique " interdirait la faucille et le marteau à l’instar du Chili de Pinochet, de l’Amérique de Mac Carthy et de l’Indonésie de Suharto ! Belle leçon de choses politique en vérité, et qui aurait tôt fait de se retourner contre ses auteurs en montrant aux travailleurs qui les défend vraiment contre la politique réactionnaire de l’U.E. !

En réalité la proposition Fantini est caractéristique de la fuite en avant fascisante de l’UE et de sa Commission de Bruxelles, de plus en plus peuplée d’ennemis patentés de la démocratie. L’amalgame entre nazisme et communisme pratiqué par Fantini relève d’un grossier camouflage et revient de fait, en renvoyant dos à dos le pays de Dachau et celui de Stalingrad, à réhabiliter le nazisme, ce pur produit du grand capital, tout en criminalisant le communisme, cet anti-fascisme consé-quent. En fait, dans maint pays occidental, la svastika est déjà interdite depuis longtemps (et pas à l’initiative de la Commission de Bruxelles ou de Courtois, mais de la Résistance antifasciste !), même si certains gouvernements occidentaux tolèrent ou encouragent en sous-main des partis néo-nazis, racistes et néo-fascistes. La Commission européenne vise donc exclusivement les communistes. Mais au-delà d’eux, c’est tout le mouvement ouvrier et démocratique, toute la résistance sociale aux contre-réformes maastrichtiennes, qui sont ciblés. N’oublions pas que Hitler a commencé par interdire le PC allemand, il a ensuite interdit la social-démocratie, puis les militants de tous les partis " non alignés " se sont retrouvés dans les camps. Aujourd’hui déjà, sous diverses formes, la répression anti-ouvrière, anti-jeunes, anti-immigrés, anti-syndicale, anticommuniste s’aggrave dans toute l’U.E., y compris dans notre pays à l’initiative de Sarkozy et de ses pareils. La contre-révolution à l’Est a été, dans le silence des faux démocrates, le ban d’essai de cette nouvelle chasse aux sorcières qui tend aujourd’hui à se continentaliser à la faveur de l’adhésion des pays de l’Est à l’U.E. En interdisant les symboles communistes, la grande bourgeoisie veut éradiquer tout ce qui se situe à la gauche du social-libéralisme, tout ce qui s’oppose à la pensée unique, elle veut casser le syndicalisme de classe, empêcher la renaissance du marxisme, priver de repères historiques les mouvements de lutte qui s’étendent au fur et à mesure que l’U.E. démolit l’emploi, les services publics, l’Education nationale, la Recherche, la culture, la laïcité, les acquis sociaux. En particulier, les forces patronales qui régissent l’U.E. redoutent la victoire du " non " à la constitution européenne supranationale, qui rendrait l’initiative aux travailleurs à l’échelle du continent et remettrait à l’ordre du jour la lutte pour le changement de société.

 

C’est pourquoi le CHSI invite les démocrates à s’opposer fermement aux campagnes anti-communistes et anti-soviétiques menées sans discontinuer depuis la chute du camp socialiste. Non, la disparition de l’URSS, quels qu’aient pu être les défauts de la première expérience socialiste née de la Révolution d’Octobre, n’a pas été une " avancée " pour l’humanité, mais une terrible contre-révolution qui menace désormais chez nous jusqu’à la liberté d’expression, héritée de la Révolution de 1789.

Dans ces conditions le CHSI appelle plus que jamais à voter NON à la constitution européenne. Il faut rejeter le principe même d’une constitution supranationale de l’U.E. car la proposition Fantini montre jusqu’à la caricature ce qui se passerait si, comme le prévoit le " traité constitutionnel ", les " lois européennes " édictées sans mandat ni contrôle populaire par la Commission et le Conseil européens, devenaient immédiatement exécutoires pour tous les Etats membres de l’UE, constitutionnellement privés de leur droit de veto et de leur souveraineté nationale.

Le CHSI invite les communistes et antifascistes à répondre offensivement à la proposition Fantini. Hitler n’a pas réussi à " tuer " la faucille et le marteau, ce n’est pas la Commission de Bruxelles qui y parviendra ! En défendant la liberté d’expression et le droit des militants ouvriers à s’exprimer librement, nous avons conscience de défendre la souveraineté nationale et populaire menacée de mort par le nouvel Etat impériall que veut " constituer " le projet Giscard. Rejetons l’opportunisme, qui a ouvert la voie à la répression anticommuniste en reniant la faucille et le marteau, arborons partout l’emblème des travailleurs, affichons-le sur les murs et dans chacun de nos tracts ! Si Berlusconi, Blair, Chirac, Fini, Zapatero et Schröder veulent pour cela nous traîner en justice, eh bien, chiche ! On verra qui fera le procès de qui et les travailleurs n’en feront que plus aisément la différence entre amis et ennemis ! Interpellons les jeunes et les travailleurs en lutte sur la signification de cette Europe réactionnaire et totalitaire qui n’a rien à envier à l’extrême droite en matière d’atteintes aux libertés.

Le CHSI s’adresse aux partis, groupes et mouvements qui gardent au cœur l’idéal symbolisé par la faucille et le marteau : rencontrons-nous au plus vite, réagissons ensemble offensivement et unitairement ! Interpellons les élus qui se réclament de la République ! Interpellons ceux qui, à gauche, osent encore parler d’Europe sociale, ou ceux qui ont stupidement approuvé l’adhésion à l’U.E. des régimes fascisants, cléricaux et fanatiquement anticommunistes de l’Est, et plaçons-les devant leurs responsabilités et leurs contradictions !

Le CHSI s’adresse aussi aux composantes du Mouvement communiste international. Il faut riposter vite, fort et tous ensemble en mettant de côté les querelles subalternes et les considérations " diplomatiques ".

Si nous tardons à riposter, si l’inertie et l’incrédulité l’emportent, les lendemains seront tragiques, pas seulement pour les communistes, mais pour tous les peuples. Si à l’inverse nous ripostons vite, fort et ensemble, alors non seulement l’ignoble proposition Fantini sera balayée, mais le mouvement communiste international franchira un cap important vers sa reconstruction au service de la paix, de la démocratie, du progrès social, des libertés et du socialisme.

 

Henri Alleg, président d'honneur du CHSI,

Désiré Marle, président du CHSI

Vincent Flament, Georges Gastaud, secrétaires

Gilberte Salem, militante anticolonialiste,

Georges Hage, doyen de l'Assemblée nationale,

 membre du comité d'honneur du CHSI

Annie Lacroix-Riz, historienne, spécialiste d'histoire contemporaine

 

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REFUSONS LA CONSTITUTION DE L’U.E. DU GRAND CAPITAL

EN ETAT IMPERIALISTE CONTINENTAL !

Prolongeant et aggravant les orientations réactionnaires du traité de Maastricht et des accords supranationaux qui l’ont suivi, le projet de constitution européenne est mortellement dangereux pour les travailleurs, pour les libertés démocratiques, la souveraineté des nations et, à terme, pour la paix mondiale au 21ème siècle.

C’est un projet anti-ouvrier et antisocial qui prétend graver dans le marbre d’une constitution " l’économie de marché où la concurrence est libre et non faussée ". Si cette " constitution " était adoptée, il reviendrait désormais à un Etat continental fondé d’orchestrer les délocalisations et la désindustrialisation de régions entières, la privatisation et la casse des services publics, la destruction des acquis sociaux, déjà saccagés au nom du " pacte de stabilité monétaire ". Le but proclamé de l’actuelle commission européenne n’est-il pas de faire de l’UE " l’économie la plus compétitive du monde en 2010 " (au profit de quelle classe et au prix de combien de millions de nouveaux chômeurs et de nouveaux pauvres ?).

C’est un projet antidémocratique : il serait désormais constitutionnellement interdit de s’opposer au néo-libéralisme, d’engager des changements progressistes à l’échelle de l’Europe ou même à l’échelle d’un seul pays, et a fortiori de rompre avec le capitalisme pour construire une société socialiste. Au demeurant, cette constitution rétrograde viendrait couronner l’entrée dans l’UE de dix ex-pays socialistes dans lesquels, en règle générale, le communisme est criminalisé, des militants communistes sont emprisonnés, l’activité des partis communistes est réprimée ou interdite.

C’est un projet antinational qui mettrait fin à l’indépendance et à la souveraineté, voire à l’existence et à l’unité territoriale des nations d’Europe : sur l’essentiel des décisions, sauf sur celles qui pourraient éventuellement avantager les travailleurs, la " compétence " appartiendrait désormais à l’U.E. décidant à la majorité ; aucun pays ne pourrait aller à l’encontre, y compris chez lui, de la politique néo-libérale européenne. Les cultures nationales, les langues nationale et la diversité culturelle en Europe seraient lourdement menacées par la volonté à peine déguisée des eurocrates de faire de l’anglais la langue de communication unique en Europe, de l’imposer partout comme première langue étrangère dès l’école primaire et d’uniformiser partout les mœurs, les coutumes et les modes de vie pour " unifier le grand marché " européen dans le cadre de la mondialisation capitaliste.

 

C’est un projet impérialiste et militariste. D’une part, le texte élaboré par Giscard d’Estaing oblige chaque pays à accroître ses dépenses militaires. L’armée européenne, très clairement conçue pour frapper à l’extérieur du territoire de l’UE ou pour réprimer des troubles sociaux dans l’U.E., serait intégrée à l’OTAN. A terme, quand l’U.E. serait construite en tant qu’Europe Puissance, il faut s’attendre à ce que l’impérialisme européen finisse par s’opposer aux USA pour s’emparer des ressources naturelles et des autres sources de profit existant de par la planète. D’ores et déjà, l’UE se livre à un véritable " Drang nach Osten " (" poussée vers l’Est " de sinistre mémoire) en satellisant et/ou en démantelant les ex-pays socialistes (RDA, ex-URSS, Europe de l’Est, ex-Yougoslavie, Géorgie dernièrement, Ukraine en ce moment même, Roumanie dans un avenir proche ?) dans le but d’isoler la Russie, de l’encercler, et de (re-) coloniser l’Europe de l’Est, le Caucase et les pays de la CEI, sans hésiter à y semer la guerre civile pour mieux les diviser et ainsi, les contrôler.

C’est un projet contre-révolutionnaire : d’une part, cette constitution sera compatible avec l’accueil dans l’U.E. des régimes fascisants des pays baltes, où l’on inaugure des monuments à la gloire des Waffen SS, où des dirigeants communistes injustement condamnés sont maintenus en prison après l’expiration de leur peine. Compatible également avec le cléricalisme et l’anticommunisme institutionnels de la Pologne; ce n’est d’ailleurs pas seulement le communisme qui est implicitement mis au ban de la constitution européenne, mais, concernant la France, cette " constitution " mettrait fin, non seulement au droit du travail et à l’essentiel des libertés syndicales, des conventions collectives et des statuts nationaux, mais elle porterait un coup mortel aux avancées démocratiques liées à la Révolution de 1789 et à ses développements ultérieurs : laïcité de l’école et de l’Etat (la constitution parle de " l’héritage religieux de l’Europe " et, dans cette perspective, le leader ultra-réactionnaire Sarkozy veut supprimer la loi de 1905 instituant la séparation de l’Eglise et de l’Etat), unité et indivisibilité de la République (remplacée par l’Europe des régions et la " décentralisation "), souveraineté du peuple (notion totalement ignorée par le " projet constitutionnel ").

S’agissant d’une intégration européenne synonyme de A à Z de capitalisme et d’impérialisme, il est donc mensonger d’accréditer l’idée d’une " Europe sociale et pacifique " qui restera une utopie aussi longtemps que les peuples, tous ensemble ou successivement, n’auront pas rompu avec l’UE du capital et repris ensemble la route du socialisme.

Le CHSI appelle donc tous les communistes, anti-impérialistes et antifascistes à se mobiliser sans perdre un instant pour battre la constitution de l’Etat impérialiste européen en liant la victoire du NON aux luttes sociales et politiques pour le progrès social, l’emploi, la paix et la démocratie.

Communiqué du 1er décembre 2004-

Désiré Marle, Georges Gastaud, Vincent Flament, Stéphane Dubois

 

TERRORISME ET RESISTANCE
Qui résiste, et contre qui ?

Commentant les attentats qui ont ensanglanté la capitale britannique, un hebdomadaire français à grand tirage titrait en Une : " Londres résiste "... " Depuis son engagement en Irak auprès des force américaines, le gouvernement britannique travaille à l'éventualité, qu'il a toujours jugée " inévitable ", d'un attentat terroriste contre les intérêts britanniques dans le monde et sur son sol ".,.

La presse française a préféré insister sur le .flegme britannique qu'étaler le sang des victimes " (La Vie du 13 juillet 2005).

 

Et voilà la résistance réduite au " flegme britannique "

 

Mais qui donc résiste ?

Ceux qui subissent les conséquences des choix politiques de Tony Blair – le plus fidèle auxiliaire de l'impérialisme américain – ou ceux qui luttent, à Cuba, en Irak ou en Palestine, pour l'indépendance de leur peuple ?

Certes, il ne saurait être pour nous question de légitimer les attentats qui frappent volontairement des civils innocents, ni de cautionner le fanatisme religieux dont se réclament les intégristes de tous bords. Quelles qu'en soient les motivations, nous assimilons ces crimes aux sinistres listes d'otages fusillés qui s'affichaient sur nos murs, en représailles d'actes de résistance, sous l'occupation nazie. Le terrorisme était alors du côté de l'occupant, de l'oppresseur. La résistance, celle, est aujourd'hui du côté des révolutionnaires cubains qui tiennent tête à l'Oncle Sam, des combattants irakiens et palestiniens en lutte pour la libération de leur peuple, comme elle était hier du côté des résistants français, italiens, yougoslaves...

 

Et même s'il arrive qu'il y ait dans leurs rangs des auteurs d'actes terroristes, la cause pour laquelle ils se battent n'en demeure pas moins juste sont du bon côté de la barricade. Ceux qui tombent de l'autre côté sont des victimes souvent innocentes. Ils ne seront jamais des " résistants ", parce qu'il faut savoir qui résiste, contre qui, et à quel prix.

Bagdad résiste, au prix de victimes quotidiennes que nos journaux rapportent souvent comme de simples faits divers. Gaza résiste. La Havane résiste.

Londres a subi. Nous respectons les victimes. Nous sommes solidaires des résistants.

 

(SDC N°51 SEPT 2005)

 

 

 

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